Wednesday, April 08, 2009
petite précision...
je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien je vais bien et je ne trouve pas, ce matin, de chanson sur Youtube, qui traduise cela
Tuesday, April 07, 2009
temporarily out of action
rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien Killer Queen rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien rien
Sunday, April 05, 2009
Saturday, April 04, 2009
charnière
qui grince
celle
de ces journées
passées à partager
quelques petites choses
que je sais
ces échanges
pleins et ronds
nourris des expériences
des désirs, des actions
de chacune
des personnes
présentes
journées
mises en âme
aussi
par de toutes petites personnes
actives
ou
dans la détente
que j'aime
ces journées
de partage
passées
toutes en rond
assises sur ces matelas
ces monts de coussins
à jouer avec
mille et un porte-bébés
à s'entraîner
à les utiliser
à ressentir
le langage de bébé
à en expliquer
avec des mots simples
l'utilisation
journées
sont-elles passées ?
dois-je ranger
cette collection ?
lui dessinerai-je un avenir
en flight cases
et expos ?
puisque
ces journées
n'ont plus
que peu
d'inscriptions
que ferai-je
ces jours
que je passais alors
avec tant de plaisir
à entendre les mots
et les questions
saurai-je dépasser
cette tristesse immense
qui fait
que toute cette expérience
je ne peux
désormais
la tranmettre
qu'autrement
sur papier
la faire grandir
qu'en dehors
de ces rencontres
aussi
qu'il avait été dur
le passage sur papier
avec
quelques dessins
seulement
il me fallait alors
renoncer aux photos
aux couleurs
aux mouvements
aux sons
pour donner à sentir
ce que j'avais senti
ou que d'autres
me disaient
sentir
les vecteurs sont nombreux
c'est le printemps
je suis en deuil
de ces jours
que j'aimais
journées de formation
il me reste une date
et après ?
serai-je à la hauteur
du temps
immense
libre
de toute une semaine
pour écrire
vraiment?
comme chacun
de mes
changements
de cap
celui-ci
me bouscule
me tente
désespère
ravit
de seconde en seconde
et
oui
(j'avoue)
il me reste
l'une ou l'autre
idée
dans un coin de ma tête
à mettre en formeS
celle
de ces journées
passées à partager
quelques petites choses
que je sais
ces échanges
pleins et ronds
nourris des expériences
des désirs, des actions
de chacune
des personnes
présentes
journées
mises en âme
aussi
par de toutes petites personnes
actives
ou
dans la détente
que j'aime
ces journées
de partage
passées
toutes en rond
assises sur ces matelas
ces monts de coussins
à jouer avec
mille et un porte-bébés
à s'entraîner
à les utiliser
à ressentir
le langage de bébé
à en expliquer
avec des mots simples
l'utilisation
journées
sont-elles passées ?
dois-je ranger
cette collection ?
lui dessinerai-je un avenir
en flight cases
et expos ?
puisque
ces journées
n'ont plus
que peu
d'inscriptions
que ferai-je
ces jours
que je passais alors
avec tant de plaisir
à entendre les mots
et les questions
saurai-je dépasser
cette tristesse immense
qui fait
que toute cette expérience
je ne peux
désormais
la tranmettre
qu'autrement
sur papier
la faire grandir
qu'en dehors
de ces rencontres
aussi
qu'il avait été dur
le passage sur papier
avec
quelques dessins
seulement
il me fallait alors
renoncer aux photos
aux couleurs
aux mouvements
aux sons
pour donner à sentir
ce que j'avais senti
ou que d'autres
me disaient
sentir
les vecteurs sont nombreux
c'est le printemps
je suis en deuil
de ces jours
que j'aimais
journées de formation
il me reste une date
et après ?
serai-je à la hauteur
du temps
immense
libre
de toute une semaine
pour écrire
vraiment?
comme chacun
de mes
changements
de cap
celui-ci
me bouscule
me tente
désespère
ravit
de seconde en seconde
et
oui
(j'avoue)
il me reste
l'une ou l'autre
idée
dans un coin de ma tête
à mettre en formeS
Thursday, April 02, 2009
raccroche
raccroche
ben oui
je me raccroche
aux mots
(à la musique
et
aux couleurs)
ici
ce sont les mots
bien agréable
je lessive
mes maux
et mes heurs
en mots
et hop
ça ressort
en couleurs
et léger
ça me va
ben oui
je me raccroche
aux mots
(à la musique
et
aux couleurs)
ici
ce sont les mots
bien agréable
je lessive
mes maux
et mes heurs
en mots
et hop
ça ressort
en couleurs
et léger
ça me va
Wednesday, April 01, 2009
seconde
une
deux
trois
il faut
quelques secondes
pour
retrouver
un esprit
clair
je vois
je lis
j'entends
des préoccupations
je partage
des moments
j'accompagne
- si possible -
l'un ou l'autre
un temps
cela faisait un moment
que je n'avais plus peur
mais
je l'ai entrevue
cette semaine
la voilà revenue
j'avais perdu l'habitude
ne vivais plus heure par heure
jour par jour
ou semaine par semaine
je vivais
sereine
répit
de quelques mois
appréciés
une pause
légère
comme des vacances
que nous n'avons pas prises
depuis des années
mais que compense
un temps
intéressant à vivre
que ce rythme change
cela m'a surprise
j'ai cru revoir
la porte
qui s'ouvre
sur
la douleur
deux
trois
il faut
quelques secondes
pour
retrouver
un esprit
clair
je vois
je lis
j'entends
des préoccupations
je partage
des moments
j'accompagne
- si possible -
l'un ou l'autre
un temps
cela faisait un moment
que je n'avais plus peur
mais
je l'ai entrevue
cette semaine
la voilà revenue
j'avais perdu l'habitude
ne vivais plus heure par heure
jour par jour
ou semaine par semaine
je vivais
sereine
répit
de quelques mois
appréciés
une pause
légère
comme des vacances
que nous n'avons pas prises
depuis des années
mais que compense
un temps
intéressant à vivre
que ce rythme change
cela m'a surprise
j'ai cru revoir
la porte
qui s'ouvre
sur
la douleur
Tuesday, March 31, 2009
équilibriste
qui
sur son fil
passe
repasse
ne court plus gaiement
n'abandonne plus non plus totalement
passe
repasse
présent
chaque jour
pas tout à fait gaiement
ni vraiment de guerre lasse
c'est un équilibriste
qui aimerait tellement
être heureux d'être content
mais ça
il ne peut pas
le médoc
qui protège
des accidents
il le protège aussi
d'être vraiment content
sur son fil
passe
repasse
ne court plus gaiement
n'abandonne plus non plus totalement
passe
repasse
présent
chaque jour
pas tout à fait gaiement
ni vraiment de guerre lasse
c'est un équilibriste
qui aimerait tellement
être heureux d'être content
mais ça
il ne peut pas
le médoc
qui protège
des accidents
il le protège aussi
d'être vraiment content
phase
descendante ?
je ne sais pas
l'énergie manque
alors
je cherche
un peu de rire
un peu d'humour
un peu beaucoup
pour que je bouge
je ne sais pas
où trouver la chaleur
jamais connu une telle fatigue
auparavant
j'attends
les résultats
puisqu'on m'a
pris du sang
pour y tester
des dizaines
d'allergènes
que pourrai-je
manger
pour trouver
de l'énergie?
depuis des mois
c'est ma question
je ne sais pas
l'énergie manque
alors
je cherche
un peu de rire
un peu d'humour
un peu beaucoup
pour que je bouge
je ne sais pas
où trouver la chaleur
jamais connu une telle fatigue
auparavant
j'attends
les résultats
puisqu'on m'a
pris du sang
pour y tester
des dizaines
d'allergènes
que pourrai-je
manger
pour trouver
de l'énergie?
depuis des mois
c'est ma question
Monday, March 30, 2009
un pied devant l'autre
la fatigue est là
le nez est encombré
un bébé dort sur mon dos
je vais peut-être arriver
à mettre
un pied
devant l'autre
et à reprendre le fil
de mes activités
presque midi
il pourrait aussi être 8 heures
je suis
sur mode "lent"
aujourd'hui
pour faire quoi que ce soit
même sur le clavier
je surveille mes doigts
pour qu'ils ne trébuchent pas
ordi plein de virus
m'empêche de faire
une des rares choses
que je sache faire
et me voilà
squattant
celui-ci
pour dire "bonjour"
de l'autre côté
du miroir
ou
de la fenêtre
devant la porte d'entrée
il y a plein de soleil
mas je resterai là
aujourd'hui
avec ma bonne humeur
mon rhume
et mes pas
en avant
un
puis l'autre
vers
là où je vais
le nez est encombré
un bébé dort sur mon dos
je vais peut-être arriver
à mettre
un pied
devant l'autre
et à reprendre le fil
de mes activités
presque midi
il pourrait aussi être 8 heures
je suis
sur mode "lent"
aujourd'hui
pour faire quoi que ce soit
même sur le clavier
je surveille mes doigts
pour qu'ils ne trébuchent pas
ordi plein de virus
m'empêche de faire
une des rares choses
que je sache faire
et me voilà
squattant
celui-ci
pour dire "bonjour"
de l'autre côté
du miroir
ou
de la fenêtre
devant la porte d'entrée
il y a plein de soleil
mas je resterai là
aujourd'hui
avec ma bonne humeur
mon rhume
et mes pas
en avant
un
puis l'autre
vers
là où je vais
Saturday, March 28, 2009
un jour comme ça
en couleurs
parce que
sans ça
je meurs
à manger
- un peu -
qui le fera
aujourd'hui?
on verra
et des câlins
- beaucoup -
j'aurais pu
les mettre en premier
et aussi en dernier
et entre les repas
et pendant
- pour les tétées -
un jour comme ça
à écrire
un peu
à n'importe quelle heure
un peu n'importe quoi
parce que
les mots
sonnent
et
que
j'aime
lorsqu'ils font écho
parce que
sans ça
je meurs
à manger
- un peu -
qui le fera
aujourd'hui?
on verra
et des câlins
- beaucoup -
j'aurais pu
les mettre en premier
et aussi en dernier
et entre les repas
et pendant
- pour les tétées -
un jour comme ça
à écrire
un peu
à n'importe quelle heure
un peu n'importe quoi
parce que
les mots
sonnent
et
que
j'aime
lorsqu'ils font écho
Friday, March 27, 2009
ma plus belle
je la lui avais donnée
pour qu'elle l'accompagne
la journée
au bureau
elle était grande
elle était belle
elle tenait la route
en équilibre
en matière
et en couleurs
elle était paisible
élancée
ma toile
hop
elle fut balancée
comme chose inutile
comme si elle était du chinois
elle aterrit ailleurs
plutôt en douceur
elle poursuit sa vie
on ne sait pas toujours bien
où l'on est apprécié
et on fait des cadeaux
précieux
en se trompant de personne
cela arrive
vite
quand on n'a
vraiment
aucune langue commune
pour qu'elle l'accompagne
la journée
au bureau
elle était grande
elle était belle
elle tenait la route
en équilibre
en matière
et en couleurs
elle était paisible
élancée
ma toile
hop
elle fut balancée
comme chose inutile
comme si elle était du chinois
elle aterrit ailleurs
plutôt en douceur
elle poursuit sa vie
on ne sait pas toujours bien
où l'on est apprécié
et on fait des cadeaux
précieux
en se trompant de personne
cela arrive
vite
quand on n'a
vraiment
aucune langue commune
Tuesday, March 24, 2009
que faire ?
de cette partie
de moi
qui a tenté
sans cesse
de trouver grâce aux yeux
d'une personne
qui me manipulait
ou qui tentait de le faire
que faire de l'énergie que cela
a pris
semaine après semaine
sur 40 années ?
je regarde mes ailes
sont-elles endommagées
d'avoir été mal vues
ou si mal regardées ?
de n'avoir servi qu'à moitié?
car je ne devais pas voler trop loin
trop haut
trop fort
et je devais aller
où il voulait que j'aille
elles sont là
et peuvent voler
faire ce pour quoi elle m'ont été données
que j'ai à découvrir
encore
et d'abord, elles sont belles, mes ailes!
de moi
qui a tenté
sans cesse
de trouver grâce aux yeux
d'une personne
qui me manipulait
ou qui tentait de le faire
que faire de l'énergie que cela
a pris
semaine après semaine
sur 40 années ?
je regarde mes ailes
sont-elles endommagées
d'avoir été mal vues
ou si mal regardées ?
de n'avoir servi qu'à moitié?
car je ne devais pas voler trop loin
trop haut
trop fort
et je devais aller
où il voulait que j'aille
elles sont là
et peuvent voler
faire ce pour quoi elle m'ont été données
que j'ai à découvrir
encore
et d'abord, elles sont belles, mes ailes!
une!
j'en reviens pas
j'ai eu une idée
ce matin
mon cerveau
se réveillerait-il
enfin?
j'ai hiberné l'hiver
pas question
que j'hiberne
plus longtemps
j'ai eu une idée
ce matin
mon cerveau
se réveillerait-il
enfin?
j'ai hiberné l'hiver
pas question
que j'hiberne
plus longtemps
Monday, March 23, 2009
2
elle en a
2
comme son frère
le plus jeune
2
bleu
foncé
elle est
précise
concentrée
active
ce n'est pas un bébé
c'est autre chose
quelqu'un d'autre
encore
2
comme son frère
le plus jeune
2
bleu
foncé
elle est
précise
concentrée
active
ce n'est pas un bébé
c'est autre chose
quelqu'un d'autre
encore
Sunday, March 22, 2009
Friday, March 20, 2009
pas concentrée
fatiguée
j'attends
que ça passe
que l'énergie
me recentre
forcer
je ne peux pas
et si
j'étais
positivement
déconcentrée?
et si c'était bon
pour moi?
j'attends
que ça passe
que l'énergie
me recentre
forcer
je ne peux pas
et si
j'étais
positivement
déconcentrée?
et si c'était bon
pour moi?
fiers
allez savoir
pourquoi
on est fier
ou pas
on a honte
ou pas
sentiments étranges
pour moi
mes enfants sont fiers
et contents
de leur père
un être étrange
venu de pas très loin
les enfants aiment les vivants
pourquoi
on est fier
ou pas
on a honte
ou pas
sentiments étranges
pour moi
mes enfants sont fiers
et contents
de leur père
un être étrange
venu de pas très loin
les enfants aiment les vivants
Saturday, March 14, 2009
trop
de mots de mots de mots de mots de mots de mots de mots de mots de mots
tuent
un peu
les choses
aussi
je me propose
ce soir
de faire "léger"
et de ne déposer
ici
que quelques lignes
que
dans cinq minutes
vous aurez complètement oubliées
comme un rhinocéros cuirassé qui
lorsqu'il a une idée
une pensée
se met à courir
de joie
et qui
dans l'instant
oublie
tout
absolument
tout
de cette idée
ne rien dire
ne rien raconter
juste poser
quelques lignes
et remercier
mes amis zen
qui prennent le temps
d'être là
vraiment
qui m'aident
à lever le pied
moi
bien trop emballée
ces dernières années
moi
qui atterris
lentement
et réapprends
à rire
tuent
un peu
les choses
aussi
je me propose
ce soir
de faire "léger"
et de ne déposer
ici
que quelques lignes
que
dans cinq minutes
vous aurez complètement oubliées
comme un rhinocéros cuirassé qui
lorsqu'il a une idée
une pensée
se met à courir
de joie
et qui
dans l'instant
oublie
tout
absolument
tout
de cette idée
ne rien dire
ne rien raconter
juste poser
quelques lignes
et remercier
mes amis zen
qui prennent le temps
d'être là
vraiment
qui m'aident
à lever le pied
moi
bien trop emballée
ces dernières années
moi
qui atterris
lentement
et réapprends
à rire
Friday, March 13, 2009
self service
elle a pigé le truc
attrape mon T-shirt
le soulève
avec soin
bientôt
elle se sert
toute seule
elle bouge
chaque jour
la répartition
des gestes
qui lui sont utiles
nous nous fondons encore
l'une en l'autre
et
il faut être fort
pour nous voir séparées
mais
déjà
elle dirige sa main
la mienne l'accompagne
se retire
et veille
cerise sur le gâteau
attrape mon T-shirt
le soulève
avec soin
bientôt
elle se sert
toute seule
elle bouge
chaque jour
la répartition
des gestes
qui lui sont utiles
nous nous fondons encore
l'une en l'autre
et
il faut être fort
pour nous voir séparées
mais
déjà
elle dirige sa main
la mienne l'accompagne
se retire
et veille
cerise sur le gâteau
Monday, March 02, 2009
pas cinq mois
pas cinq mois
et déjà
en pleine nuit
elle s'assied
dans le noir
près de moi
elle ne veut pas dormir
parfois décalées
on se retrouve
bien
un peu
quand-même
le temps d'une tétée
qui nous endort
toutes deux
et si j'ai de la force
elle dort sur mon dos
et si je suis molle
elle dort sur mes genoux
elle est encore en moi
mais attaque
à deux dents
la banane
que je mange
de ses yeux
elle voudrait
avaler
ce qu'elle voit
de sa bouche
elle goûte
de ses mains
elle s'accroche
très fort
à ma tresse
des fois
que je la laisserais en route
histoire d'un bébé
lourd
et fort
qui m'est arrivé
alors que j'aspirais
à tant de légèreté
bébé
né en dehors
de ce qui se nomme
"programme"
mais bien dans
ce qui ressemble
à une histoire
d'amour
encore un petit tour
encore maman
d'un tout petit bébé
et
dans six mois
maman
d'un étudiant
qui souhaite
se pencher
sur la science
de la vie
que va-t-il découvrir?
que va-t-il y comprendre?
s'il est prêt
à s'asseoir
dans le noir
pour penser
la profondeur du noir
est belle
à contempler
autant s'y arrêter
et déjà
en pleine nuit
elle s'assied
dans le noir
près de moi
elle ne veut pas dormir
parfois décalées
on se retrouve
bien
un peu
quand-même
le temps d'une tétée
qui nous endort
toutes deux
et si j'ai de la force
elle dort sur mon dos
et si je suis molle
elle dort sur mes genoux
elle est encore en moi
mais attaque
à deux dents
la banane
que je mange
de ses yeux
elle voudrait
avaler
ce qu'elle voit
de sa bouche
elle goûte
de ses mains
elle s'accroche
très fort
à ma tresse
des fois
que je la laisserais en route
histoire d'un bébé
lourd
et fort
qui m'est arrivé
alors que j'aspirais
à tant de légèreté
bébé
né en dehors
de ce qui se nomme
"programme"
mais bien dans
ce qui ressemble
à une histoire
d'amour
encore un petit tour
encore maman
d'un tout petit bébé
et
dans six mois
maman
d'un étudiant
qui souhaite
se pencher
sur la science
de la vie
que va-t-il découvrir?
que va-t-il y comprendre?
s'il est prêt
à s'asseoir
dans le noir
pour penser
la profondeur du noir
est belle
à contempler
autant s'y arrêter
Saturday, February 28, 2009
lent
j'aime
un pas
doux
léger
énergique
qui laisse respirer
un pas
qui s'arrête
puis
qui repart
qui écoute
qui respire avec
qui entend
un pas
qui n'assène rien
qui vit avec
sans marteler
j'aime
la lenteur
qui traverse
les vents
et
les marrées
qui tient bon
ou
s'envole
et
aterrit
plus loin
j'aime
les gens
d'ici
qui vont
à pas lent
là
où ils veulent aller
en souriant
et
sans vous bousculer
un pas
doux
léger
énergique
qui laisse respirer
un pas
qui s'arrête
puis
qui repart
qui écoute
qui respire avec
qui entend
un pas
qui n'assène rien
qui vit avec
sans marteler
j'aime
la lenteur
qui traverse
les vents
et
les marrées
qui tient bon
ou
s'envole
et
aterrit
plus loin
j'aime
les gens
d'ici
qui vont
à pas lent
là
où ils veulent aller
en souriant
et
sans vous bousculer
Friday, February 27, 2009
I was born to...
kill
hate
control
and
dominate
but
I
somehow
refused
to play the game
and
followed
the
astonishing
milky way
my yellow brick road
I even learnt
from my mistakes
some
very very big
I tried
to open
my eyes
my ears
I tried
in the dark
to revert
to something
that was written
in me
or
up there?
things
I grew up
without
things
I never saw
never heard of
I was born to disappoint
some
never mind
hate
control
and
dominate
but
I
somehow
refused
to play the game
and
followed
the
astonishing
milky way
my yellow brick road
I even learnt
from my mistakes
some
very very big
I tried
to open
my eyes
my ears
I tried
in the dark
to revert
to something
that was written
in me
or
up there?
things
I grew up
without
things
I never saw
never heard of
I was born to disappoint
some
never mind
Sunday, February 22, 2009
petit plongeoir
je veux être un petit
plongeoir
plutôt qu'un grand
trop haut
d'où on a peur de se lancer
un tout petit plongeoir
qui change de hauteur
quand ils changent de taille
de rêves et de dimension
petit plongeoir
descend
petit plongeoir
remonte
et puis
descend encore
et re
à volonté
pour qu'ils puissent
plonger
à l'instant
qu'ils souhaitent
dans les eaux
qu'ils aiment
coeur content
pas cassé
plongeoir
plutôt qu'un grand
trop haut
d'où on a peur de se lancer
un tout petit plongeoir
qui change de hauteur
quand ils changent de taille
de rêves et de dimension
petit plongeoir
descend
petit plongeoir
remonte
et puis
descend encore
et re
à volonté
pour qu'ils puissent
plonger
à l'instant
qu'ils souhaitent
dans les eaux
qu'ils aiment
coeur content
pas cassé
Saturday, February 21, 2009
Tuesday, February 17, 2009
jury central
et ça repart
ce vendredi
direction la capitale
et premier examen de la deuxième session
au jury central
pour
grande fille
qui valide deux ans d'instruction en famille
deux ans pour se poser
deux ans pour se remettre
et
pour se reconstruire
une année au collège
fût-il petit
quand on s'habille en couleurs
parmi les passe-murailles
ça peut faire très très mal
voir la douleur de qui
reçoit les quolibets
l'a beaucoup émue
sans parler
de la bêtise
qui l'a prise
elle-même
en pâture
et de l'impossibilité
pour des adultes attentifs
de faire la différence
face au malaise de la lâche masse
qui a besoin
pour vivre
de broyer l'un ou l'autre
au quotidien
deux ans
nous ont permis
de retrouver
péniblement
une communication douce
puis
une grande chaleur
deux ans
qui lui ont permis
de repartir
sereine
vers une académie
où il fait bon porter
toutes les couleurs qu'elle aime
ce vendredi
direction la capitale
et premier examen de la deuxième session
au jury central
pour
grande fille
qui valide deux ans d'instruction en famille
deux ans pour se poser
deux ans pour se remettre
et
pour se reconstruire
une année au collège
fût-il petit
quand on s'habille en couleurs
parmi les passe-murailles
ça peut faire très très mal
voir la douleur de qui
reçoit les quolibets
l'a beaucoup émue
sans parler
de la bêtise
qui l'a prise
elle-même
en pâture
et de l'impossibilité
pour des adultes attentifs
de faire la différence
face au malaise de la lâche masse
qui a besoin
pour vivre
de broyer l'un ou l'autre
au quotidien
deux ans
nous ont permis
de retrouver
péniblement
une communication douce
puis
une grande chaleur
deux ans
qui lui ont permis
de repartir
sereine
vers une académie
où il fait bon porter
toutes les couleurs qu'elle aime
Friday, February 13, 2009
pour Estelle et Soline
une étoile
ça file
en 24 heures
tout près de nous
l'une
toute petite
s'en est allée
et une autre
plus petite
est arrivée
premier enfant
attendu
tant de temps
l'une envolée
l'autre arrivée
être parent
c'est être prêt à tout
tout le temps
drôle de métier
faiseur
lanceur d'étoiles
sans qui les étoiles ne riraient
ne danseraient
pas autant
on aimerait les voir danser longtemps
tellement longtemps
c'est si bon de couver une petite étoile
ça file
en 24 heures
tout près de nous
l'une
toute petite
s'en est allée
et une autre
plus petite
est arrivée
premier enfant
attendu
tant de temps
l'une envolée
l'autre arrivée
être parent
c'est être prêt à tout
tout le temps
drôle de métier
faiseur
lanceur d'étoiles
sans qui les étoiles ne riraient
ne danseraient
pas autant
on aimerait les voir danser longtemps
tellement longtemps
c'est si bon de couver une petite étoile
Tuesday, February 10, 2009
il n'y a pas d'oeuf sans poule
une mère est plurielle
du soir au matin
et du matin au soir
elle est là
la mère
la multi-bras
les pieds nus dans la terre
ne la montez pas
sur un piédestal
elle n'est pas que mère
avant cela
elle est femme
ne dites pas trop de mots
n'en faites pas trop
gardez-la bien au chaud
au fond de votre coeur
là, elle n'aura pas froid
du soir au matin
et du matin au soir
elle est là
la mère
la multi-bras
les pieds nus dans la terre
ne la montez pas
sur un piédestal
elle n'est pas que mère
avant cela
elle est femme
ne dites pas trop de mots
n'en faites pas trop
gardez-la bien au chaud
au fond de votre coeur
là, elle n'aura pas froid
Sunday, February 08, 2009
araignée
il m'appelle
il est dans son bain
bientôt 9 ans
il a vu une araignée
elle lui fait peur
ou plutôt
il n'en a pas vu
mais
il se dit
qu'il se pourrait
qu'une araignée
descende du plafond
vu qu'il est décoré
de toiles
magnifiques
qui s'accrochent
aux poutres
qui n'ont pas été
camouflées
par un faux plafond
tout d'abord
je lui dis
"mais non,
ce n'est rien"
je ravale ma salive
je pige
"écoute
s'il y en a une
qui arrive
tu m'appelles
et je te défendrai
de toutes mes forces
elle ne pourra rien te faire"
je le laisse patauger
gaiement
j'espère qu'il retiendra
ma seconde réponse
plutôt que la première
réponse automatique
clône de tant de réponses
entendues à mes peurs
à mes insomnies
d'enfant
d'adolescente
terrifiée dans le noir
qu'il sache
qu'il a le droit d'avoir peur
de la dire
d'être accompagné
le temps qu'il lui faudra
qu'on ne s'en moque
SURTOUT pas
qu'il ne sera pas seul
face à cette araignée
qu'elle ne gagne pas
qu'elle n'est pas
appelée
à régner
sous ce toit
où j'ai six fois accouché
pour que partent
en leur temps
des enfants
sereins
de chez moi
il est dans son bain
bientôt 9 ans
il a vu une araignée
elle lui fait peur
ou plutôt
il n'en a pas vu
mais
il se dit
qu'il se pourrait
qu'une araignée
descende du plafond
vu qu'il est décoré
de toiles
magnifiques
qui s'accrochent
aux poutres
qui n'ont pas été
camouflées
par un faux plafond
tout d'abord
je lui dis
"mais non,
ce n'est rien"
je ravale ma salive
je pige
"écoute
s'il y en a une
qui arrive
tu m'appelles
et je te défendrai
de toutes mes forces
elle ne pourra rien te faire"
je le laisse patauger
gaiement
j'espère qu'il retiendra
ma seconde réponse
plutôt que la première
réponse automatique
clône de tant de réponses
entendues à mes peurs
à mes insomnies
d'enfant
d'adolescente
terrifiée dans le noir
qu'il sache
qu'il a le droit d'avoir peur
de la dire
d'être accompagné
le temps qu'il lui faudra
qu'on ne s'en moque
SURTOUT pas
qu'il ne sera pas seul
face à cette araignée
qu'elle ne gagne pas
qu'elle n'est pas
appelée
à régner
sous ce toit
où j'ai six fois accouché
pour que partent
en leur temps
des enfants
sereins
de chez moi
Saturday, February 07, 2009
j'ignorais
que mes enfants
ont besoin
que je les prenne dans les bras
chaque jour
peu importe
s'ils marchent
s'ils tètent
s'ils se sont peint le corps en bleu
s'ils rentrent à la maison
le pantalon troué
les chaussures pleines de boue
s'ils se teignent en rouge
ou s'ils se sont fait taxer leur ordinateur portable en rue
j'ignorais
qu'ils ont besoin d'entendre
chaque jour
que je les aime
et
qu'ils ont besoin
que je sois présente
vraiment
dans la vie en vrai
pas toujours entre deux trains
ou deux projets trop lourds
trop fous
ou trop stressants
j'ignorais
qu'on n'a jamais
jamais fini
d'être là pour eux
j'ignorais
mais j'apprends
mais pourquoi comprend-on
les bases
au bout de tant de temps?
ont besoin
que je les prenne dans les bras
chaque jour
peu importe
s'ils marchent
s'ils tètent
s'ils se sont peint le corps en bleu
s'ils rentrent à la maison
le pantalon troué
les chaussures pleines de boue
s'ils se teignent en rouge
ou s'ils se sont fait taxer leur ordinateur portable en rue
j'ignorais
qu'ils ont besoin d'entendre
chaque jour
que je les aime
et
qu'ils ont besoin
que je sois présente
vraiment
dans la vie en vrai
pas toujours entre deux trains
ou deux projets trop lourds
trop fous
ou trop stressants
j'ignorais
qu'on n'a jamais
jamais fini
d'être là pour eux
j'ignorais
mais j'apprends
mais pourquoi comprend-on
les bases
au bout de tant de temps?
Wednesday, February 04, 2009
humeur "j'aime le web!"
je souris
car le net
me rend des amis
que le temps et
les changements de carrière
paternels
avaient emportés
loin
si loin
amies
amis
déclarés
ou discrets
si bons à lire
à rencontrer
lorsqu'ils m'ouvrent
leur porte
aujourd'hui
car le net
me rend des amis
que le temps et
les changements de carrière
paternels
avaient emportés
loin
si loin
amies
amis
déclarés
ou discrets
si bons à lire
à rencontrer
lorsqu'ils m'ouvrent
leur porte
aujourd'hui
Tuesday, February 03, 2009
finies les conserves !
je ne fais plus
de conserves
avec les douleurs
je parle
je dis " aïe ! "
si l'on me fait mal
je ne laisse
pas traîner
le désordre
dans ma tête
dans mon corps
je ne suis pas gentille
non
je ne le suis plus
je tente
simplement
d'être
honnête avec moi-même
de conserves
avec les douleurs
je parle
je dis " aïe ! "
si l'on me fait mal
je ne laisse
pas traîner
le désordre
dans ma tête
dans mon corps
je ne suis pas gentille
non
je ne le suis plus
je tente
simplement
d'être
honnête avec moi-même
Friday, January 30, 2009
sans voix
oui
je suis sans voix
et je hurle
en silence
je fais des grimaces énormes
je me tords en tous sens
pour évacuer ma hargne
lorsqu'au téléphone
j'entends
quelqu'un
dont le rôle serait plutôt
de m'entendre lorsque je lui offre
ma confiance
me dire
que mon ressenti
n'est pas intéressant
face à la masse,
toujours face à la masse
LA masse
dieu!
il m'en a fallu du temps
pour comprendre
que l'on pouvait
avoir
un comportement
personnalisé
vis-à-vis de quelqu'un
et que
même!
c'est chose assez normale
en général
et
en particulier
envers son enfant
j'ai longtemps ignoré ce que cela pouvait bien être
et me voilà
encore hier
hurlant en silence
dans le téléphone
sourd
qui me disait
que mon cas
est hautement
inintéressant
ah!
que j'aimerais
être capable
d' oublier
que ce gouffre
existe
tout près de moi
et qu'il s'ouvre
de temps en temps
sans prévenir
pour me dire
que je ne suis
personne de spécial
pour quelqu'un
pour qui je devrais l'être
je suis sans voix
et je hurle
en silence
je fais des grimaces énormes
je me tords en tous sens
pour évacuer ma hargne
lorsqu'au téléphone
j'entends
quelqu'un
dont le rôle serait plutôt
de m'entendre lorsque je lui offre
ma confiance
me dire
que mon ressenti
n'est pas intéressant
face à la masse,
toujours face à la masse
LA masse
dieu!
il m'en a fallu du temps
pour comprendre
que l'on pouvait
avoir
un comportement
personnalisé
vis-à-vis de quelqu'un
et que
même!
c'est chose assez normale
en général
et
en particulier
envers son enfant
j'ai longtemps ignoré ce que cela pouvait bien être
et me voilà
encore hier
hurlant en silence
dans le téléphone
sourd
qui me disait
que mon cas
est hautement
inintéressant
ah!
que j'aimerais
être capable
d' oublier
que ce gouffre
existe
tout près de moi
et qu'il s'ouvre
de temps en temps
sans prévenir
pour me dire
que je ne suis
personne de spécial
pour quelqu'un
pour qui je devrais l'être
Wednesday, December 17, 2008
petite réflexion
faire la fête
est un plaisir
et doit
absolument
fondamentalement
intrisèquement
le rester
le devenir
le redevenir
(c'est selon)
la présenter
comme
un devoir
un dû
un enjeu
diplomatique
une source
certaine
de conflits
de luttes
de pouvoir
c'est trop
triste
c'est un peu (beaucoup)
priver l'autre
du plaisir de participer
et c'est parfois
à se demander
si
sous la couette
on n'est pas
plus en paix
qu'endimanché
tendu
crispé
à se surveiller
autour d'une tablée
qui a mis ses coudes où?
qui n'a pas terminé son assiette?
là où on voudrait
on a très envie
on désire
avoir du plaisir
à se réunir
et à partager
un bon petit repas
simplement
est un plaisir
et doit
absolument
fondamentalement
intrisèquement
le rester
le devenir
le redevenir
(c'est selon)
la présenter
comme
un devoir
un dû
un enjeu
diplomatique
une source
certaine
de conflits
de luttes
de pouvoir
c'est trop
triste
c'est un peu (beaucoup)
priver l'autre
du plaisir de participer
et c'est parfois
à se demander
si
sous la couette
on n'est pas
plus en paix
qu'endimanché
tendu
crispé
à se surveiller
autour d'une tablée
qui a mis ses coudes où?
qui n'a pas terminé son assiette?
là où on voudrait
on a très envie
on désire
avoir du plaisir
à se réunir
et à partager
un bon petit repas
simplement
Wednesday, December 10, 2008
comprendre
petite, s'il était là
je n'avais pas le droit de pleurer
d'être triste
ou pas d'accord
je DEVAIS être heureuse
plus grande
si je m'éloignais
il me faisait sentir
que je suivais une pente
dangereuse
(laquelle? mystère...)
on lui a carrément laissé
le champ bien libre
on l'a laissé faire
comme s'il me soutenait
tout en cisaillant
discrètement
peureusement
mes ailes
cette alchimie désastreuse
a-t-elle fait de moi
l'enfant ronchonnant
dont on m'a tant parlé
à l'époque?
on me disait
(et même Saint Nicolas m'écrivait)
que si je ronchonnais moins
je serais plus jolie
bref, en plus de râler sec,
je n'étais pas jolie
c'était dit!
je sentais
lentement
monter une colère
qui m'a envahie
et que l'on entretient
encore
quelquefois
je pense
que j'étais triste
et que je sautais
sur toute occasion
d'être gaie
follement gaie
j'avais soif de joie,
de pleurs,
d'avoir le droit de ressentir tout ça
j'avais soif de moments
où l'on ne serait pas
à côté de la plaque
avec moi
tout ça
parce que
les émotions étaient tabou
lorsqu'il était là
je grandissais
comme je pouvais
une vue sur le monde
tronquée à souhaît
vue triste
pas vraie
sur l'origine
vers laquelle je revins
car je voulais comprendre
allez
après cela
comprendre ce qui se passe en vous
en quarante ans
vous ne comprendriez pas
tout est bien emmêlé
ficelé
embobiné
malsain à souhaît
il faut de la patience
de l'amour
tout plein
et rien d'autre, surtout
merci bien!
je n'avais pas le droit de pleurer
d'être triste
ou pas d'accord
je DEVAIS être heureuse
plus grande
si je m'éloignais
il me faisait sentir
que je suivais une pente
dangereuse
(laquelle? mystère...)
on lui a carrément laissé
le champ bien libre
on l'a laissé faire
comme s'il me soutenait
tout en cisaillant
discrètement
peureusement
mes ailes
cette alchimie désastreuse
a-t-elle fait de moi
l'enfant ronchonnant
dont on m'a tant parlé
à l'époque?
on me disait
(et même Saint Nicolas m'écrivait)
que si je ronchonnais moins
je serais plus jolie
bref, en plus de râler sec,
je n'étais pas jolie
c'était dit!
je sentais
lentement
monter une colère
qui m'a envahie
et que l'on entretient
encore
quelquefois
je pense
que j'étais triste
et que je sautais
sur toute occasion
d'être gaie
follement gaie
j'avais soif de joie,
de pleurs,
d'avoir le droit de ressentir tout ça
j'avais soif de moments
où l'on ne serait pas
à côté de la plaque
avec moi
tout ça
parce que
les émotions étaient tabou
lorsqu'il était là
je grandissais
comme je pouvais
une vue sur le monde
tronquée à souhaît
vue triste
pas vraie
sur l'origine
vers laquelle je revins
car je voulais comprendre
allez
après cela
comprendre ce qui se passe en vous
en quarante ans
vous ne comprendriez pas
tout est bien emmêlé
ficelé
embobiné
malsain à souhaît
il faut de la patience
de l'amour
tout plein
et rien d'autre, surtout
merci bien!
Tuesday, December 09, 2008
allô?
je suis sur un fil
et l'abîme
m'appelle
et me dit
j'ai tous tes fichiers
tout tout tout
tes archives
tes projets
tes brouillons
la (peut-être ex-) future réédition de ton livre
à refaire
C'est pas grave, hein?
me dit-il
comme ce directeur d'école
qui un jour
m'avait dit
je vous retire 14 heures de cours
ça ne vous dérange pas, hein?
cerise sur le gâteau:
les photos
de tes enfants
que tu n'as pas sauvées sur CD
et que
de crash en crash
tu récupères - ou pas -
ou en partie
et que tu transfères
non, tu ne transfères pas
ton amour les transfère pour toi
miracle: il a porté l'objet du litige
dans un atelier
au lieu de rester sur le qui-vive
plusieurs jours et nuits
là, il ne peut rien
sur ce coup-là
tout semble bien fermé
verrouillé
au secours
et l'abîme
m'appelle
et me dit
j'ai tous tes fichiers
tout tout tout
tes archives
tes projets
tes brouillons
la (peut-être ex-) future réédition de ton livre
à refaire
C'est pas grave, hein?
me dit-il
comme ce directeur d'école
qui un jour
m'avait dit
je vous retire 14 heures de cours
ça ne vous dérange pas, hein?
cerise sur le gâteau:
les photos
de tes enfants
que tu n'as pas sauvées sur CD
et que
de crash en crash
tu récupères - ou pas -
ou en partie
et que tu transfères
non, tu ne transfères pas
ton amour les transfère pour toi
miracle: il a porté l'objet du litige
dans un atelier
au lieu de rester sur le qui-vive
plusieurs jours et nuits
là, il ne peut rien
sur ce coup-là
tout semble bien fermé
verrouillé
au secours
Saturday, December 06, 2008
go slow
Hathor l'a écrit et dessiné
http://www.thecowgoddess.com/2008/12/05/go-slow/
Un petit tour en vélo
voire même à pieds
youhouuuuuuuuu!!!
surtout ne pas aller trop vite
le moment en serait gâché
il s'agit d'arriver le dernier
la dernière
mais pas trop tard tout de même
ou juste à temps
mais d'aller lentement
un art que j'apprivoise
lentement
car je suis mal élevée!
et ralentir me prend énormément de temps
http://www.thecowgoddess.com/2008/12/05/go-slow/
Un petit tour en vélo
voire même à pieds
youhouuuuuuuuu!!!
surtout ne pas aller trop vite
le moment en serait gâché
il s'agit d'arriver le dernier
la dernière
mais pas trop tard tout de même
ou juste à temps
mais d'aller lentement
un art que j'apprivoise
lentement
car je suis mal élevée!
et ralentir me prend énormément de temps
Sunday, November 30, 2008
envie
envie de dire merci
tout simplement
parce que
j'ai croisé récemment
la route d'une sage-femme
singulière
qui m'a appris le sens profond de ce mot
tout petit
et si vrai
si l'on y prend garde
merci
parce que personne n'avait jamais touché
massé
mon ventre rond
comme elle l'a fait
personne n'avait jamais
approché
mon ventre avec tact
et douceur
comme elle l'a fait
cet été
cet automne
elle a parlé à mon bébé
elle m'a parlé de lui
enfin, d'elle...
il lui semblait que
nous nous entendions bien
ce bébé et moi-même
je confirme...
entre nous ça colle!!!
tout chaudement
tout doucement
puis
après la naissance
de ma fille
elle m'a encore massée
plusieurs fois
elle a fait résonner
vibrer
mon utérus
avant qu'il ne s'efface
à tout jamais
au coeur
de mon corps
elle a remercié
pour ce ventre
qui a si bien porté
huit bébés
au fil de ces années
enfin,
j'ai rencontré le sens du mot
merci
et ce mot a enfin un sens
au plus profond de moi
autour de moi
j'ai senti
j'ai reçu
tellement de soutien
chaleureux
il n'y avait que cela
autour de moi, de nous
pour accueillir cette petite fille
inespérée
personne pour me dire que je ressentais
ce qu'il ne fallait pas ressentir
juste des personnes justes
vraies
pour faire ce voyage
un peu dingue
celui de la naissance d'un petit
tout simplement
parce que
j'ai croisé récemment
la route d'une sage-femme
singulière
qui m'a appris le sens profond de ce mot
tout petit
et si vrai
si l'on y prend garde
merci
parce que personne n'avait jamais touché
massé
mon ventre rond
comme elle l'a fait
personne n'avait jamais
approché
mon ventre avec tact
et douceur
comme elle l'a fait
cet été
cet automne
elle a parlé à mon bébé
elle m'a parlé de lui
enfin, d'elle...
il lui semblait que
nous nous entendions bien
ce bébé et moi-même
je confirme...
entre nous ça colle!!!
tout chaudement
tout doucement
puis
après la naissance
de ma fille
elle m'a encore massée
plusieurs fois
elle a fait résonner
vibrer
mon utérus
avant qu'il ne s'efface
à tout jamais
au coeur
de mon corps
elle a remercié
pour ce ventre
qui a si bien porté
huit bébés
au fil de ces années
enfin,
j'ai rencontré le sens du mot
merci
et ce mot a enfin un sens
au plus profond de moi
autour de moi
j'ai senti
j'ai reçu
tellement de soutien
chaleureux
il n'y avait que cela
autour de moi, de nous
pour accueillir cette petite fille
inespérée
personne pour me dire que je ressentais
ce qu'il ne fallait pas ressentir
juste des personnes justes
vraies
pour faire ce voyage
un peu dingue
celui de la naissance d'un petit
Friday, November 28, 2008
Sunday, November 16, 2008
babygown
vous connaissez?
c'est une robe
longue
pour bébé
ou
un long T-shirt
qui va jusqu'aux chevilles
très pratique pour l'hygiène naturelle
ou simplement les caresses
sur les jambes, le ventre, le dos de bébé
à rayures
à toutes petites fleurs (c'est adorable! merci tout plein, Cécile!!!!)
il y a plein de variantes possibles
mais pourquoi donc n'en ai-je eu que pour mon huitième enfant?
c'est tellement bon...
c'est une robe
longue
pour bébé
ou
un long T-shirt
qui va jusqu'aux chevilles
très pratique pour l'hygiène naturelle
ou simplement les caresses
sur les jambes, le ventre, le dos de bébé
à rayures
à toutes petites fleurs (c'est adorable! merci tout plein, Cécile!!!!)
il y a plein de variantes possibles
mais pourquoi donc n'en ai-je eu que pour mon huitième enfant?
c'est tellement bon...
Saturday, November 15, 2008
pas avec n'importe qui
réveil d'un songe
noyé de pleurs
pour rire de tout
de rien
de presque rien
envie de rire de tout
avec lui
noyé de pleurs
pour rire de tout
de rien
de presque rien
envie de rire de tout
avec lui
Monday, November 10, 2008
fait!
depuis le temps
que je sentais
sur moi
peser
sans que cela soit dit
le risque
de me rendre coupable
de rendre malheureuse
une personne qui avait
tellement voulu
- m'a-t-elle dit -
ma naissance
j'ai porté
pendant quarante ans
le poids
du risque
que la vie quotidienne
comporte
de rendre
malheureux
un parent
qui demande
d'une façon embrouillée
quelque chose
d'impossible
à une personne
qu'il déclare aimer
mais qu'il ne voit même pas
qu'il regarde en vitesse
car
la vie est tellement pleine de responsabilités
la vie est tellement triste que
son enfant devient invisible
et lui fait un affront
d'oser être
qui il est
après avoir porté
ce fardeau
voilà
je l'ai posé
je ne sais
finalement
pas
si la personne susdite
est enfin
heureuse?
malheureuse?
de ce pas que j'ai pris
je crois que
tout le temps
que j'ai porté cela
elle m'a fait sentir
que je ne la satisfaisais pas
que je la satisferais jamais
elle en était persuadée
j'espère qu'elle est enfin contente
que j'aie donné confirmation à ce
sentiment
indubitable
last but not least
que
moi aussi
je serais une traître
et que je ne me montrerais pas à la hauteur
de ce défi
de malade
et
c'est vrai
je préfère
me choisir mes défis
mes folies
à chacun la sienne!
n'aimant pas les règles du jeu
décrit plus haut
je préfère
de loin
et
puisqu'il me faut
(que c'est bête!)
choisir
vivre
volontairement
liée
à quelqu'un
qui me laisse pleinement libre
et aime tout particulièrement
lorsque ça
bouge
bouge
bouge
que je sentais
sur moi
peser
sans que cela soit dit
le risque
de me rendre coupable
de rendre malheureuse
une personne qui avait
tellement voulu
- m'a-t-elle dit -
ma naissance
j'ai porté
pendant quarante ans
le poids
du risque
que la vie quotidienne
comporte
de rendre
malheureux
un parent
qui demande
d'une façon embrouillée
quelque chose
d'impossible
à une personne
qu'il déclare aimer
mais qu'il ne voit même pas
qu'il regarde en vitesse
car
la vie est tellement pleine de responsabilités
la vie est tellement triste que
son enfant devient invisible
et lui fait un affront
d'oser être
qui il est
après avoir porté
ce fardeau
voilà
je l'ai posé
je ne sais
finalement
pas
si la personne susdite
est enfin
heureuse?
malheureuse?
de ce pas que j'ai pris
je crois que
tout le temps
que j'ai porté cela
elle m'a fait sentir
que je ne la satisfaisais pas
que je la satisferais jamais
elle en était persuadée
j'espère qu'elle est enfin contente
que j'aie donné confirmation à ce
sentiment
indubitable
last but not least
que
moi aussi
je serais une traître
et que je ne me montrerais pas à la hauteur
de ce défi
de malade
et
c'est vrai
je préfère
me choisir mes défis
mes folies
à chacun la sienne!
n'aimant pas les règles du jeu
décrit plus haut
je préfère
de loin
et
puisqu'il me faut
(que c'est bête!)
choisir
vivre
volontairement
liée
à quelqu'un
qui me laisse pleinement libre
et aime tout particulièrement
lorsque ça
bouge
bouge
bouge
Saturday, October 25, 2008
en place
un enfant
remet de l'ordre dans la vie
d'abord en bousculant tout
il se niche en vous
sur invitation
ou au coeur d'un cataclysme
peu lui importe
il est là
bercé
il apprend
à connaître
son environnement
bien avant de voir le jour
bien là
il réinvente
la couleur du présent
le dodo nu en peau à peau
ne coûte rien
sinon juste un peu d'imagination
le peau à peau
le jour
sous les vêtements
sur le ventre
ou
sur le dos
permet de poursuivre
et de préciser
un dialogue
à peine entamé
remet de l'ordre dans la vie
d'abord en bousculant tout
il se niche en vous
sur invitation
ou au coeur d'un cataclysme
peu lui importe
il est là
bercé
il apprend
à connaître
son environnement
bien avant de voir le jour
bien là
il réinvente
la couleur du présent
le dodo nu en peau à peau
ne coûte rien
sinon juste un peu d'imagination
le peau à peau
le jour
sous les vêtements
sur le ventre
ou
sur le dos
permet de poursuivre
et de préciser
un dialogue
à peine entamé
Saturday, October 18, 2008
chercher

photo Sandrine Fraikin
chercher la lumière
c'est
avant tout
bouger
sentir
écouter
quelle position
permettra
à
petite lumière
d'avancer
encore
bouger
s'arrêter
bouger
s'arrêter
écouter
respirer
écouter
c'est
avant tout
bouger
sentir
écouter
quelle position
permettra
à
petite lumière
d'avancer
encore
bouger
s'arrêter
bouger
s'arrêter
écouter
respirer
écouter
qui est là
près de moi
qui respire
réellement
avec moi
me soutient
me retient
doucement
et m'attire
gentiment
vers cette lumière
chaque jour
je ris, je pleure
en grande fan
de Louise Labbé
mais je souffle enfin
car une douleur
continue
répétée
insupportable
que je supportais
s'est arrêtée
miracle
je ne m'épuise plus
à chercher
à l'éviter
l'expliquer
la contrecarrer
il y a de l'air
il y a de la lumière
ici
avec moi
me soutient
me retient
doucement
et m'attire
gentiment
vers cette lumière
chaque jour
je ris, je pleure
en grande fan
de Louise Labbé
mais je souffle enfin
car une douleur
continue
répétée
insupportable
que je supportais
s'est arrêtée
miracle
je ne m'épuise plus
à chercher
à l'éviter
l'expliquer
la contrecarrer
il y a de l'air
il y a de la lumière
ici
accoucher ne permet pas
de mettre au monde que des bébés
on peut renaître
aussi
dans l'aventure
se retrouver
Thursday, October 16, 2008
nue
Sunday, October 12, 2008
lux
lumière
c'est toi
LUCIE
le luxe
c'est la douceur
d'un accompagnement
infiniment doux
présent bienveillant
animal
plein d'amour
et rien que ça
autour de cette naissance
pendant quelques petits jours
sur la planète "maison"
bienvenue aux doux
aux souriants
qui passent la porte
le pied léger
bon vent
aux tristes
ceci n'est pas pour eux
c'est toi
LUCIE
le luxe
c'est la douceur
d'un accompagnement
infiniment doux
présent bienveillant
animal
plein d'amour
et rien que ça
autour de cette naissance
pendant quelques petits jours
sur la planète "maison"
bienvenue aux doux
aux souriants
qui passent la porte
le pied léger
bon vent
aux tristes
ceci n'est pas pour eux
Sunday, September 28, 2008
terminée
terminée la grossesse
les petites contractions résonnent dans mon bassin
envie d'un pommeau de douche tout contre
d'eau bien chaude
d'ouvrir le toboggan
pour ce petit dauphin
mais
je ne le peux pas
et j'attends son signal
à lui, à elle
pour nous envoler ensemble
les petites contractions résonnent dans mon bassin
envie d'un pommeau de douche tout contre
d'eau bien chaude
d'ouvrir le toboggan
pour ce petit dauphin
mais
je ne le peux pas
et j'attends son signal
à lui, à elle
pour nous envoler ensemble
Monday, September 08, 2008
crisis over
le cher petit est désormais un jeune étudiant en famille
qui apprend l'anglais avec l'aide des Monty Pythons
la lecture avec des livres sur la relaxation
et pour les maths
son père s'en charge: la recherche du manuel qui sera digne de son rejeton est lancée ! ...
sa Mimi, directrice d'école à la retraite,
se documente pour rafraîchir ses souvenirs
et l'accompagner dans sa découverte de la lecture
par une méthode syllabique gestuelle qu'elle a autrefois
expérimentée avec un public différent
j'ai trouvé de très grandes pastilles d'aquarelle
qui se déclinent en douze couleurs
et s'emboîtent dans un support sur mesure
facile à manipuler
pastilles
qui me permettent
d'envisager les envies inopinées de peinture de mes petits
sans stress
sans cri
bye bye les grandes bouteilles de gouache qui me faisaient criser
- surtout lorsque mon troupeau les confondait avec
mes grandes bouteilles d'acrylique et abîmait irrémédiablement
ses vêtements
la lessive bio vient parfaitement à bout des taches d'aquarelle
un bain ou deux ont raison des envies intempestives de se peindre
le corps
- vous savez, cette furieuse envie qui prend les peintres en herbe
lorsque vous avez le dos tourné et qu'ils peignent depuis un petit moment ...
ces pastilles sont un charmant médicament, décidément!
j'envoie des pensées douces
à celles et ceux qui m'offrent leur présence
leur tendresse
leur écoute
leur amitié
leur silence affectueux
j'apprends à surtout me connecter à elles et eux
je savoure la conversation
que je pressentais passionnante
d'un petit garçon qui n'a pas sa langue dans sa poche
sa tendresse au vestiaire
son énergie dans les talons
je ne suis pas en reste
une jeune demoiselle
de trois ans
qui adore chanter les voyelles
et nouer son porte-bébé chinois
comme bon lui semble
- je dois apprendre à ne pas intervenir dans sa façon de le nouer!!! -
égaie mes jours
je ne vais pas vous écrire huit romans aujourd'hui
je m'arrête à deux pour ce soir
qui apprend l'anglais avec l'aide des Monty Pythons
la lecture avec des livres sur la relaxation
et pour les maths
son père s'en charge: la recherche du manuel qui sera digne de son rejeton est lancée ! ...
sa Mimi, directrice d'école à la retraite,
se documente pour rafraîchir ses souvenirs
et l'accompagner dans sa découverte de la lecture
par une méthode syllabique gestuelle qu'elle a autrefois
expérimentée avec un public différent
j'ai trouvé de très grandes pastilles d'aquarelle
qui se déclinent en douze couleurs
et s'emboîtent dans un support sur mesure
facile à manipuler
pastilles
qui me permettent
d'envisager les envies inopinées de peinture de mes petits
sans stress
sans cri
bye bye les grandes bouteilles de gouache qui me faisaient criser
- surtout lorsque mon troupeau les confondait avec
mes grandes bouteilles d'acrylique et abîmait irrémédiablement
ses vêtements
la lessive bio vient parfaitement à bout des taches d'aquarelle
un bain ou deux ont raison des envies intempestives de se peindre
le corps
- vous savez, cette furieuse envie qui prend les peintres en herbe
lorsque vous avez le dos tourné et qu'ils peignent depuis un petit moment ...
ces pastilles sont un charmant médicament, décidément!
j'envoie des pensées douces
à celles et ceux qui m'offrent leur présence
leur tendresse
leur écoute
leur amitié
leur silence affectueux
j'apprends à surtout me connecter à elles et eux
je savoure la conversation
que je pressentais passionnante
d'un petit garçon qui n'a pas sa langue dans sa poche
sa tendresse au vestiaire
son énergie dans les talons
je ne suis pas en reste
une jeune demoiselle
de trois ans
qui adore chanter les voyelles
et nouer son porte-bébé chinois
comme bon lui semble
- je dois apprendre à ne pas intervenir dans sa façon de le nouer!!! -
égaie mes jours
je ne vais pas vous écrire huit romans aujourd'hui
je m'arrête à deux pour ce soir
Sunday, August 31, 2008
1st september crisis
minuit
l'heure du repos?
taille crayons, gommes, sacs à dos sont en place
pour les paires de chaussures, ça devrait coller
mais ce n'est pas sûr
ce qui est sûr
c'est que je me vide de mon eau
par en haut
là où je suis verte et grise à la fois
suivant la lumière
faut-il conduire ce petit
en collectivité
pour qu'il y apprenne
une vie
en grand nombre
au pas cadencé?
je suis déchirée
l'heure du repos?
taille crayons, gommes, sacs à dos sont en place
pour les paires de chaussures, ça devrait coller
mais ce n'est pas sûr
ce qui est sûr
c'est que je me vide de mon eau
par en haut
là où je suis verte et grise à la fois
suivant la lumière
faut-il conduire ce petit
en collectivité
pour qu'il y apprenne
une vie
en grand nombre
au pas cadencé?
je suis déchirée
Wednesday, August 13, 2008
une porte étroite
L'enfant passe
par une porte
étroite
à sa naissance
elle est étroite
la porte
étrange
non pas celle de chair
que lui offre sa mère
mais celle
plus subtile encore
de la confiance
que ses parents
vont
ou ne vont pas
lui faire
au moment de sa naissance
et pour la suite
car il est bien lourd de faire sentir
à son enfant
qu'il doit d'abord mériter cette confiance
et que demain
peut-être
on la lui fera
demain
c'est quand demain?
demain n'arrive jamais
des fois
malentendu
immonde
qui veut
que l'enfant
croie
que c'est sa faute
à lui
si on ne lui
fait pas confiance
si on ne tient pas compte
de son ressenti
tout en lui déclarant
haut et fort
le contraire
lavage de cerveau
permanent
récurent
incessant
à se taper la tête au mur
plus d'une fois
par une porte
étroite
à sa naissance
elle est étroite
la porte
étrange
non pas celle de chair
que lui offre sa mère
mais celle
plus subtile encore
de la confiance
que ses parents
vont
ou ne vont pas
lui faire
au moment de sa naissance
et pour la suite
car il est bien lourd de faire sentir
à son enfant
qu'il doit d'abord mériter cette confiance
et que demain
peut-être
on la lui fera
demain
c'est quand demain?
demain n'arrive jamais
des fois
malentendu
immonde
qui veut
que l'enfant
croie
que c'est sa faute
à lui
si on ne lui
fait pas confiance
si on ne tient pas compte
de son ressenti
tout en lui déclarant
haut et fort
le contraire
lavage de cerveau
permanent
récurent
incessant
à se taper la tête au mur
plus d'une fois
Wednesday, August 06, 2008
attachement
Reçu de Mimi:
Deux personnes avaient adopté un lionceau.
Ils n'ont pu le garder, vu sa taille, et l'ont ramené, une fois adulte,
en Afrique,
afin qu'il y vive une vraie vie de lion.
Ils y sont retournés un an après l'avoir laissé.
On leur avait dit que le lion ne les reconnaîtrait pas....
http://www.cyberthing.net/video-play.php?id=105
Deux personnes avaient adopté un lionceau.
Ils n'ont pu le garder, vu sa taille, et l'ont ramené, une fois adulte,
en Afrique,
afin qu'il y vive une vraie vie de lion.
Ils y sont retournés un an après l'avoir laissé.
On leur avait dit que le lion ne les reconnaîtrait pas....
http://www.cyberthing.net/video-play.php?id=105
Sunday, August 03, 2008
molécule
à quoi ça tient?
à la lecture d'un roman d'Alexandre Jardin
à un changement de médoc qui a subitement rendu son énergie à mon homme
au retour de mes petits-grands de leurs camps dans la verdure
à une rencontre plaisante qui a égayé mon après-midi
à un air de frais dont se pare notre maison
à ma résolution de ne jamais cesser de bousculer la vie
à ma non-demande à mes enfants de s'encombrer d'une responsabilité quant à mon bonheur
à mes changements d'humeur répétitifs
mes hauts
mes bas
et à l'homme qui supporte et apprécie cela - selon les moments - depuis presque 20 ans
à ma rage lorsque l'on me dit que l'on me connait et que l'on se conduit en mort vis-à-vis de moi
que l'on me considère malade
alors que je couve un petit, simplement
que l'on s'enquiert de ma santé
comme si je me résumais à un corps en banqueroute, détraqué, épuisé
comme si l'on n'attendait que ma chute, inéluctable, tant mon chemin déçoit ceux qui attendent je ne sais quoi de moi, depuis tant de temps, de façon, ma foi, touchante de naïveté
comme la petite princesse de Tony Ross,
je ne veux pas être gentille, affectueuse, propre, courageuse, bonne nageuse, intelligente et en bonne santé
je veus être grande
et je le suis déjà
semble-t-il
n'ayons crainte de bousculer gaiement ceux qui nous supplient tacitement depuis quarante années de surtout les ménager, car ils vont mourir bientôt, disent-ils
si c'était pour me demander de poser sans bouger pour des photos convenues, figées,
pourquoi m'avoir tant voulue?
pourquoi encore tenter de me déterminer?
je n'ai pas voulu ce bébé qui arrive avec ma tête
et pourtant, je l'accueille presque chaque jour avec joie
petit invité surprise trouvera sa place à notre table,
on se poussera un peu
j'invente déjà des projets pour lui et moi, pour lui et nous
il est bien là, il nage en paix
une femme sage m'a demandé l'autre jour, alors que je la consultais, comment je me sentais
surprise, je me suis sentie regardée comme une personne et non comme un gros bide
dans tous les sens du terme
alors
elle me toucha le ventre
avec des mains chauffées d'une huile
doucement odorante
après m'en avoir demandé
avec vérité
l'autorisation
dans une douceur qui m'était
jusqu'alors inconnue
dans des mains aguerries
à la discipline médicale
le chemin jusqu'à son petit bureau de consultation
là-bas
dans la campagne
fut bien tortueux, ma foi
bien long en temps
en étapes
pour aboutir
à une rencontre simple
je passai
tant d'années
à ramasser
un à un
des cailloux
telle un petit poucet
largué dans une jungle
parce qu'il faut savoir se battre dans la vie
j'avais eu beau
vouloir fermer mes oreilles
oui, surtout, absolument, les fermer
au secours...
à la philosophie
du darwinisme paternel
qui croyait que quelques mots
régulièrement répétés à mes oreilles
allaient me faire touver des solutions
concrètes
moi, élevée en chambre à la froide mamelle des Gaffiot, Larousse et autres Langenscheidt
pâles représentants de ce qu'ils sont sensés vous donner à goûter
comme le son d'une cloche fait saliver des chiens
conditionnés à associer
tintement et morceau de viande
oui, j'avais le tintement
je n'avais pas la viande
heureusement qu'un jour, elle m'a trouvée,
pleine de synapses
de neurotransmetteurs
d'hormones
et de chaleur
moi
prête à jouer ma huitième et ultime représentation de
"la baleine"
mon metteur en scène désirant changer
non de distribution
mais de dramaturgie
prête à lancer encore quelques années
de jets
si plaisants à laisser s'écouler
prête encore à servir de perchoir,
de jambes
pour un tout-petit
qu'il se sente grand
et même disponible
si des petits enfants
un jour
veulent user de mes jambes pour marcher
gaiement
de mes genoux
pour sauter en l'air
ou s'arrondir
doucement
à quoi ça tient?
à la lecture d'un roman d'Alexandre Jardin
à un changement de médoc qui a subitement rendu son énergie à mon homme
au retour de mes petits-grands de leurs camps dans la verdure
à une rencontre plaisante qui a égayé mon après-midi
à un air de frais dont se pare notre maison
à ma résolution de ne jamais cesser de bousculer la vie
à ma non-demande à mes enfants de s'encombrer d'une responsabilité quant à mon bonheur
à mes changements d'humeur répétitifs
mes hauts
mes bas
et à l'homme qui supporte et apprécie cela - selon les moments - depuis presque 20 ans
à ma rage lorsque l'on me dit que l'on me connait et que l'on se conduit en mort vis-à-vis de moi
que l'on me considère malade
alors que je couve un petit, simplement
que l'on s'enquiert de ma santé
comme si je me résumais à un corps en banqueroute, détraqué, épuisé
comme si l'on n'attendait que ma chute, inéluctable, tant mon chemin déçoit ceux qui attendent je ne sais quoi de moi, depuis tant de temps, de façon, ma foi, touchante de naïveté
comme la petite princesse de Tony Ross,
je ne veux pas être gentille, affectueuse, propre, courageuse, bonne nageuse, intelligente et en bonne santé
je veus être grande
et je le suis déjà
semble-t-il
n'ayons crainte de bousculer gaiement ceux qui nous supplient tacitement depuis quarante années de surtout les ménager, car ils vont mourir bientôt, disent-ils
si c'était pour me demander de poser sans bouger pour des photos convenues, figées,
pourquoi m'avoir tant voulue?
pourquoi encore tenter de me déterminer?
je n'ai pas voulu ce bébé qui arrive avec ma tête
et pourtant, je l'accueille presque chaque jour avec joie
petit invité surprise trouvera sa place à notre table,
on se poussera un peu
j'invente déjà des projets pour lui et moi, pour lui et nous
il est bien là, il nage en paix
une femme sage m'a demandé l'autre jour, alors que je la consultais, comment je me sentais
surprise, je me suis sentie regardée comme une personne et non comme un gros bide
dans tous les sens du terme
alors
elle me toucha le ventre
avec des mains chauffées d'une huile
doucement odorante
après m'en avoir demandé
avec vérité
l'autorisation
dans une douceur qui m'était
jusqu'alors inconnue
dans des mains aguerries
à la discipline médicale
le chemin jusqu'à son petit bureau de consultation
là-bas
dans la campagne
fut bien tortueux, ma foi
bien long en temps
en étapes
pour aboutir
à une rencontre simple
je passai
tant d'années
à ramasser
un à un
des cailloux
telle un petit poucet
largué dans une jungle
parce qu'il faut savoir se battre dans la vie
j'avais eu beau
vouloir fermer mes oreilles
oui, surtout, absolument, les fermer
au secours...
à la philosophie
du darwinisme paternel
qui croyait que quelques mots
régulièrement répétés à mes oreilles
allaient me faire touver des solutions
concrètes
moi, élevée en chambre à la froide mamelle des Gaffiot, Larousse et autres Langenscheidt
pâles représentants de ce qu'ils sont sensés vous donner à goûter
comme le son d'une cloche fait saliver des chiens
conditionnés à associer
tintement et morceau de viande
oui, j'avais le tintement
je n'avais pas la viande
heureusement qu'un jour, elle m'a trouvée,
pleine de synapses
de neurotransmetteurs
d'hormones
et de chaleur
moi
prête à jouer ma huitième et ultime représentation de
"la baleine"
mon metteur en scène désirant changer
non de distribution
mais de dramaturgie
prête à lancer encore quelques années
de jets
si plaisants à laisser s'écouler
prête encore à servir de perchoir,
de jambes
pour un tout-petit
qu'il se sente grand
et même disponible
si des petits enfants
un jour
veulent user de mes jambes pour marcher
gaiement
de mes genoux
pour sauter en l'air
ou s'arrondir
doucement
à quoi ça tient?
Sunday, July 27, 2008
Comme une fleur

photo Sandrine Fraikin
sérénité
plaisir
temps qui passe doucement
été à la maison
- comme d'habitude -
et
joie
d'apprendre
à considérer
certaines manifestations
de la présence
de ce petit (grand)
en moi
autrement
contraction
mise sous tension (terme belge, apparemment)
envisagée sous l'angle du plaisir
donné à moi
par ce petit
qui fait toc,toc
à la porte
de la vie à l'air
choix
de considérer
ce temps
de contraction
non pour me contracter
mais
au contraire
pour jouir d'un moment
de détente sereine
après avoir visualisé
maintes et maintes fois
que la tête de l'enfant que j'attendais
passerait comme une fleur
eh bien
elle est passée
mon plus gros bébé
avec une immense douceur
à tel point que je n'ai pas réalisé
qu'elle passait
alors
me dis-je
pourquoi ne visualiserais-je pas
celui ou celle-ci
- nous ne lui avons pas demandé de nous dévoiler son intimité,
on a le temps pour ça -
comme petit amour
qui me fait et me fera du bien
tout simplement?
Quand dans la vie
on se borne à éviter
douleur ou problèmes
on risque tout bonnement
de passer
à côté du meilleur -
qui ne demande qu'à être imaginé.
Weltanschauung
pas si abstraite que ça
tu composes chaque particule de nos vies.
Tant qu'à rejeter pessimisme
fatalisme
et collier au cou,
autant plonger dans plaisir et joie.
Wednesday, July 02, 2008
tiédeur
je te hais
tiédeur
qui fais
que l'air
est difficile à trouver
à six mois de grossesse
je ne sais déjà plus comment me mettre
pour respirer
tiédeur
dans la vie
je te connais
je te fuis
absence d'oxygène
d'élan
quelle que soit la saison
tu n'es pas mon amie
tiédeur
tu me fais autant penser
aux programmes trop remplis
qu'aux programmes vides
trop de tension
de fuite
ou
absence de vision
la lenteur vivante
forte
rythme en-dessous de la moyenne
qui se veut active
n'est pas la tiédeur
qui étouffe
et fait manquer d'air
la vie qui bat vraiment
pleinement
avance
parfois vite
parfois lentement
respire
j'aime
tiédeur
qui fais
que l'air
est difficile à trouver
à six mois de grossesse
je ne sais déjà plus comment me mettre
pour respirer
tiédeur
dans la vie
je te connais
je te fuis
absence d'oxygène
d'élan
quelle que soit la saison
tu n'es pas mon amie
tiédeur
tu me fais autant penser
aux programmes trop remplis
qu'aux programmes vides
trop de tension
de fuite
ou
absence de vision
la lenteur vivante
forte
rythme en-dessous de la moyenne
qui se veut active
n'est pas la tiédeur
qui étouffe
et fait manquer d'air
la vie qui bat vraiment
pleinement
avance
parfois vite
parfois lentement
respire
j'aime
Friday, June 13, 2008
Le jour de l'année qui est fait pour souffler
journée caffard
fatigue
brouillard
affalée
besoin de m'agiter
hier, le jour de mes 40 ans,
j'ai fait du rangement
pour me vider la tête
de trop de temps passé devant l'ordinateur
papiers classés
dans l'armoire de mes 40 ans
bien classés pour redémarrer
un petit peu plus en ordre qu'avant
journée finie autour de gâteaux
et de petits cadeaux
d'une grande carte
avec 9 signatures
(on a un peu aidé certains,
je crois...)
coups de téléphone
d'ici ou là
pour me dire
des choses
parfois très belles
en prenant le temps
journée bouclée
avec le sourire
objectif atteint: ma tête est vidée
je peux redémarrer
parce qu'il y a des mots
qui attendent d'être corrigés
pour partir en mise en page
et qu'ils n'attendent pas
- tout de même ! -
il y a peu, inscription au chômage
et là, le monsieur coche une case: "écrivain"
sur un formulaire et me demande de signer.
Tiens tiens... Il commencerait à y avoir des formulaires
avec des cases dans lesquelles je rentre - un peu?
fatigue
brouillard
affalée
besoin de m'agiter
hier, le jour de mes 40 ans,
j'ai fait du rangement
pour me vider la tête
de trop de temps passé devant l'ordinateur
papiers classés
dans l'armoire de mes 40 ans
bien classés pour redémarrer
un petit peu plus en ordre qu'avant
journée finie autour de gâteaux
et de petits cadeaux
d'une grande carte
avec 9 signatures
(on a un peu aidé certains,
je crois...)
coups de téléphone
d'ici ou là
pour me dire
des choses
parfois très belles
en prenant le temps
journée bouclée
avec le sourire
objectif atteint: ma tête est vidée
je peux redémarrer
parce qu'il y a des mots
qui attendent d'être corrigés
pour partir en mise en page
et qu'ils n'attendent pas
- tout de même ! -
il y a peu, inscription au chômage
et là, le monsieur coche une case: "écrivain"
sur un formulaire et me demande de signer.
Tiens tiens... Il commencerait à y avoir des formulaires
avec des cases dans lesquelles je rentre - un peu?
Thursday, May 15, 2008
les mots justes
ne sont pas ceux qui viennent de la tête
mais ceux qui viennent du coeur et du corps
les mots justes
prennent parfois des détours énormes
avant d'arriver à bon port
et de n'être tout simplement plus que des actes
posés dans l'instant présent
surpris monsieur mon mari
en flagrant délit de ne pas protester
lorsque des enfants se mettent
à squatter notre pied de lit (ou pied de matelas)
avec force couettes, coussins en tous genres
et cela depuis quelques jours déjà
le temps change bien les gens
monsieur papa n'aurait pas laissé faire ça
il y a quelques années de cela
il se serait empressé de remballer les intrus
en recherche d'histoires lues sous la couette
et d'endormissements et réveils tout près
de papa et maman
je vais de surprise en surprise
lors de cette discussion nocturne
puisqu'il me dit que je peux tenter l'ief
avec Link, bientôt 6 ans
et qu'il est ouvert à ce que je l'aide à croire
que ce projet est possible pour nous
ici et maintenant
moi, j'avais besoin d'une autorisation,
ne souhaitant plus me placer
en situation de forcing;
je craignais qu'il prenne un nouvel essai
de la chose comme une agression contre lui
en retour il me demande de considérer
école et ief sur le même pied
puisque nos enfants investissent
ces deux domaines actuellement
It's a long way, babe...
La vie à deux, c'est les montagnes russes,
ou les hauteurs ardennaises...
Bientôt vingt ans que l'on tente de s'accorder.
Et que la chanson change, encore et encore.
Le voyage en vaut la chandelle.
Et les mots, c'est juste... lorsque c'est fidèle à soi-même.
mais ceux qui viennent du coeur et du corps
les mots justes
prennent parfois des détours énormes
avant d'arriver à bon port
et de n'être tout simplement plus que des actes
posés dans l'instant présent
surpris monsieur mon mari
en flagrant délit de ne pas protester
lorsque des enfants se mettent
à squatter notre pied de lit (ou pied de matelas)
avec force couettes, coussins en tous genres
et cela depuis quelques jours déjà
le temps change bien les gens
monsieur papa n'aurait pas laissé faire ça
il y a quelques années de cela
il se serait empressé de remballer les intrus
en recherche d'histoires lues sous la couette
et d'endormissements et réveils tout près
de papa et maman
je vais de surprise en surprise
lors de cette discussion nocturne
puisqu'il me dit que je peux tenter l'ief
avec Link, bientôt 6 ans
et qu'il est ouvert à ce que je l'aide à croire
que ce projet est possible pour nous
ici et maintenant
moi, j'avais besoin d'une autorisation,
ne souhaitant plus me placer
en situation de forcing;
je craignais qu'il prenne un nouvel essai
de la chose comme une agression contre lui
en retour il me demande de considérer
école et ief sur le même pied
puisque nos enfants investissent
ces deux domaines actuellement
It's a long way, babe...
La vie à deux, c'est les montagnes russes,
ou les hauteurs ardennaises...
Bientôt vingt ans que l'on tente de s'accorder.
Et que la chanson change, encore et encore.
Le voyage en vaut la chandelle.
Et les mots, c'est juste... lorsque c'est fidèle à soi-même.
Sunday, April 06, 2008
monts et toutes petites merveilles
chez nous
il y a
en ce moment
une montagne de linge propre
qui attend d'être rangée
et qui a dépassé
en altitude
celle de linge à lessiver
je n'en reviens pas!!!
mes yeux rouges
qui picotent
non pas d'avoir pleuré
mais juste
d'avoir chopé
une conjonctivite
j'aime mieux ça!!!
plus de petites chaussures
rangées
dans leur casier
que de paires
dépareillées
en vadrouille
à travers la maison
je respire un peu...
une montagne de chaussettes
esseulées
qui traverse un système
implacable
et permanent
de tri
et d'appareillage
sans pareil
ça fait des années que j'attendais ça!!!
une penderie
pour les vestes
et les manteaux
dans laquelle mon troupeau
pense enfin à aller chercher
de quoi se vêtir
avant de sortir
on a longtemps survécu sans cela...
et
dans la cour
trois vieilles machines à laver
et mille autres bazars
à envoyer à la ferraille
prochaine jubilation?
qui sait?
il y a
en ce moment
une montagne de linge propre
qui attend d'être rangée
et qui a dépassé
en altitude
celle de linge à lessiver
je n'en reviens pas!!!
mes yeux rouges
qui picotent
non pas d'avoir pleuré
mais juste
d'avoir chopé
une conjonctivite
j'aime mieux ça!!!
plus de petites chaussures
rangées
dans leur casier
que de paires
dépareillées
en vadrouille
à travers la maison
je respire un peu...
une montagne de chaussettes
esseulées
qui traverse un système
implacable
et permanent
de tri
et d'appareillage
sans pareil
ça fait des années que j'attendais ça!!!
une penderie
pour les vestes
et les manteaux
dans laquelle mon troupeau
pense enfin à aller chercher
de quoi se vêtir
avant de sortir
on a longtemps survécu sans cela...
et
dans la cour
trois vieilles machines à laver
et mille autres bazars
à envoyer à la ferraille
prochaine jubilation?
qui sait?
Sunday, March 30, 2008
Pirouette
Cacahuète
Boucle tordue, fermée
C'est un huit
Une farce
Un petit poisson
locataire pour lequel je vide des boîtes de sardines
(Il m'aura fallu tant de temps pour apprendre à me gaver de petits poissons de haute mer,
de bananes, de citrons... dans de telles circonstances).
Huit petites mailles
Quatre fois
Sur quatre aiguilles
Numéro deux
C'est pas bien gros
C'est pour l'automne
Le temps des fruits
Des fruits bien mûrs
Notre ultime petit
(Monsieur mon Fournisseur a pris sa décision!)
Des chaussettes bariolées
Oui
Envie aussi
De lui en faire
Des noires
Des grises
Et
Faut-il le dire?
Des Framboise
La Couleur
Une boucle se boucle
Pour moi qui avais bien cru
en rester à Sept
Chiffre superbe
Irréductible
Mais qui - on le constate - se complète
parfois en huit
L'année du huit
J'en aurai cinq fois huit
Jetterai-je
aux orties
- enfin -
ce malaise
ce renoncement
cette négation
de ce que je ressens,
cet élan
vers la couleur
à laquelle je souhaitais
consacrer mon âme
et mon temps à 18 ans?
A force de côtoyer
des personnes
douées de l'intelligence du coeur,
personnes qui voient
et qui parlent
juste
et chaudement
me voilà en dedans
- comme un huit -
toute retournée
retrouvée
rassemblée
Dieu qu'il faut du temps
pour distinguer ce qui est raisonnable
de ce qui ne l'est pas
et être
- enfin -
ici et maintenant
et pas hier, pas demain,
ou là où l'on croirait qu'il est bon que je sois.
Dieu qu'il faut du temps
pour s'entendre avec soi,
se parler, s'écouter et vraiment s'aimer.
Boucle tordue, fermée
C'est un huit
Une farce
Un petit poisson
locataire pour lequel je vide des boîtes de sardines
(Il m'aura fallu tant de temps pour apprendre à me gaver de petits poissons de haute mer,
de bananes, de citrons... dans de telles circonstances).
Huit petites mailles
Quatre fois
Sur quatre aiguilles
Numéro deux
C'est pas bien gros
C'est pour l'automne
Le temps des fruits
Des fruits bien mûrs
Notre ultime petit
(Monsieur mon Fournisseur a pris sa décision!)
Des chaussettes bariolées
Oui
Envie aussi
De lui en faire
Des noires
Des grises
Et
Faut-il le dire?
Des Framboise
La Couleur
Une boucle se boucle
Pour moi qui avais bien cru
en rester à Sept
Chiffre superbe
Irréductible
Mais qui - on le constate - se complète
parfois en huit
L'année du huit
J'en aurai cinq fois huit
Jetterai-je
aux orties
- enfin -
ce malaise
ce renoncement
cette négation
de ce que je ressens,
cet élan
vers la couleur
à laquelle je souhaitais
consacrer mon âme
et mon temps à 18 ans?
A force de côtoyer
des personnes
douées de l'intelligence du coeur,
personnes qui voient
et qui parlent
juste
et chaudement
me voilà en dedans
- comme un huit -
toute retournée
retrouvée
rassemblée
Dieu qu'il faut du temps
pour distinguer ce qui est raisonnable
de ce qui ne l'est pas
et être
- enfin -
ici et maintenant
et pas hier, pas demain,
ou là où l'on croirait qu'il est bon que je sois.
Dieu qu'il faut du temps
pour s'entendre avec soi,
se parler, s'écouter et vraiment s'aimer.
Sunday, March 23, 2008
Involution
Comme juste après une naissance
je suis convalescente
je me resserre
me contracte
je retrouve ma place
bien au chaud
entre deux petits
la nuit
tout contre moi serrés
je reprends des forces
comme après une tempête
qui aurait pris quinze ans
à dire "au fait, je m'appelle Dépression, et toi?"
je la salue qui devient petit vent
et nous perturbe encore
juste pour dire encore un peu son nom.
Et moi, quel est mon nom?
Encore à inventer.
Nouvelle peau, nouvelle vie...
Plus centrée
Moins bavarde
Je trouve la terre ferme
Assez confortable
Au final
Elle m'accueille
Elle nous prend
Toi et moi
Un pied devant l'autre
C'était avant
C'est maintenant
Pourvu qu'on danse
je suis convalescente
je me resserre
me contracte
je retrouve ma place
bien au chaud
entre deux petits
la nuit
tout contre moi serrés
je reprends des forces
comme après une tempête
qui aurait pris quinze ans
à dire "au fait, je m'appelle Dépression, et toi?"
je la salue qui devient petit vent
et nous perturbe encore
juste pour dire encore un peu son nom.
Et moi, quel est mon nom?
Encore à inventer.
Nouvelle peau, nouvelle vie...
Plus centrée
Moins bavarde
Je trouve la terre ferme
Assez confortable
Au final
Elle m'accueille
Elle nous prend
Toi et moi
Un pied devant l'autre
C'était avant
C'est maintenant
Pourvu qu'on danse
Monday, February 25, 2008
Saturday, February 16, 2008
Thursday, February 14, 2008
éponge
J'absorbais
j'absorbais
irrémédiablement
j'absorbais
petite ou grande
depuis toujours
j'absorbais
parfois
je réagissais
en colère
sans savoir vraiment
que je sauvais ma vie
ensuite
j'ai fait tampon
imbibé
résolu
tampon de survie
exposée
surexposée
que j'ai été
à un pessimisme
malade
que jamais
nul ne nommait
que je ne pouvais
nommer
dont je ne suis
je crois
qu'une pauvre réaction
allergique
dont les boutons
éclosent
encore et encore
vers l'air
vers le haut
tandis que je suis
tirée vers le bas
par le poids
de l'éponge
imbibée
alourdie
réaction allergique
au morbide
qui se cachait
tapi
dans notre vie
bien-comme-il-fallait
quand j'étais petite
je suis une réaction
qui fait tampon
une fine strate
une petite étape
héritage triste
goût du morbide
respiré toute petite
fascination de la mort
des blessures
et incapacité à être dans le présent
je les connais
je suis leur allergie
je cherche l'atterrissage
ici et maintenant
tout le temps
j'absorbais
irrémédiablement
j'absorbais
petite ou grande
depuis toujours
j'absorbais
parfois
je réagissais
en colère
sans savoir vraiment
que je sauvais ma vie
ensuite
j'ai fait tampon
imbibé
résolu
tampon de survie
exposée
surexposée
que j'ai été
à un pessimisme
malade
que jamais
nul ne nommait
que je ne pouvais
nommer
dont je ne suis
je crois
qu'une pauvre réaction
allergique
dont les boutons
éclosent
encore et encore
vers l'air
vers le haut
tandis que je suis
tirée vers le bas
par le poids
de l'éponge
imbibée
alourdie
réaction allergique
au morbide
qui se cachait
tapi
dans notre vie
bien-comme-il-fallait
quand j'étais petite
je suis une réaction
qui fait tampon
une fine strate
une petite étape
héritage triste
goût du morbide
respiré toute petite
fascination de la mort
des blessures
et incapacité à être dans le présent
je les connais
je suis leur allergie
je cherche l'atterrissage
ici et maintenant
tout le temps
Wednesday, February 06, 2008
piège
Beaucoup d'événements deviennent des secrets parce que ceux qui les ont vécus pensent qu'il serait indigne d'en parler à leurs proches, en particulier à leurs enfants, et que s'ils le faisaient, ils risqueraient de perdre le respect de leurs enfants. Ils ont peur que leurs confidences dégradent la bonne image qu'ils pensent nécessaire que leurs enfants aient d'eux: l'image de parents parfaits et ne commettant aucune erreur. Souvent, l'existence du secret est ainsi motivée par l'idée que nous nous faisons de ce que doit être un père, une mère, une famille, ... c'est-à-dire un père, une mère ou une famille parfaits. Or de tels comportements ne sont pas seulement générateurs de secrets. Ils enferment également les enfants dans le carcan d'un idéal pesant, auquel ceux-ci éprouveront plus tard la nécessité de se conformer en toutes circonstances. Ainsi, vouloir cacher à ses enfants les erreurs qu'on a pu commettre contribue non seulement à les exclure d'une partie de notre vie, mais aussi à les emprisonner dans la nécessité de se conformer à des idéaux excessifs. Cet emprisonnement provoque fatalement chez eux une tendance à cacher à leurs parents leurs erreurs et leurs questions. Ils veulent ainsi correspondre à l'image d'eux qu'ils pensent souhaitée par leurs parents, image calquée sur le modèle de celle que leurs parents leur ont imposée d'eux : des êtres parfaits...
Le problème est que, dans ce souci de perfection, plus personne ne communique ses sentiments et ses pensées réelles. Et le désespoir de l'adolescence n'en est que plus grand.
Extrait de Secrets de famille: mode d'emploi, Quand et comment faut-il en parler?, de Serge Tisseron, Marabout, première édition : Editions Ramsay, Paris, 1996.
pp. 59-60
Le problème est que, dans ce souci de perfection, plus personne ne communique ses sentiments et ses pensées réelles. Et le désespoir de l'adolescence n'en est que plus grand.
Extrait de Secrets de famille: mode d'emploi, Quand et comment faut-il en parler?, de Serge Tisseron, Marabout, première édition : Editions Ramsay, Paris, 1996.
pp. 59-60
Saturday, January 26, 2008
vider la maison
c'était il y a deux ans
nous avions rendez-vous
nous
les petits-enfants
pour vider la maison
de nos grands-parents
j'ai choisi des édredons
sous lesquels j'avais bien dormi
des petits foulards en soie
que j'avais tant vus
au cou de ma grand-mère
une petite sacoche
avec,
dedans
un mouchoir en papier
qui portait encore
la marque de son rouge à lèvres
lorsqu'elle les pinçait
après s'être maquillée
j'avais redouté ce moment
finalement, il fut bon
gai
vivant
chaque chose repartait
reprenait du service
s'en allait en voyage
sur un nouveau chemin
les grandes marmites
dans une famille nombreuse
(on se demande bien laquelle)
et les petites casserolles
dans une famille à deux enfants
j'ai même éclaté de rire
lorsque ma cousine m'a proposé
ces casserolles qui, chez nous,
ne permettraient de cuire que de la sauce
pour notre régiment
tellement elles étaient petites
aussi petites que celles que j'utilisais
dans ma chambre d'étudiante
pour manger seule ou avec quelqu'un
(ah zut, shut! je n'étais pas sensée manger avec quelqu'un
dans cette chambre-là
je sens que je vais décevoir quelqu'un...
mais peut-être qu'il s'y fera
- et il n'a plus le choix! -
quand on a une fille
ce n'est pas pour la maintenir sous cloche!!!)
ah!
vider la maison
vaste projet que celui-là
difficile après un décès, un départ, un arrêt
difficile aussi lorsqu'on est tous bien là
que la vie continue
mais que l'ordre, la raison, l'organisation
défient la raison
vider
quel sens cela a-t-il?
sortir des objets qui mangent de la place
pour les faire rentrer peu de temps après
et avoir l'impression d'avoir accompli un travail
brasser de l'air
c'est tellement important
on se sent bien vivant
mais qu'est-ce que l'on fait?
vider
compter
transférer
redistribuer
soupeser
élaguer
faire du vide autour
ordonner avec soin les outils essentiels
pour la vie quotidienne
nourriture spirituelle
tout ce qui a un sens
pour aller où l'on va
compter les accessoires
en vérifier la liste
les ranger dans les malles
entre deux représentations
panser ses plaies
regarder ce qui bouge
quand il n'y a plus d'action
voir ce qui bouge bien
vraiment bien
ce qui donne envie de bouger
tellement c'est joli quand ça bouge
- et lire les petits mails qui, la nuit, tombent, remplis de lumière !
nous avions rendez-vous
nous
les petits-enfants
pour vider la maison
de nos grands-parents
j'ai choisi des édredons
sous lesquels j'avais bien dormi
des petits foulards en soie
que j'avais tant vus
au cou de ma grand-mère
une petite sacoche
avec,
dedans
un mouchoir en papier
qui portait encore
la marque de son rouge à lèvres
lorsqu'elle les pinçait
après s'être maquillée
j'avais redouté ce moment
finalement, il fut bon
gai
vivant
chaque chose repartait
reprenait du service
s'en allait en voyage
sur un nouveau chemin
les grandes marmites
dans une famille nombreuse
(on se demande bien laquelle)
et les petites casserolles
dans une famille à deux enfants
j'ai même éclaté de rire
lorsque ma cousine m'a proposé
ces casserolles qui, chez nous,
ne permettraient de cuire que de la sauce
pour notre régiment
tellement elles étaient petites
aussi petites que celles que j'utilisais
dans ma chambre d'étudiante
pour manger seule ou avec quelqu'un
(ah zut, shut! je n'étais pas sensée manger avec quelqu'un
dans cette chambre-là
je sens que je vais décevoir quelqu'un...
mais peut-être qu'il s'y fera
- et il n'a plus le choix! -
quand on a une fille
ce n'est pas pour la maintenir sous cloche!!!)
ah!
vider la maison
vaste projet que celui-là
difficile après un décès, un départ, un arrêt
difficile aussi lorsqu'on est tous bien là
que la vie continue
mais que l'ordre, la raison, l'organisation
défient la raison
vider
quel sens cela a-t-il?
sortir des objets qui mangent de la place
pour les faire rentrer peu de temps après
et avoir l'impression d'avoir accompli un travail
brasser de l'air
c'est tellement important
on se sent bien vivant
mais qu'est-ce que l'on fait?
vider
compter
transférer
redistribuer
soupeser
élaguer
faire du vide autour
ordonner avec soin les outils essentiels
pour la vie quotidienne
nourriture spirituelle
tout ce qui a un sens
pour aller où l'on va
compter les accessoires
en vérifier la liste
les ranger dans les malles
entre deux représentations
panser ses plaies
regarder ce qui bouge
quand il n'y a plus d'action
voir ce qui bouge bien
vraiment bien
ce qui donne envie de bouger
tellement c'est joli quand ça bouge
- et lire les petits mails qui, la nuit, tombent, remplis de lumière !
Friday, January 11, 2008
recherche
pistes
informations
comme ici
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/hippocrate/1025382.html
infos
comme mardi 15 janvier à 21h: soirée Thema sur Arte
détente
et
tension
vont et viennent
traitement radical
contre la crainte du jugement d'autrui
avancer, surtout
avancer
et sortir d'ici
au-delà du bien et du mal
la paix
existe peut-être
l'énergie
est là
voisine
du manque de sommeil
les réponses
aux enfants
me sortent
vives
fortes
là où ils attendent
des câlins
je ferme plus facilement
le bouton
de mes pantalons
avantage
de la perte d'appétit
(s'il en est)
c'est par où la sortie?
un paquet d'aller-simples
s'il vous plaît
de l'air
de l'air
de l'air
informations
comme ici
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/hippocrate/1025382.html
infos
comme mardi 15 janvier à 21h: soirée Thema sur Arte
détente
et
tension
vont et viennent
traitement radical
contre la crainte du jugement d'autrui
avancer, surtout
avancer
et sortir d'ici
au-delà du bien et du mal
la paix
existe peut-être
l'énergie
est là
voisine
du manque de sommeil
les réponses
aux enfants
me sortent
vives
fortes
là où ils attendent
des câlins
je ferme plus facilement
le bouton
de mes pantalons
avantage
de la perte d'appétit
(s'il en est)
c'est par où la sortie?
un paquet d'aller-simples
s'il vous plaît
de l'air
de l'air
de l'air
Thursday, January 03, 2008
sur le bas-côté
au printemps
nous nous sommes fait refaire
des lunettes
toi et moi
finies ces années
sans paire
sans rien
vieilles paires cassées
où il n'y avait
pas le temps
ni
la possibilité
de les remplacer
sans voiture
je n'avais plus trop
besoin de lunettes
(mais si, quand-même,
mais la gestion
du manque
passe par de ces argumentations
internes!)
qui m'étaient principalement utiles pour conduire
et lire les plaques
de loin
en chemin
mais en rue
tout de même
mes lunettes me manquaient
alors
au printemps
nous sommes allés
- enfin -
nous faire refaire
des lunettes
depuis...
trois paires me permettent
d'en avoir
en permanence
une localisée
aux branches non brutalisées
par des petites mains
je revois de loin
et
j'en reviens...
à présent
je recule pour voir
là où je suis
car ma vision de près
n'était pas trop au point
comme un peintre recule
besoin de temps
surtout
besoin de coeur
de beaucoup
de patience
pour contempler
qui j'aime
et qui
souffre
tout près de moi
nous nous sommes fait refaire
des lunettes
toi et moi
finies ces années
sans paire
sans rien
vieilles paires cassées
où il n'y avait
pas le temps
ni
la possibilité
de les remplacer
sans voiture
je n'avais plus trop
besoin de lunettes
(mais si, quand-même,
mais la gestion
du manque
passe par de ces argumentations
internes!)
qui m'étaient principalement utiles pour conduire
et lire les plaques
de loin
en chemin
mais en rue
tout de même
mes lunettes me manquaient
alors
au printemps
nous sommes allés
- enfin -
nous faire refaire
des lunettes
depuis...
trois paires me permettent
d'en avoir
en permanence
une localisée
aux branches non brutalisées
par des petites mains
je revois de loin
et
j'en reviens...
à présent
je recule pour voir
là où je suis
car ma vision de près
n'était pas trop au point
comme un peintre recule
besoin de temps
surtout
besoin de coeur
de beaucoup
de patience
pour contempler
qui j'aime
et qui
souffre
tout près de moi
mystère camionette
il y a
quelque part
entre chez nous et Paris
notre camionette
nous l'avions achetée il y a deux ans et demi
une réplique de la précédente
une occasion
las!
elle est tombée en panne
après quelques mois seulement
hors frontières
et elle y est toujours
frais de rapatriement
résolument
hors de notre portée
la belle tient-elle encore?
serait-elle réparable?
il nous faut enquêter
et
tirer au clair
cette histoire
quelque part
entre chez nous et Paris
notre camionette
nous l'avions achetée il y a deux ans et demi
une réplique de la précédente
une occasion
las!
elle est tombée en panne
après quelques mois seulement
hors frontières
et elle y est toujours
frais de rapatriement
résolument
hors de notre portée
la belle tient-elle encore?
serait-elle réparable?
il nous faut enquêter
et
tirer au clair
cette histoire
Wednesday, January 02, 2008
être voisin
derrière notre maison
il y a une petite cour
il y a un petit jardin
et derrière le jardin
il y a une annexe
dans laquelle
se rangent
nos rêves
cassés
ou entassés
des livres que l'on aime
des meubles à évacuer
des bouts d'un peu tout
en désordre
à ordonner
boîtes
de prépas
de cours
que je ne donnerai
peut-être plus jamais
textes d'auteurs
allemands
et autres
poèmes
quelques rayons
pondus par des auteurs de théâtre
etcaetera
etcaetera
il y a du rangement
à faire
dans la cour
le jardin
une table de ping-pong
qui a besoin
d'être remontée
du bric-à-brac à évacuer
histoire
que monsieur notre voisin
nous dise
un jour
à nouveau
"bonjour!" en souriant
comme il le faisait autrefois
il y a du rangement à faire
dans l'annexe
pour évacuer
trier
pousser les choses
remettre de la chaleur
préparer un espace
pour un boys band
que je connais bien
et qui veut se mêler
de faire du métal
pour des répétitions
de théâtre
pour des pinceaux
en mal de peinture
peut-être
(qui sait?)
il y a ces livres
en mal de bibliothèque
en mal d'être feuilletés
du fond d'un lit douillet
ou bien sur une plage
il y a cette attente
de nos rêves
qui sont là
un peu oubliés
qui attendent
à moitié endormis
que nous soyons
enfin
prêts
à être clairs avec nous-mêmes
avec monsieur notre voisin
avec les enfants
être notre voisin
n'est pas une histoire simple
on entend des enfants
s'exprimer
tantôt d'une façon relevée
tantôt comme des charretiers
(ils ont développé de vastes compétences!)
sans oublier un écho de naissances
et puis, étonamment, pas beaucoup de pleurs de bébés
bizarre bizarre d'être notre voisin!!!
le tout est de remonter ses manches
de faire un pas, deux pas
de reprendre la route
du dehors
de l'air
ce chemin qui nous sépare
de qui nous sommes
reste à construire de nos mains
une bibliothèque qui dise
aux livres que l'on aime
"venez habiter avec nous, ici
nous avons envie que vous soyez là avec nous
venez vous faire feuilleter par nos enfants
après avoir été feuilletés par nous"
il y a un moment
où l'on peut
peut-être
cesser d'être
juste
à côté de soi-même
pour entrer
finalement
dans le vif du sujet
et être pleinement soi
juste soi
en équilibre
ou dans un état voisin
il y a une petite cour
il y a un petit jardin
et derrière le jardin
il y a une annexe
dans laquelle
se rangent
nos rêves
cassés
ou entassés
des livres que l'on aime
des meubles à évacuer
des bouts d'un peu tout
en désordre
à ordonner
boîtes
de prépas
de cours
que je ne donnerai
peut-être plus jamais
textes d'auteurs
allemands
et autres
poèmes
quelques rayons
pondus par des auteurs de théâtre
etcaetera
etcaetera
il y a du rangement
à faire
dans la cour
le jardin
une table de ping-pong
qui a besoin
d'être remontée
du bric-à-brac à évacuer
histoire
que monsieur notre voisin
nous dise
un jour
à nouveau
"bonjour!" en souriant
comme il le faisait autrefois
il y a du rangement à faire
dans l'annexe
pour évacuer
trier
pousser les choses
remettre de la chaleur
préparer un espace
pour un boys band
que je connais bien
et qui veut se mêler
de faire du métal
pour des répétitions
de théâtre
pour des pinceaux
en mal de peinture
peut-être
(qui sait?)
il y a ces livres
en mal de bibliothèque
en mal d'être feuilletés
du fond d'un lit douillet
ou bien sur une plage
il y a cette attente
de nos rêves
qui sont là
un peu oubliés
qui attendent
à moitié endormis
que nous soyons
enfin
prêts
à être clairs avec nous-mêmes
avec monsieur notre voisin
avec les enfants
être notre voisin
n'est pas une histoire simple
on entend des enfants
s'exprimer
tantôt d'une façon relevée
tantôt comme des charretiers
(ils ont développé de vastes compétences!)
sans oublier un écho de naissances
et puis, étonamment, pas beaucoup de pleurs de bébés
bizarre bizarre d'être notre voisin!!!
le tout est de remonter ses manches
de faire un pas, deux pas
de reprendre la route
du dehors
de l'air
ce chemin qui nous sépare
de qui nous sommes
reste à construire de nos mains
une bibliothèque qui dise
aux livres que l'on aime
"venez habiter avec nous, ici
nous avons envie que vous soyez là avec nous
venez vous faire feuilleter par nos enfants
après avoir été feuilletés par nous"
il y a un moment
où l'on peut
peut-être
cesser d'être
juste
à côté de soi-même
pour entrer
finalement
dans le vif du sujet
et être pleinement soi
juste soi
en équilibre
ou dans un état voisin
Monday, December 31, 2007
passagère
depuis longtemps
sans que j’en aie eu conscience
se niche
sous mon toit
une personne étrange
qui tantôt reste calme
ne se manifeste pas
tantôt s’ingénie à perdre les outils
les papiers
fait des trous dans les murs
et ne les répare pas
démarre mille choses
ne les achève pas
et déboule parfois
en crise que je peux
aujourd’hui qualifier de maniaque
(il y a peu de temps que j’ai ce mot-là)
j’ai vécu très longtemps
dans mon histoire
sans en saisir le fil
ou du moins un des fils qui,
sans cesse,
vient détricoter ce que les autres tissent
cette année-là
j’ai eu l’impression
de dormir à côté d’un mort
c’était indescriptible
comment je suis restée ?
je ne sais pas
accrochée à un rayon
de lumière
j’ai tenu bon
puis
nous avons tâtonné
lentement
cherché
cherché
longtemps
cette personne à nos côtés
passagère clandestine
non identifiée
elle
n’a pas sa chaise à notre table
mais elle est là
qui m’envoie au dehors ou vers des fenêtres comme celle-ci
vers un ailleurs riant et agréable
un ailleurs sans trou et sans déchirure
un ailleurs accueillant, serein
un lieu que je n’ai pas
elle décuple mes forces
m’envoie pas monts, par vaux
dans des lieux insolites
loges, maisons de maître, bureaux, salle de danse, de jeu
lieux garnis de chaises raides, de tapis de mousse bien minces, de grands blocs ramollis,
de matelas garnis
lieux aux accueils divers dont j’ai même eu la clé, quelquefois
sans que j’en aie eu conscience
se niche
sous mon toit
une personne étrange
qui tantôt reste calme
ne se manifeste pas
tantôt s’ingénie à perdre les outils
les papiers
fait des trous dans les murs
et ne les répare pas
démarre mille choses
ne les achève pas
et déboule parfois
en crise que je peux
aujourd’hui qualifier de maniaque
(il y a peu de temps que j’ai ce mot-là)
j’ai vécu très longtemps
dans mon histoire
sans en saisir le fil
ou du moins un des fils qui,
sans cesse,
vient détricoter ce que les autres tissent
cette année-là
j’ai eu l’impression
de dormir à côté d’un mort
c’était indescriptible
comment je suis restée ?
je ne sais pas
accrochée à un rayon
de lumière
j’ai tenu bon
puis
nous avons tâtonné
lentement
cherché
cherché
longtemps
cette personne à nos côtés
passagère clandestine
non identifiée
elle
n’a pas sa chaise à notre table
mais elle est là
qui m’envoie au dehors ou vers des fenêtres comme celle-ci
vers un ailleurs riant et agréable
un ailleurs sans trou et sans déchirure
un ailleurs accueillant, serein
un lieu que je n’ai pas
elle décuple mes forces
m’envoie pas monts, par vaux
dans des lieux insolites
loges, maisons de maître, bureaux, salle de danse, de jeu
lieux garnis de chaises raides, de tapis de mousse bien minces, de grands blocs ramollis,
de matelas garnis
lieux aux accueils divers dont j’ai même eu la clé, quelquefois
elle décuple mes forces et parfois
aussi
elle m’envoie
à mon grand regret
dans des intérieurs douillets
visites
dont il me faut bien du temps
pour me remettre
tant le choc est profond
elle décourage
ceux qui,
autrefois,
nous rendaient visite
et je vis sur la corde raide
mon cardiologue met le doigt sur ma difficulté, content :
trop de naissances et trop d’allaitements
mais c’est simplement de sommeil dont je manque
de sérénité
je m’use
ma tête tourne depuis
un ou deux ans
je craque
le sommeil en allé
le sommeil suspendu
la tête qui ne comprend pas
qui cherche dans la nuit
qui vient s’immiscer dans ma vie
semer l’angoisse et l’énergie
l’énergie insatiable
celle qui se nourrit des blessures
son nom est composé
il y a maniaque
il y a dépression aussi
mais on dit bipolaire maintenant
il va encore m’en falloir du temps
pour comprendre mon histoire
notre histoire
entre moi, toi, et ton double
qui te paralyse
t’empêche de parler
et t’enferme dans un tunnel profond
dont je ne peux résolument pas t’aider à te tirer
depuis qu’elle a un nom
(ou plutôt deux)
elle me fait moins peur
déjà je sens
que tu retrouves un tout petit peu
de clarté
de sourire
et parfois
nous rions
je te sens présent
difficile pour toi
d’accepter
que tu vas prendre
ces médicaments
jusqu’au bout
de ta vie
difficile pour moi
de me dire
que toi et moi
c’est avec elle
nécessairement
soulagement de comprendre
que lorsqu’on s’appelait
c’était souvent
un très long silence
un appel
des centaines d’appels
pour se dire
qu’on était là
et je vis sur la corde raide
mon cardiologue met le doigt sur ma difficulté, content :
trop de naissances et trop d’allaitements
mais c’est simplement de sommeil dont je manque
de sérénité
je m’use
ma tête tourne depuis
un ou deux ans
je craque
le sommeil en allé
le sommeil suspendu
la tête qui ne comprend pas
qui cherche dans la nuit
qui vient s’immiscer dans ma vie
semer l’angoisse et l’énergie
l’énergie insatiable
celle qui se nourrit des blessures
son nom est composé
il y a maniaque
il y a dépression aussi
mais on dit bipolaire maintenant
il va encore m’en falloir du temps
pour comprendre mon histoire
notre histoire
entre moi, toi, et ton double
qui te paralyse
t’empêche de parler
et t’enferme dans un tunnel profond
dont je ne peux résolument pas t’aider à te tirer
depuis qu’elle a un nom
(ou plutôt deux)
elle me fait moins peur
déjà je sens
que tu retrouves un tout petit peu
de clarté
de sourire
et parfois
nous rions
je te sens présent
difficile pour toi
d’accepter
que tu vas prendre
ces médicaments
jusqu’au bout
de ta vie
difficile pour moi
de me dire
que toi et moi
c’est avec elle
nécessairement
soulagement de comprendre
que lorsqu’on s’appelait
c’était souvent
un très long silence
un appel
des centaines d’appels
pour se dire
qu’on était là
au bout du fil
mais qu’on ne pouvait pas trouver la formule
les mots
sur ce que l’on ne comprenait pas
vie d’angoisse
corde raide
tout le temps
enthousiasme
énergie
usure
et puis il y a le nom, les noms de la passagère
mais qu’on ne pouvait pas trouver la formule
les mots
sur ce que l’on ne comprenait pas
vie d’angoisse
corde raide
tout le temps
enthousiasme
énergie
usure
et puis il y a le nom, les noms de la passagère
alors
à nouveau
un avenir ouvert
Friday, December 07, 2007
Tuesday, December 04, 2007
mère
http://www.bluffton.edu/womenartists/ch10(20c)/modersohnnursing.jpg
mère
sorcière
mangeoire
feu
repos
signifié
signifiant
référent
issue
ouverture
offerte
monture
point de vue
plongeoir
mère
mère
sorcière
mangeoire
feu
repos
signifié
signifiant
référent
issue
ouverture
offerte
monture
point de vue
plongeoir
mère
Sunday, November 25, 2007
16 ans
il éclate de rire
il m'invite
à venir voir
avec lui
la fin d'un feuilleton
je m'étonne
et m'exécute
et j'écoute
les répliques
qu'il souligne
en me les répétant
chapelet de poncifs
qu'égrène cet épisode
d'un feuilleton américain
exclusivement WASP
ou presque
des années cinquante
ou
(c'est lui qui me le dit)
comment voir la vie en
compliqué
et en bons sentiments
je suppose que
dans pas longtemps
il regardera plus
la mise en scène
que l'histoire
les plans où les acteurs
parlent sans rien faire
ou font sans rien dire
est-ce que ça l'énervera
comme ça énerve son papa?
j'aime ce décalage
pas désabusé
amusé
rieur
chez mon fils,
notre fils
à qui nous n'avons pas essayé
de faire gober trop d'évidences
mais bien mieux
de toujours regarder
si les choses simples
ne sont pas, de plus près,
plus complexes qu'elles ne semblent
complexes, belles, changeantes, intéressantes
déjà, il était revenu
riant
d'un voyage
où on lui avait dressé des vues sur la vie
pareilles à des recettes
il m'avait fait son analyse
synthèse fine et circonstanciée
il sait que la vie c'est plus riche que des sentences
que les personnages de la vie sont ronds
pas plats comme des omelettes fades
qui rampent sous les mots.
il m'invite
à venir voir
avec lui
la fin d'un feuilleton
je m'étonne
et m'exécute
et j'écoute
les répliques
qu'il souligne
en me les répétant
chapelet de poncifs
qu'égrène cet épisode
d'un feuilleton américain
exclusivement WASP
ou presque
des années cinquante
ou
(c'est lui qui me le dit)
comment voir la vie en
compliqué
et en bons sentiments
je suppose que
dans pas longtemps
il regardera plus
la mise en scène
que l'histoire
les plans où les acteurs
parlent sans rien faire
ou font sans rien dire
est-ce que ça l'énervera
comme ça énerve son papa?
j'aime ce décalage
pas désabusé
amusé
rieur
chez mon fils,
notre fils
à qui nous n'avons pas essayé
de faire gober trop d'évidences
mais bien mieux
de toujours regarder
si les choses simples
ne sont pas, de plus près,
plus complexes qu'elles ne semblent
complexes, belles, changeantes, intéressantes
déjà, il était revenu
riant
d'un voyage
où on lui avait dressé des vues sur la vie
pareilles à des recettes
il m'avait fait son analyse
synthèse fine et circonstanciée
il sait que la vie c'est plus riche que des sentences
que les personnages de la vie sont ronds
pas plats comme des omelettes fades
qui rampent sous les mots.
Friday, November 09, 2007
libération?
Merci Cécile pour ce mot juste et merci à une "adulte intense"
qui m'a ouvert les yeux sur cette qualité d'une part,
et sur son acceptabilité d'autre part.
Pleurer dans le genre "chutes du Niagara" ou rire uniquement à gorge déployée
être à peu près totalement incapable de fermer les yeux le jour
(sauf en cas d'épuisement phénoménal ou de grossesse)
ou de faire la grasse matinée sous la couette
toujours être en mouvement, en réaction
travailler le jour
et travailler la nuit
ne pas savoir ce que le terme "pause" veut dire
ou alors "pause forcée"
quand les forces s'en sont allées
une nature intense
la libération pour moi fut qu'une personne m'ait nommé cette condition
que nous partageons...
Depuis, je suis légère.
Je me sens autorisée à être comme je suis.
Je peux comprendre - sans avoir plus envie de poser une foule de questions sur le passé -
que mes proches n'y aient souvent pas compris grand chose.
Depuis, je pense que le sentiment que j'avais eu longtemps de ne pas être pleinement acceptée telle que j'étais devait être légitime. Point.
Ca cicatrise à vitesse grand V, cette légitimation.
Une trop grande sensibilité qui fait que, le soir, au lieu de me coucher, je couchais, je couche des mots dans des cahiers, sur un clavier, ou que je dépensais tout mon argent de poche en pots de peinture - qu'allait-on bien pouvoir faire de moi? Hein?
Feu un de mes grands-pères m'a dit un jour que j'étais trop sensible.
Je me souviens, le jour de son enterrement, j'étais très loin, très loin de là, à donner une formation au portage, pour transmettre quelques gestes, quelques mots qui, à leur tour, voyageraient. C'était bien comme ça.
Ils l'ont enterré, au printemps, sous la neige.
J'aurais été bien incapable d'une oraison funèbre.
Trop tôt pour moi pour prononcer devant une assemblée
(ce que j'avais fait avec joie pour son épouse, ma grand-mère, quelques mois plus tôt)
des mots doux pour parler de non-douceur,
d'amour qui ne sait que taquiner et faire pleurer les femmes.
Il m'a aussi dit un jour que j'étais une bonne laitière, et il m'a fait rire.
Ses bêtes n'avaient pas le temps d'allaiter leurs petits.
Pas le temps pour ces choses, pour l'essentiel...
Chez lui, les heures de biberon des bébés étaient calculés pour que les hommes soient servis à l'heure où ils le voulaient.
Fallait que ça roule. Et ça roulait.
J'ai pourtant le souvenir d'une toute petite fille qui le faisait danser,
grand-père devenu gâteau avec les années.
Qu'ils étaient beaux, tous les deux, en train de faire la ronde.
Les petites filles de deux ans ont tout pour vous faire fondre.
Moi, j'ai eu le tort de le faire grand-père pour la première fois,
puis arrière grand-père pour la première fois,
et il a eu à chaque fois bien du mal à passer le cap.
Il semblerait que je sois un cap difficile à passer...
J'ai perdu cette année-là ma confiance dans le mot "famille".
J'ai vu, une fois de plus, le froid qui se lève sur le nid éparpillé
lorsque la Mère est partie.
Pendant des mois, j'ai eu peur de ce froid qui s'était levé.
J'ai compris, de chaque côté, que lorsque la Mère s'en va, sa tendresse ne reste pas forcément.
La Mère, la Grand-Mère, qui vous aime comme vous êtes, même si elle ne vous comprend pas, même si elle vous passe la main devant les yeux lorsque vous rêvassez, qui vous emmène à la messe à 7h du matin et avec qui vous faites les courses, bras-dessus-bras-dessous, pendant les vacances, cette Grand-Mère qui ne vous demande rien sinon d'être heureuse, parce que ses rêves à elle, elle sait très bien que ce sont les siens,
Grand Mère qui s'émerveille tout simplement devant vos pas, quels qu'ils soient ...
J'ai eu bien froid cette année-là.
La même année, mes poussins ont perdu leur Grand-Papa.
Curieuse année où mes enfants et moi perdons un ou deux de nos grands-parents.
Curieuse année où une petite fille nous est née, en plein été, coiffée, à la maison, après quatre garçons.
Il y a des années,
il y a des mots
qui changent beaucoup
surleur passage.
qui m'a ouvert les yeux sur cette qualité d'une part,
et sur son acceptabilité d'autre part.
Pleurer dans le genre "chutes du Niagara" ou rire uniquement à gorge déployée
être à peu près totalement incapable de fermer les yeux le jour
(sauf en cas d'épuisement phénoménal ou de grossesse)
ou de faire la grasse matinée sous la couette
toujours être en mouvement, en réaction
travailler le jour
et travailler la nuit
ne pas savoir ce que le terme "pause" veut dire
ou alors "pause forcée"
quand les forces s'en sont allées
une nature intense
la libération pour moi fut qu'une personne m'ait nommé cette condition
que nous partageons...
Depuis, je suis légère.
Je me sens autorisée à être comme je suis.
Je peux comprendre - sans avoir plus envie de poser une foule de questions sur le passé -
que mes proches n'y aient souvent pas compris grand chose.
Depuis, je pense que le sentiment que j'avais eu longtemps de ne pas être pleinement acceptée telle que j'étais devait être légitime. Point.
Ca cicatrise à vitesse grand V, cette légitimation.
Une trop grande sensibilité qui fait que, le soir, au lieu de me coucher, je couchais, je couche des mots dans des cahiers, sur un clavier, ou que je dépensais tout mon argent de poche en pots de peinture - qu'allait-on bien pouvoir faire de moi? Hein?
Feu un de mes grands-pères m'a dit un jour que j'étais trop sensible.
Je me souviens, le jour de son enterrement, j'étais très loin, très loin de là, à donner une formation au portage, pour transmettre quelques gestes, quelques mots qui, à leur tour, voyageraient. C'était bien comme ça.
Ils l'ont enterré, au printemps, sous la neige.
J'aurais été bien incapable d'une oraison funèbre.
Trop tôt pour moi pour prononcer devant une assemblée
(ce que j'avais fait avec joie pour son épouse, ma grand-mère, quelques mois plus tôt)
des mots doux pour parler de non-douceur,
d'amour qui ne sait que taquiner et faire pleurer les femmes.
Il m'a aussi dit un jour que j'étais une bonne laitière, et il m'a fait rire.
Ses bêtes n'avaient pas le temps d'allaiter leurs petits.
Pas le temps pour ces choses, pour l'essentiel...
Chez lui, les heures de biberon des bébés étaient calculés pour que les hommes soient servis à l'heure où ils le voulaient.
Fallait que ça roule. Et ça roulait.
J'ai pourtant le souvenir d'une toute petite fille qui le faisait danser,
grand-père devenu gâteau avec les années.
Qu'ils étaient beaux, tous les deux, en train de faire la ronde.
Les petites filles de deux ans ont tout pour vous faire fondre.
Moi, j'ai eu le tort de le faire grand-père pour la première fois,
puis arrière grand-père pour la première fois,
et il a eu à chaque fois bien du mal à passer le cap.
Il semblerait que je sois un cap difficile à passer...
J'ai perdu cette année-là ma confiance dans le mot "famille".
J'ai vu, une fois de plus, le froid qui se lève sur le nid éparpillé
lorsque la Mère est partie.
Pendant des mois, j'ai eu peur de ce froid qui s'était levé.
J'ai compris, de chaque côté, que lorsque la Mère s'en va, sa tendresse ne reste pas forcément.
La Mère, la Grand-Mère, qui vous aime comme vous êtes, même si elle ne vous comprend pas, même si elle vous passe la main devant les yeux lorsque vous rêvassez, qui vous emmène à la messe à 7h du matin et avec qui vous faites les courses, bras-dessus-bras-dessous, pendant les vacances, cette Grand-Mère qui ne vous demande rien sinon d'être heureuse, parce que ses rêves à elle, elle sait très bien que ce sont les siens,
Grand Mère qui s'émerveille tout simplement devant vos pas, quels qu'ils soient ...
J'ai eu bien froid cette année-là.
La même année, mes poussins ont perdu leur Grand-Papa.
Curieuse année où mes enfants et moi perdons un ou deux de nos grands-parents.
Curieuse année où une petite fille nous est née, en plein été, coiffée, à la maison, après quatre garçons.
Il y a des années,
il y a des mots
qui changent beaucoup
surleur passage.
Sunday, November 04, 2007
Recherches dans le noir
Auriez-vous l'idée de faire des recherches dans le noir pour faire des économies d'électricité?
Eh bien, allez y voir...
Spirou m'en a parlé (il est d'ailleurs sorti sur papier recyclé, vous avez vu?) .
Je cesse de googler, je vais désormais blackler sur www.blackle.be .
Puis j'ai reçu mon numéro de Mothering sur papier recyclé, lui aussi...
(Sur www.mothering.com , vous pouvez vous abonner à la version internet, si vous pensez beaucoup aux arbres...) Ce magazine est superbe.
J'ai lu dans un journal imprimé sur papier pas recyclé que mes grands-parents lisaient lorsqu'ils étaient encore de ce monde que la lecture des sept tomes de Mister Harry Potter pouvait constituer une thérapie sur la sortie de l'enfance. Est-ce grâce à la lecture du septième tome en juillet (précédée de celle des six autres, un par un, dans l'ordre, et dans la langue) que je me sens bien à présent? Mystère... et boule de gomme! Aurais-je enfin cessé de chercher dans mon miroir d'Erised ce que j'ai tout au fond de moi: une solide capacité à accepter mon sort, mon jonglage avec l'intensité qui fait vibrer mon quotidien, du rire aux larmes, de la paix à la rage. Me recyclerais-je enfin?
A moi, la nuit, non pas les troubles du paradoxal loup garou gentil, mais plutôt, pour l'instant, les joies de la lecture de Tobie Lolness, hélas en deux volumes seulement!
Et de l'écriture, pour un mag que j'aime, qui est, lui, imprimé sur papier recyclé depuis le début: www.grandirautrement.com .
A nous les joies du recyclage d'une maison (aurons-nous un jour terminé? peut-être lorsque les enfants seront tous grands?) On ne s'improvise pas fourmi quand on est une cigale; on ne s'improvise pas sédentaire lorsqu'on est nomade par essence.
Savez-vous que les nomades ne sont pas ceux que l'on croit? Que les sédentaires sont plus mouvants qu'eux, qu'ils quittent souvent leur région d'habitation pour partir s'établir très loin du lieu qui les a vu naître, tandis que les soi-disant nomades reviennent régulièrement aux mêmes endroits, sur de vastes étendues. Ils ont une foultitude de repères et connaissent les moindres recoins des régions qu'ils arpentent encore et encore. Ils épuisent moins les ressources de la terre.
A nous de nous recycler sans cesse, d'apprendre chaque jour de nouvelles petites choses.
Je me demande juste si ce post a un sens. Je cherche... souvent je tournicote et je cherche encore; la balade vous plaît?
Eh bien, allez y voir...
Spirou m'en a parlé (il est d'ailleurs sorti sur papier recyclé, vous avez vu?) .
Je cesse de googler, je vais désormais blackler sur www.blackle.be .
Puis j'ai reçu mon numéro de Mothering sur papier recyclé, lui aussi...
(Sur www.mothering.com , vous pouvez vous abonner à la version internet, si vous pensez beaucoup aux arbres...) Ce magazine est superbe.
J'ai lu dans un journal imprimé sur papier pas recyclé que mes grands-parents lisaient lorsqu'ils étaient encore de ce monde que la lecture des sept tomes de Mister Harry Potter pouvait constituer une thérapie sur la sortie de l'enfance. Est-ce grâce à la lecture du septième tome en juillet (précédée de celle des six autres, un par un, dans l'ordre, et dans la langue) que je me sens bien à présent? Mystère... et boule de gomme! Aurais-je enfin cessé de chercher dans mon miroir d'Erised ce que j'ai tout au fond de moi: une solide capacité à accepter mon sort, mon jonglage avec l'intensité qui fait vibrer mon quotidien, du rire aux larmes, de la paix à la rage. Me recyclerais-je enfin?
A moi, la nuit, non pas les troubles du paradoxal loup garou gentil, mais plutôt, pour l'instant, les joies de la lecture de Tobie Lolness, hélas en deux volumes seulement!
Et de l'écriture, pour un mag que j'aime, qui est, lui, imprimé sur papier recyclé depuis le début: www.grandirautrement.com .
A nous les joies du recyclage d'une maison (aurons-nous un jour terminé? peut-être lorsque les enfants seront tous grands?) On ne s'improvise pas fourmi quand on est une cigale; on ne s'improvise pas sédentaire lorsqu'on est nomade par essence.
Savez-vous que les nomades ne sont pas ceux que l'on croit? Que les sédentaires sont plus mouvants qu'eux, qu'ils quittent souvent leur région d'habitation pour partir s'établir très loin du lieu qui les a vu naître, tandis que les soi-disant nomades reviennent régulièrement aux mêmes endroits, sur de vastes étendues. Ils ont une foultitude de repères et connaissent les moindres recoins des régions qu'ils arpentent encore et encore. Ils épuisent moins les ressources de la terre.
A nous de nous recycler sans cesse, d'apprendre chaque jour de nouvelles petites choses.
Je me demande juste si ce post a un sens. Je cherche... souvent je tournicote et je cherche encore; la balade vous plaît?
Saturday, October 06, 2007
déjà
ça fait cette semaine
14 ans
déjà
qu'une personne
me dit
après que j'eus
lâché
mon plus petit bébé
(3 kilos et demi)
"vous avez bien géré "ça"
sauf les vingt dernières minutes:
vous avez perdu les pédales"
yes
j'avais perdu les pédales
je n'accouche pas
néocortex branché
je dansais
sur la table d'accouchement
et à la fin
la danse s'est faite
toute seule
sans que mon esprit
soit plus consulté
j'ai été emportée
je serais incapable de vous conter
cette naissance
par le détail
désolée
et
quatre années et quatre jours plus tard plus tard
j'ai été heureuse
qu'un autre bébé
attende patiemment
que l'anniversaire de sa grande soeur
soit fêté
avant de pointer
le bout de son nez
enfant
du tournant
avant un grand virage
avec lequel j'ai goûté
aux joies du portage agrippé
vraiment
enfant en écharpe
en Tonga
porté
savouré
allaité
enfant
enfant enfin plus léger
j'ai retrouvé des jambes
retrouvé une liberté
que j'avais oubliée
avec un grand tissu
bien tissé
une folie
que j'ai osée
dix ans de portage
découvertes
rencontres
j'ignorais où cela me mènerait
je l'ignore encore
ce fil pas entièrement déroulé
il court encore
comme cet enfant
14 ans
déjà
qu'une personne
me dit
après que j'eus
lâché
mon plus petit bébé
(3 kilos et demi)
"vous avez bien géré "ça"
sauf les vingt dernières minutes:
vous avez perdu les pédales"
yes
j'avais perdu les pédales
je n'accouche pas
néocortex branché
je dansais
sur la table d'accouchement
et à la fin
la danse s'est faite
toute seule
sans que mon esprit
soit plus consulté
j'ai été emportée
je serais incapable de vous conter
cette naissance
par le détail
désolée
et
quatre années et quatre jours plus tard plus tard
j'ai été heureuse
qu'un autre bébé
attende patiemment
que l'anniversaire de sa grande soeur
soit fêté
avant de pointer
le bout de son nez
enfant
du tournant
avant un grand virage
avec lequel j'ai goûté
aux joies du portage agrippé
vraiment
enfant en écharpe
en Tonga
porté
savouré
allaité
enfant
enfant enfin plus léger
j'ai retrouvé des jambes
retrouvé une liberté
que j'avais oubliée
avec un grand tissu
bien tissé
une folie
que j'ai osée
dix ans de portage
découvertes
rencontres
j'ignorais où cela me mènerait
je l'ignore encore
ce fil pas entièrement déroulé
il court encore
comme cet enfant
Tuesday, October 02, 2007
solidaires?
lorsque je vivais loin d'ici
je voulais revenir
connaître
mon pays
qui me semblait autre
que celui où je vivais
autre parce que moins imprégné de compétition
de concours et de sélection
autre parce que plus serein
avec des mots plus simples
et peut-être
plus simple à vivre au quotidien
pays contradictoire
multilingue
incompréhensible
pour qui n'est pas d'ici
pays où
j'ai
peu à peu
réappris
ce que c'est que le calme
à vivre au jour le jour
et à goûter la vie
www.sauvonslasolidarite.be
je voulais revenir
connaître
mon pays
qui me semblait autre
que celui où je vivais
autre parce que moins imprégné de compétition
de concours et de sélection
autre parce que plus serein
avec des mots plus simples
et peut-être
plus simple à vivre au quotidien
pays contradictoire
multilingue
incompréhensible
pour qui n'est pas d'ici
pays où
j'ai
peu à peu
réappris
ce que c'est que le calme
à vivre au jour le jour
et à goûter la vie
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