hier, avant dernière séance de préparation à la naissance
par l'hypnose
j'apporte dans un petit sac des repères pour cette naissance
le nouveau petit bonnet en coton bio destiné à ce petit bébé-ci
un T-shirt à encolure très large (élastique même) pour nous habiller ensemble et faire du peau à peau à volonté
hors de question que je lui enfile le moindre pyjama ou autre chemisette!
je veux le renifler, enfoncer mon nez dans ses cheveux
(mes bébés sont généralement chevelus, cheveux noirs, longs, bébés de quatre kilos environ
alors ce sera le petit bonnet qui permet quand-même de renifler le bébé
(comment je vais faire???)
le bonnet, c'est parce que la tête est une zone par laquelle le bébé perd beaucoup d'énergie (température)
je dois encore ajouter à mon petit sac le bandeau de portage pour préma
je ne fais pas un préma, c'est raté, encore une fois! ouf!
mais ça ira tout de même quelques semaines
ses mini couches lavables taille zéro doivent encore arriver par la poste
mais je ne sais pas vraiment s'il va beaucoup les mettre, mon bébé
si jamais je perçois ses "signaux," je l'emmènerai au-dessus du lavabo
et puis, c'est l'été...
dans le petit sac, j'ai aussi un pagne (ou plutôt un Slendang de Malaysie)
un cadeau de mon frère
je vais l'utiliser pour faire du peau à peau dans le dos
parce que ma copine, elle vient d'essayer ça avec son tout nouveau bébé
et que ça donne des tas de sensations qu'on n'a pas en écharpe sur le dos
l'écharpe est tellement longue qu'on la règle rarement aussi tendue qu'un pagne
y a pas de secret!
non, je n'ai pas peut d'écraser mes seins
après treize ans et demi d'allaitement, ils sont déjà, disons, genre "africain"
ça ne va pas les écrabouiller de beaucoup
ils seront toujours comme avant: une chtite "montée de lait" juste pour dire, à partir du troisième jour, et retour à la forme chewing-gum après quelques semaines maximum
de ce chewing gum dans lesquels les enfants adorent jouer gaiement avec leurs chtites menotes
et va que je te triture dans un sens
et va que je te triture dans l'autre
et que je tète allègrement quand ça me chante, cinq fois dans l'heure si l'idée m'en passe par la tête
priorité absolue à bébé qui a envie de téter, sauf extrême urgence
c'est à dire très très rarement
les enfants sont du genre à me dire "mais maman, tu vois bien qu'il veut téter! dépêche-toi" dans les très rares cas où je n'ai pas encore dégainé
et que j'échange un regard coquin avec le grand-frère qui tète à côté
c'est qui celui-là?
c'est Nic ou Justin?
ah! Nic se réveille
je reviens lorsque j'aurai un moment
cher blog!
Wednesday, July 06, 2005
Tuesday, July 05, 2005
mon nid
je fais mon nid: ma chambre est désormais prête pour la naissance de mon petit
dans quelques jours, une jolie salle de bains pourra aussi l'accueillir
s'il a plutôt envie d'y voir le jour
couleurs chaudes et froides
sol doux
parois boisées
j'aime penser que je ne me fais pas de programme précis dans la tête pour cette septième naissance qui approche
sept fois naître... waouw !!!
je rajeunis un peu plus chaque fois!
ne plus se faire de film: je serai dans l'eau, dans les bulles, sur mon joli tabouret de naissance ou... suspendue à mon écharpe...
peu importe!
je n'ai pas besoin de savoir à l'avance de quoi j'aurai envie ce jour-là
dans dix jours ou dans un mois...
dans quelles positions j'aurai envie de me mettre
de bouger
qui sera près de moi pour poser ses mains chaudes au creux de mes reins
je crois bien que je cesserai de répondre au téléphone à un moment
quand je saturerai
ce sera peut-être un signe que je suis prête
je cesserai d'écrire
peut-être
ou de répondre à des mails sur des sujets externes à cette aventure
je rentrerai en moi
déjà
ma respiration se fait très courte
je ne peux manger qu'une petite tartine à la fois
j'aime aller nager
ou aller à une séance de préparation par l'hypnose
là, j'ai appris à sourire pendant la détente
apprendre à sourire, bouger mon visage, vérifier qu'il est détendu
un apprentissage pour la vie
surtout, ne plus le laisser pendre, inerte!
souvent, ma petite fille s'inquiète parce que je relâche mon visage
elle craint que, tout à coup, ça n'aille pas
je lui explique que je suis relâchée, tout simplement
j'aimerais découvrir l'art du relâchement AVEC le sourire
l'art de donner la vie en souriant
et l'art de mourir le sourire aux dents
j'aimerais tuer en moi ce pessimisme qui m'assaille si souvent
je suis intoxiquée
tant pis pour moi
je ne souhaite pas
que mes enfants assistent à ce pessimisme
qui me fait laisser tomber les bras
parfois
qui fait que je n'ai plus confiance
en personne
à la sortie du désert
on compte ses vrais amis
sur les doigts d'une main
et la famille s'en trouve
tout à coup
terriblement rétrécie
une traversée du désert
chaque grossesse en est un peu une
à chaque début de grossesse
je dois accuser le coup
le désintérêt croissant de personnes
que j'aimais
pour mes petits qui arrivent
le mépris
les regards froids
les "quand vas-tu reprendre un vrai travail?"
ou
"tu ne vas plus pouvoir faire ce que tu faisais avant, maintenant?"
et puis
"je suppose que tu ne travailles pas, avec autant d'enfants"
non, je bosse juste un peu le jour
et puis aussi la nuit
quand tout est calme
que le téléphone a terminé de sonner
quand le boulot "extérieur" est fini
je fais des projets fous
je ne peux pas m'en empêcher
je suis triste
des jugements qui m'esseulent
du mépris
parce que je n'ai pas choisi
un chemin que tout le monde comprend
parce que je n'ai pas une carrière
"bien sous tous rapports"
on me dit que je fais des délinquants
(en parlant de mes enfants)
mais les personnes qui osent me dire cela
ne les connaissent pas
ne les aiment pas
on ne comprend pas
que l'enfant puisse intervenir
dans une décision importante
qui le concerne
on me dit
que je leur laisse tout faire
on les rabroue
"en famille"
dans le but avoué
(il faut oser!!!)
de leur enseigner
la "politesse"
est-ce que c'est cela,
une famille?
grand-mère a à peine
tourné le dos
les souris dansent
les rats chantent et
ont tôt fait de pousser
par-dessus bord
les petits canards
trop sensibles
aux yeux du monde
bien mis
propret
les vilains petits canards
qui cherchent leur voie
je n'en peux plus
de faire
des efforts
pour des personnes
qui
d'avance
me méprisent
qui détiennent
La Vérité
qui prétendent
vous l'asséner
de préférence
dans les moments délicats
lorsque la douleur
devrait inviter
au silence
les "professionnels de l'éducation"
auto-proclamés
empêcheurs
de jouer
en dehors du lot
alors
il y a
le sourire
qui s'est envolé
mais qui est bien là
au fond de moi
le rire fabuleux de ma tante malade
le sourire aimant
débordant de plaisir
d'un grand-père
contemplant
écoutant
parlant à
ses petits-enfants
ou encore
les choses que
ma grand-mère
disait à d'autres
dans mon dos
à mon sujet:
en face
elle me disait:
"c'est comique,
comme tu t'occupes de tes enfants"
et dans mon dos,
elle disait du bien de moi
que je rapprenais
longtemps après
je préfère vivre avec
dans le coeur
le souvenir de personnes
aimantes
que de tâcher de
plaire
à des personnes
qui ne sourient qu'une fois sur six
qui aiment
par-dessus tout
le chic
les apparences
peut-être
un jour
saisiront-elles
qu'il y a de la vie
sous la surface
quelqu'un
sous la peau
d'un visage
autre chose
dans un enfant
qu'un galopin
à dresser
rabrouer
et
surtout
surtout
ne pas écouter
nier
nier
nier
son ressenti
puisqu'on a nié le leur
et que
c'est évident
ils n'en sont pas
morts
eux
alors ceux-ci
n'ont qu'à encaisser
le non-amour
que l'on nomme
amour
la non-tendresse
que l'on ne nomme pas
on ne connait pas ce vocabulaire-là
on n'en a pas besoin
voyons
quand on vit toute l'année
dans un paysage de neige
on en apprend toutes les nuances
on en connait toutes les facettes
et des dizaines de vocables
naissent et dansent
dans la bouche
de ceux qui vivent là
quand on ne connait pas
e nuances
dans la tendresse
on n'a pas de mots pour ça
je n'ai plus la force
de jouer
ce jeu-là
dans quelques jours, une jolie salle de bains pourra aussi l'accueillir
s'il a plutôt envie d'y voir le jour
couleurs chaudes et froides
sol doux
parois boisées
j'aime penser que je ne me fais pas de programme précis dans la tête pour cette septième naissance qui approche
sept fois naître... waouw !!!
je rajeunis un peu plus chaque fois!
ne plus se faire de film: je serai dans l'eau, dans les bulles, sur mon joli tabouret de naissance ou... suspendue à mon écharpe...
peu importe!
je n'ai pas besoin de savoir à l'avance de quoi j'aurai envie ce jour-là
dans dix jours ou dans un mois...
dans quelles positions j'aurai envie de me mettre
de bouger
qui sera près de moi pour poser ses mains chaudes au creux de mes reins
je crois bien que je cesserai de répondre au téléphone à un moment
quand je saturerai
ce sera peut-être un signe que je suis prête
je cesserai d'écrire
peut-être
ou de répondre à des mails sur des sujets externes à cette aventure
je rentrerai en moi
déjà
ma respiration se fait très courte
je ne peux manger qu'une petite tartine à la fois
j'aime aller nager
ou aller à une séance de préparation par l'hypnose
là, j'ai appris à sourire pendant la détente
apprendre à sourire, bouger mon visage, vérifier qu'il est détendu
un apprentissage pour la vie
surtout, ne plus le laisser pendre, inerte!
souvent, ma petite fille s'inquiète parce que je relâche mon visage
elle craint que, tout à coup, ça n'aille pas
je lui explique que je suis relâchée, tout simplement
j'aimerais découvrir l'art du relâchement AVEC le sourire
l'art de donner la vie en souriant
et l'art de mourir le sourire aux dents
j'aimerais tuer en moi ce pessimisme qui m'assaille si souvent
je suis intoxiquée
tant pis pour moi
je ne souhaite pas
que mes enfants assistent à ce pessimisme
qui me fait laisser tomber les bras
parfois
qui fait que je n'ai plus confiance
en personne
à la sortie du désert
on compte ses vrais amis
sur les doigts d'une main
et la famille s'en trouve
tout à coup
terriblement rétrécie
une traversée du désert
chaque grossesse en est un peu une
à chaque début de grossesse
je dois accuser le coup
le désintérêt croissant de personnes
que j'aimais
pour mes petits qui arrivent
le mépris
les regards froids
les "quand vas-tu reprendre un vrai travail?"
ou
"tu ne vas plus pouvoir faire ce que tu faisais avant, maintenant?"
et puis
"je suppose que tu ne travailles pas, avec autant d'enfants"
non, je bosse juste un peu le jour
et puis aussi la nuit
quand tout est calme
que le téléphone a terminé de sonner
quand le boulot "extérieur" est fini
je fais des projets fous
je ne peux pas m'en empêcher
je suis triste
des jugements qui m'esseulent
du mépris
parce que je n'ai pas choisi
un chemin que tout le monde comprend
parce que je n'ai pas une carrière
"bien sous tous rapports"
on me dit que je fais des délinquants
(en parlant de mes enfants)
mais les personnes qui osent me dire cela
ne les connaissent pas
ne les aiment pas
on ne comprend pas
que l'enfant puisse intervenir
dans une décision importante
qui le concerne
on me dit
que je leur laisse tout faire
on les rabroue
"en famille"
dans le but avoué
(il faut oser!!!)
de leur enseigner
la "politesse"
est-ce que c'est cela,
une famille?
grand-mère a à peine
tourné le dos
les souris dansent
les rats chantent et
ont tôt fait de pousser
par-dessus bord
les petits canards
trop sensibles
aux yeux du monde
bien mis
propret
les vilains petits canards
qui cherchent leur voie
je n'en peux plus
de faire
des efforts
pour des personnes
qui
d'avance
me méprisent
qui détiennent
La Vérité
qui prétendent
vous l'asséner
de préférence
dans les moments délicats
lorsque la douleur
devrait inviter
au silence
les "professionnels de l'éducation"
auto-proclamés
empêcheurs
de jouer
en dehors du lot
alors
il y a
le sourire
qui s'est envolé
mais qui est bien là
au fond de moi
le rire fabuleux de ma tante malade
le sourire aimant
débordant de plaisir
d'un grand-père
contemplant
écoutant
parlant à
ses petits-enfants
ou encore
les choses que
ma grand-mère
disait à d'autres
dans mon dos
à mon sujet:
en face
elle me disait:
"c'est comique,
comme tu t'occupes de tes enfants"
et dans mon dos,
elle disait du bien de moi
que je rapprenais
longtemps après
je préfère vivre avec
dans le coeur
le souvenir de personnes
aimantes
que de tâcher de
plaire
à des personnes
qui ne sourient qu'une fois sur six
qui aiment
par-dessus tout
le chic
les apparences
peut-être
un jour
saisiront-elles
qu'il y a de la vie
sous la surface
quelqu'un
sous la peau
d'un visage
autre chose
dans un enfant
qu'un galopin
à dresser
rabrouer
et
surtout
surtout
ne pas écouter
nier
nier
nier
son ressenti
puisqu'on a nié le leur
et que
c'est évident
ils n'en sont pas
morts
eux
alors ceux-ci
n'ont qu'à encaisser
le non-amour
que l'on nomme
amour
la non-tendresse
que l'on ne nomme pas
on ne connait pas ce vocabulaire-là
on n'en a pas besoin
voyons
quand on vit toute l'année
dans un paysage de neige
on en apprend toutes les nuances
on en connait toutes les facettes
et des dizaines de vocables
naissent et dansent
dans la bouche
de ceux qui vivent là
quand on ne connait pas
e nuances
dans la tendresse
on n'a pas de mots pour ça
je n'ai plus la force
de jouer
ce jeu-là
Sunday, November 28, 2004
ce petit garçon-là
ce petit garçon-là
est arrivé
avec un sourire fin
et de petits yeux vifs
mon quatrième enfant
premier bébé porté
ce petit garçon-là
a des histoires dans sa tête
des bonhommes
des câlins
des tas de gros baisers
ce petit garçon-là
n'est pas manipulable
le lien n'est pas coupé
qui le relie à lui
à ses sens
à son corps
il écoute son coeur
son appétit
il est vrai
petit cadeau
sourire en coin
est arrivé
avec un sourire fin
et de petits yeux vifs
mon quatrième enfant
premier bébé porté
ce petit garçon-là
a des histoires dans sa tête
des bonhommes
des câlins
des tas de gros baisers
ce petit garçon-là
n'est pas manipulable
le lien n'est pas coupé
qui le relie à lui
à ses sens
à son corps
il écoute son coeur
son appétit
il est vrai
petit cadeau
sourire en coin
tu souris
enfant
tout contre moi
tu m'accompagnes
je vais avec toi
tu as eu mal
avec moi
aujourd'hui
tu souris enfin
te voilà détendu
tu fais confiance
tu entends
nous t'aimons
joie
toi
tout contre moi
lové
toi si grand
visage
ouvert
en paix
un autre souffle
tout contre moi
tu m'accompagnes
je vais avec toi
tu as eu mal
avec moi
aujourd'hui
tu souris enfin
te voilà détendu
tu fais confiance
tu entends
nous t'aimons
joie
toi
tout contre moi
lové
toi si grand
visage
ouvert
en paix
un autre souffle
une mère s'est tue
une mère s'est tue
elle ne parlait pas
elle a cessé de vivre
elle qui veillait sans cesse
sur une maison, sur des gens
sur la nourriture à servir à ces gens
qui faisaient sa famille
le lien par l'estomac
est bien fin quelquefois
raffiné et fragile
lorsque les fourneaux se trouvent démunis
et que les convives s'empressent d'être désunis
qui les réunira autour d'un grand banquet
les enfants qui ont faim
qui aimeraient aimer
qui se sont résignés à ne pas recevoir les caresses qu'un enfant attend
quel qu'il soit
sans qu'il s'agisse là d'une rétribution pour un comportement gentil
ou des coups pour un comportement méchant
un enfant est un coeur
une maman est un coeur
un papa est un coeur
parfois, l'amour passe par l'estomac
et après les agapes
on ne se parle pas
une mère courage
qui toujours souriait
coquette
attentionnée
présente
et
discrète
une mère
blessée
qui disait
"je n'ai pas souffert"
qui disait
"je n'ai pas crié"
et puis qui se taisait
une mère
à qui l'on a pris son enfant
sans que ni lui ni elle ne comprennent pourquoi
est partie rejoindre sa maman
source d'inspiration pour la tendresse
qu'elle a pu prodiguer
ici bas
à ses enfants
ses petits enfants
le statut de grand-mère autorise peut-être à être plus expansive au niveau du corps
quand enfin on renonce à éduquer et que l'on s'autorise simplement à AIMER
personne ne peut plus te prendre aucun de tes enfants
désormais
et tu peux enfin libérer ton coeur
tu peux pleurer
tu peux parler
dis
tu peux parler
là-bas
n'aie plus peur
elle ne parlait pas
elle a cessé de vivre
elle qui veillait sans cesse
sur une maison, sur des gens
sur la nourriture à servir à ces gens
qui faisaient sa famille
le lien par l'estomac
est bien fin quelquefois
raffiné et fragile
lorsque les fourneaux se trouvent démunis
et que les convives s'empressent d'être désunis
qui les réunira autour d'un grand banquet
les enfants qui ont faim
qui aimeraient aimer
qui se sont résignés à ne pas recevoir les caresses qu'un enfant attend
quel qu'il soit
sans qu'il s'agisse là d'une rétribution pour un comportement gentil
ou des coups pour un comportement méchant
un enfant est un coeur
une maman est un coeur
un papa est un coeur
parfois, l'amour passe par l'estomac
et après les agapes
on ne se parle pas
une mère courage
qui toujours souriait
coquette
attentionnée
présente
et
discrète
une mère
blessée
qui disait
"je n'ai pas souffert"
qui disait
"je n'ai pas crié"
et puis qui se taisait
une mère
à qui l'on a pris son enfant
sans que ni lui ni elle ne comprennent pourquoi
est partie rejoindre sa maman
source d'inspiration pour la tendresse
qu'elle a pu prodiguer
ici bas
à ses enfants
ses petits enfants
le statut de grand-mère autorise peut-être à être plus expansive au niveau du corps
quand enfin on renonce à éduquer et que l'on s'autorise simplement à AIMER
personne ne peut plus te prendre aucun de tes enfants
désormais
et tu peux enfin libérer ton coeur
tu peux pleurer
tu peux parler
dis
tu peux parler
là-bas
n'aie plus peur
périnée
mon périnée
mon cher
deux fois coupé
quatre fois ouvert tout seul comme un grand
deux fois couché
quatre fois en mouvement comme on le sentait, toi et moi
deux fois rasé
quatre fois pas rasé!
deux fois là-bas
quatre fois chez moi
petite porte précieuse qui supportes mes jours
mon rire
ma respiration
mon chant
qui tonifies ma vie
qu'elle est douce la main qui se pose contre toi pour nous aider lorsque nous mettons au monde mon enfant
qu'elle est douce l'eau chaude qui nous aide à nous détendre lorsque le grand massage fait descendre l'enfant
qu'elle est douce ta musique lorsque nous vibrons de plaisir
périnée
j'ai encore besoin de toi
longtemps
mon cher
deux fois coupé
quatre fois ouvert tout seul comme un grand
deux fois couché
quatre fois en mouvement comme on le sentait, toi et moi
deux fois rasé
quatre fois pas rasé!
deux fois là-bas
quatre fois chez moi
petite porte précieuse qui supportes mes jours
mon rire
ma respiration
mon chant
qui tonifies ma vie
qu'elle est douce la main qui se pose contre toi pour nous aider lorsque nous mettons au monde mon enfant
qu'elle est douce l'eau chaude qui nous aide à nous détendre lorsque le grand massage fait descendre l'enfant
qu'elle est douce ta musique lorsque nous vibrons de plaisir
périnée
j'ai encore besoin de toi
longtemps
silence
endormi sur mes cuisses
tandis que je travaille
tu tètes doucement
je crois bien que tu dors
nous sommes branchés
très souvent
ohlala!
la fusion, l'innommable
j'exagère
j'ai un problème
que sont tous ces regards
qui craignent la tendresse?
moi, je ne la crains pas.
je fais le plein
ma peau eut souvent faim.
mon coeur eut souvent peur.
mon esprit souvent ne comprit pas
ce que l'autre voulait
ce que l'autre proposait
car moi j'avais faim
et lorsqu'on a faim,
on ne pense pas bien.
on survit
on cherche nourriture
on ne sait même pas
où l'on peut la trouver
toucher
je ne te connaissais pas
je ne me connaissais pas
je n'existais pas
j'étais transparente
je cherchais
de l'appréciation
la trouvais
la perdais
la peur m'envahissait
de perdre toute valeur
puisqu'on n'aimait plus mon corps et mon coeur
toucher
toucher
toucher
sain
j'ai cessé de survivre
j'ai cessé de chercher la nourriture du corps
je panse mes plaies, lentement
mon corps a enfin une image
belle
dans ma tête
mon corps vit
mes hormones dansent sans fin
les vraies - c'est moi qui les fais!
et j'accouche d'êtres qui
je l'espère
vivent
et non
survivent
nous nous touchons
nous osons
n'avons pas peur
du corps de l'autre
nous existons
en douceur
en profondeur
légèrement
en mouvement
tout doucement
nous apprenons
un sens
une sensation
autre que la peur
autre que la douleur du vide
les bras
l'enveloppe
la chaleur
l'odeur
de toi
l'odeur de moi
ta voix
ton regard
tandis que je travaille
tu tètes doucement
je crois bien que tu dors
nous sommes branchés
très souvent
ohlala!
la fusion, l'innommable
j'exagère
j'ai un problème
que sont tous ces regards
qui craignent la tendresse?
moi, je ne la crains pas.
je fais le plein
ma peau eut souvent faim.
mon coeur eut souvent peur.
mon esprit souvent ne comprit pas
ce que l'autre voulait
ce que l'autre proposait
car moi j'avais faim
et lorsqu'on a faim,
on ne pense pas bien.
on survit
on cherche nourriture
on ne sait même pas
où l'on peut la trouver
toucher
je ne te connaissais pas
je ne me connaissais pas
je n'existais pas
j'étais transparente
je cherchais
de l'appréciation
la trouvais
la perdais
la peur m'envahissait
de perdre toute valeur
puisqu'on n'aimait plus mon corps et mon coeur
toucher
toucher
toucher
sain
j'ai cessé de survivre
j'ai cessé de chercher la nourriture du corps
je panse mes plaies, lentement
mon corps a enfin une image
belle
dans ma tête
mon corps vit
mes hormones dansent sans fin
les vraies - c'est moi qui les fais!
et j'accouche d'êtres qui
je l'espère
vivent
et non
survivent
nous nous touchons
nous osons
n'avons pas peur
du corps de l'autre
nous existons
en douceur
en profondeur
légèrement
en mouvement
tout doucement
nous apprenons
un sens
une sensation
autre que la peur
autre que la douleur du vide
les bras
l'enveloppe
la chaleur
l'odeur
de toi
l'odeur de moi
ta voix
ton regard
tomber en amour
quand tu tètes
quand tu me parles
quand tu bouges
quand tu es
quand tu ris
je tombe en amour avec toi
toi tu t'en vas
c'est bien
quand tu me parles
quand tu bouges
quand tu es
quand tu ris
je tombe en amour avec toi
toi tu t'en vas
c'est bien
petit singe sur moi
Non, je n'ai pas de poils partout
tu ne peux t'y accrocher
pourtant, tu es là
fort comme un athlète
et tu n'as que deux ans
tes cuisses si musclées qu'elles pincent ma hanche
tes doigts tendus, tu fais ce que tu veux
tu m'appelles Maman
je t'appelle Toi
mon amour
petit coeur
dans ton corps
tu es grand
grand comme moi
toi qui grimpes sur moi, quand tu veux
je ne suis là que pour que des petits enfants me grimpent dessus
pour qu'ils s'accrochent à la vie
me dépassent
s'envolent
de tout leur corps
de tout leur coeur caressé
rarement tapé
et si parfois j'ai tapé
je redonne mille caresses
mille bises
mille oreilles
et me décide en moi de ne plus jamais taper
ce lui que j'aime
au plus profond de mon coeur
et qui part
et qui vole
et qui chante
et qui rit
et qui crie
chacun à sa manière
chacun son appétit
chacun ses envies
chacun ses délires
chacun ses fou rires
que c'est bon d'être entourée d'enfants
et de les voir vivre
que c'est bon d'écouter leurs histoires
et de les laisser manger
chacun ce dont il a besoin
ce que je ne peux sentir
n'étant pas lui, pas elle
elle ou lui n'étant pas moi
nous sommes
les uns avec les autres
en dynamique
en chaos
en désordre
en ordre
en mouvement constant
sommes-nous faits, vraiment, pour vivre dans des maisons immobiles remplis de ces objets dont il faut prendre soin? que faisons-nous de tous nos muscles, de tous nos membres? jouons-nous de temps en temps?
tu ne peux t'y accrocher
pourtant, tu es là
fort comme un athlète
et tu n'as que deux ans
tes cuisses si musclées qu'elles pincent ma hanche
tes doigts tendus, tu fais ce que tu veux
tu m'appelles Maman
je t'appelle Toi
mon amour
petit coeur
dans ton corps
tu es grand
grand comme moi
toi qui grimpes sur moi, quand tu veux
je ne suis là que pour que des petits enfants me grimpent dessus
pour qu'ils s'accrochent à la vie
me dépassent
s'envolent
de tout leur corps
de tout leur coeur caressé
rarement tapé
et si parfois j'ai tapé
je redonne mille caresses
mille bises
mille oreilles
et me décide en moi de ne plus jamais taper
ce lui que j'aime
au plus profond de mon coeur
et qui part
et qui vole
et qui chante
et qui rit
et qui crie
chacun à sa manière
chacun son appétit
chacun ses envies
chacun ses délires
chacun ses fou rires
que c'est bon d'être entourée d'enfants
et de les voir vivre
que c'est bon d'écouter leurs histoires
et de les laisser manger
chacun ce dont il a besoin
ce que je ne peux sentir
n'étant pas lui, pas elle
elle ou lui n'étant pas moi
nous sommes
les uns avec les autres
en dynamique
en chaos
en désordre
en ordre
en mouvement constant
sommes-nous faits, vraiment, pour vivre dans des maisons immobiles remplis de ces objets dont il faut prendre soin? que faisons-nous de tous nos muscles, de tous nos membres? jouons-nous de temps en temps?
pas d'envie particulière
Je ne rêvais pas
j'étais allongée
après une nuit
blanche
à l'hôpital
je me tordais
en tous sens
j'étais entourée
d'inconnus
en blouse blanche
qui m'ont dit
qu'ils faisaient tout
pour ne pas avoir
à c o u p e r
pour laisser passer
ce bébé
pas assez dans la moyenne
un peu gros
pour un premier
bébé provoqué
bébé d'amour
tant désiré
grossesse cachée
parce que
grands parents pas prêts
à me voir grandir
professionnels
pas prêts
à me voir accoucher
de ce joli bébé
de moi-même
innocence
insouciance
souffrance
je n'ai pas pu m'asseoir pendant trois semaines
je l'ai allaité trois ans
j'ai eu terriblement peur d'être à nouveau enceinte pendant des mois
la douleur d'être seul
le soutien d'un jeune papa aimant
compagnon et papa sensible qui le cache tant
Merci aux personnes qui sont tendres avec les jeunes et les futures mamans et papas.
j'étais allongée
après une nuit
blanche
à l'hôpital
je me tordais
en tous sens
j'étais entourée
d'inconnus
en blouse blanche
qui m'ont dit
qu'ils faisaient tout
pour ne pas avoir
à c o u p e r
pour laisser passer
ce bébé
pas assez dans la moyenne
un peu gros
pour un premier
bébé provoqué
bébé d'amour
tant désiré
grossesse cachée
parce que
grands parents pas prêts
à me voir grandir
professionnels
pas prêts
à me voir accoucher
de ce joli bébé
de moi-même
innocence
insouciance
souffrance
je n'ai pas pu m'asseoir pendant trois semaines
je l'ai allaité trois ans
j'ai eu terriblement peur d'être à nouveau enceinte pendant des mois
la douleur d'être seul
le soutien d'un jeune papa aimant
compagnon et papa sensible qui le cache tant
Merci aux personnes qui sont tendres avec les jeunes et les futures mamans et papas.
instants
cris cris cris cris cris cris cris cris cris
pleurs rires pleurs joie pleurs j'aime pleurs
détente détente détente détente
M a s s a g e...
enfin
ça repart. . .
pleurs rires pleurs joie pleurs j'aime pleurs
détente détente détente détente
M a s s a g e...
pas de message, aucun!
silence
enfin
ça repart. . .
envie
D'où vient-elle?
Très tôt, je l'ai sentie
l'envie
d'être
maman
pas d'être
mère
je le suis
devenue
chaque jour
mes enfants
me transforment
me marquent
me travaillent
me dérangent
me touchent
me font rire
m'énervent
me tètent
me massent
me disent
Maman
viens, maman
maman, il n'a pas voulu me laisser jouer avec son truc
maman, je ne trouve pas ceci
maman, je ne sais pas dormir
maman, j'ai envie de dormir avec toi
viens, mon petit coeur
je t'aime
la journée est finie
Très tôt, je l'ai sentie
l'envie
d'être
maman
pas d'être
mère
je le suis
devenue
chaque jour
mes enfants
me transforment
me marquent
me travaillent
me dérangent
me touchent
me font rire
m'énervent
me tètent
me massent
me disent
Maman
viens, maman
maman, il n'a pas voulu me laisser jouer avec son truc
maman, je ne trouve pas ceci
maman, je ne sais pas dormir
maman, j'ai envie de dormir avec toi
viens, mon petit coeur
je t'aime
la journée est finie
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