Bientôt
les trajets
vers l'école
en luge ?
Sunday, December 09, 2012
Wednesday, December 05, 2012
A
bien y regarder
on ne voit
presque rien
c'est normal
dans un instantané
en même temps
c'est exprès
qu'on ne montre pas
grand chose
et beaucoup
à la fois
c'est
le mode
d'expression
qui veut ça
ou
je ne sais quoi
cette envie
de dire
cette
possibilité
illimitée
et
limitée
à la fois
je dis
et
je ne dis pas
ce que
j'ai
à dire
mais
ce n'est pas un problème en soi
il y a
d'autres voies
Tuesday, December 04, 2012
Saturday, December 01, 2012
Wednesday, November 28, 2012
Tuesday, November 27, 2012
Sunday, November 25, 2012
Friday, November 23, 2012
Thursday, November 22, 2012
On
ne naît pas louve
on le devient
initiée
par
des événements
qui réveillent en vous
la force
essentielle
qui permet
de veiller
sur des petits
quoi qu'il arrive
on ne naît pas louve
enfant
j'ai vu
cette statue
allaitant
des jumeaux
perdus
(ou
trouvés)
elle m'a intriguée
j'étais loin de comprendre
ce qu'elle pouvait signifier
comprendre
la perte
la solitude
le fait de nourrir abondamment
en lait
en présence
sans compter
sans attendre
sans laisser pleurer
j'ai grandi en louve
une lente métamorphose
qui a pris son temps
des louves
j'en connais
femmes libres, vraiment
de celles qui comprennent
sourient
survolent
la dureté de la vie
bonheur
elles éclairent ma vie
depuis les premiers jours
je les en remercie
j'en ai vu naître aussi
des femmes
qui laissent tomber
leur habit de faiblesse
pour assumer
librement
leur vie
j'ai vu des femmes apeurées aussi
et j'ai appris
moi aussi
à être femme apeurée
j'ai vécu leur vie
puis
j'ai compris
qu'au dedans de cette femme apeurée
j'étais
forte
j'ai repris mes habits
mes cheveux
mon élan
et si
au tribunal
j'ai un jour
dû me résoudre
le coeur battant
à aller demander
que l'on mette
un bébé à moi
en liquidation
(avant que d'autres ne le fassent
dans d'autres conditions)
je m'apprête
deux mardi de suite
à comparaître
non plus pour
une liquidation
mais pour
récupérer
des poussins
sous mes ailes
qu'ils puissent s'envoler
paisiblement
quand sera le moment
libres de leur être
de leur corps
et de leur pensée
aimés
inconditionnellement
ne naît pas louve
on le devient
initiée
par
des événements
qui réveillent en vous
la force
essentielle
qui permet
de veiller
sur des petits
quoi qu'il arrive
on ne naît pas louve
enfant
j'ai vu
cette statue
allaitant
des jumeaux
perdus
(ou
trouvés)
elle m'a intriguée
j'étais loin de comprendre
ce qu'elle pouvait signifier
comprendre
la perte
la solitude
le fait de nourrir abondamment
en lait
en présence
sans compter
sans attendre
sans laisser pleurer
j'ai grandi en louve
une lente métamorphose
qui a pris son temps
des louves
j'en connais
femmes libres, vraiment
de celles qui comprennent
sourient
survolent
la dureté de la vie
bonheur
elles éclairent ma vie
depuis les premiers jours
je les en remercie
j'en ai vu naître aussi
des femmes
qui laissent tomber
leur habit de faiblesse
pour assumer
librement
leur vie
j'ai vu des femmes apeurées aussi
et j'ai appris
moi aussi
à être femme apeurée
j'ai vécu leur vie
puis
j'ai compris
qu'au dedans de cette femme apeurée
j'étais
forte
j'ai repris mes habits
mes cheveux
mon élan
et si
au tribunal
j'ai un jour
dû me résoudre
le coeur battant
à aller demander
que l'on mette
un bébé à moi
en liquidation
(avant que d'autres ne le fassent
dans d'autres conditions)
je m'apprête
deux mardi de suite
à comparaître
non plus pour
une liquidation
mais pour
récupérer
des poussins
sous mes ailes
qu'ils puissent s'envoler
paisiblement
quand sera le moment
libres de leur être
de leur corps
et de leur pensée
aimés
inconditionnellement
Croire
en moi
prendre ma place
protéger
et
accompagner
croire en moi
c'est défaire
tout un tas
de choses
que l'on m'a fait croire
tu ne sais pas faire ceci
tu es incompétente en cela
ne fais pas, je ferai ça
je vais t'aider
laisse-moi
je le ferai
un jour
ou pas
pas
pas
pas
pas
. . .
remplacer
chaque
déni
par
l'affirmation
de moi-même
et
être
moi
tout
simplement
vraiment
en moi
prendre ma place
protéger
et
accompagner
croire en moi
c'est défaire
tout un tas
de choses
que l'on m'a fait croire
tu ne sais pas faire ceci
tu es incompétente en cela
ne fais pas, je ferai ça
je vais t'aider
laisse-moi
je le ferai
un jour
ou pas
pas
pas
pas
pas
. . .
remplacer
chaque
déni
par
l'affirmation
de moi-même
et
être
moi
tout
simplement
vraiment
Wednesday, November 21, 2012
Ne
rien dire
ou
écrire
m'est difficile
alors
à demi-mots
j'exprime
ce qui
est en moi
je ne sais pas
cacher
ce que je vis
j'en suis incapable
surtout
cela
m'éteindrait
je crois
et ce n'est pas
dans mes intentions
de m'éteindre
encore une fois
alors
j'avance
en
une danse
étrange
mais
qu'importe
j'assume
j'assume
Ce
Acrylique sur toile, IvdP, 2010
blog
est
une sorte
de pont
entre
moi
et
moi
une effervescence
un mot
un autre mot
puis un autre encore
à vrai dire
je croirais presque
qu'à chaque fois
j'ai écrit
le dernier
de ceux
que j'avais
à poser
puis
revient
l'envie
d'en poser
d'autres
ici
spécialement
comme
un signe
dans un désert
une lampe
pour me rappeler
de qui je suis
en dehors de
grâce à
malgré
avec
tout ce que je vis
sur terre
une lampe
dans le noir
dont j'ai eu si peur
une lampe
pour marcher
doucement
vers où je vais
un peu plus loin
pas très loin en somme
nous sommes faits pour marcher
Tuesday, November 20, 2012
Monday, November 19, 2012
Ici
ou là
(titre d'un texte
que j'ai écrit
sur la naissance
où j'explique
que
peu m'importe
où j'accouche
dans ma maison
si j'élis le lieu
dans l'instant,
alors
c'est le meilleur du monde)
en naissance
et en d'autres choses
le lieu
m'importe peu
c'est le mouvement
qui compte
Représentation du monde, Liber Divinorum
ou là
(titre d'un texte
que j'ai écrit
sur la naissance
où j'explique
que
peu m'importe
où j'accouche
dans ma maison
si j'élis le lieu
dans l'instant,
alors
c'est le meilleur du monde)
en naissance
et en d'autres choses
le lieu
m'importe peu
c'est le mouvement
qui compte
Sunday, November 18, 2012
Saturday, November 17, 2012
Un
en 2010
j'ai retrouvé
quelques dizaines d'aquarelles
parfaitement intactes
datées de 1988
et des années environnantes
rassemblées
dans un carton
elles étaient
dans une étagère
sous une pile de livres
moisis
contre un mur
fendu
humide
je les ai reconnues
une à une
plus de vingt ans après
avec étonnement
on ne s'était pas vues depuis longtemps
mais c'était bien elles
c'était bien moi dedans
des petites soeurs
de ce qui sort
encore aujourd'hui
de moi
lorsque je prends
un pinceau
entre mes doigts
les mêmes tournoiements
les mêmes incendies
les mêmes noyades aussi
jaillissements
non travaillés
sans technique
spontanéité
puis
des mots
sont venus
pour les accompagner
ils se sont
associés
tout naturellement
mots et couleurs
ensemble
ont pris forme
nouvelle
ont parlé
librement
m'imposant
une pratique
qui me faisait horreur
auparavant :
associer formes et mots
(ne fût-ce qu'un titre
donné à un tableau
me dérangeait...)
je n'aimais
mélanger
je voulais
apprécier
les couleurs
en elles-mêmes
et juste elles
sans mots
et là
je fus
invitée
à être infidèle
à ce choix
que j'avais fait
j'associai
mots et formes
sans plus
m'offusquer
de cela
cet amour de la forme
pure
qui ne devait servir
rien d'autre
qu'elle-même
pour être
uniquement
là
sous les yeux
réceptifs
alors oui
les mots
ont pris une place
associés
aux couleurs
vagues
molles
mouillées
étalées
séchées depuis longtemps
je ne sais comment
je sautai la barrière
mais voilà
ce fut fait
je me trouvai derrière
au-delà de mon préjugé
abstrait
peut-être refusais-je les mots
en lien avec le réel
parce que ce réel
me fut
étranger
opaque
longtemps
incompris
il ne pouvait servir de référence
être lié
à mes gestes colorés
le réel était
beau et rude
lourd et léger
j'étais volontaire
pour aller de l'avant
mais il était complexe pourtant
puis les mots
sont venus
de là où les aquarelles
étaient venues
peut-être
avant eux
qu'est-ce qui fait
que ces aquarelles
se sont trouvées
cachées
abritées
toutes ces années ?
elles ont déménagé
maintes fois
elles ont pris des trains
des avions parfois
elles ont bien voyagé
elles repartent
parlent
déjà
Aquarelle, IvdP
jouren 2010
j'ai retrouvé
quelques dizaines d'aquarelles
parfaitement intactes
datées de 1988
et des années environnantes
rassemblées
dans un carton
elles étaient
dans une étagère
sous une pile de livres
moisis
contre un mur
fendu
humide
je les ai reconnues
une à une
plus de vingt ans après
avec étonnement
on ne s'était pas vues depuis longtemps
mais c'était bien elles
c'était bien moi dedans
des petites soeurs
de ce qui sort
encore aujourd'hui
de moi
lorsque je prends
un pinceau
entre mes doigts
les mêmes tournoiements
les mêmes incendies
les mêmes noyades aussi
jaillissements
non travaillés
sans technique
spontanéité
puis
des mots
sont venus
pour les accompagner
ils se sont
associés
tout naturellement
mots et couleurs
ensemble
ont pris forme
nouvelle
ont parlé
librement
m'imposant
une pratique
qui me faisait horreur
auparavant :
associer formes et mots
(ne fût-ce qu'un titre
donné à un tableau
me dérangeait...)
je n'aimais
mélanger
je voulais
apprécier
les couleurs
en elles-mêmes
et juste elles
sans mots
et là
je fus
invitée
à être infidèle
à ce choix
que j'avais fait
j'associai
mots et formes
sans plus
m'offusquer
de cela
cet amour de la forme
pure
qui ne devait servir
rien d'autre
qu'elle-même
pour être
uniquement
là
sous les yeux
réceptifs
alors oui
les mots
ont pris une place
associés
aux couleurs
vagues
molles
mouillées
étalées
séchées depuis longtemps
je ne sais comment
je sautai la barrière
mais voilà
ce fut fait
je me trouvai derrière
au-delà de mon préjugé
abstrait
peut-être refusais-je les mots
en lien avec le réel
parce que ce réel
me fut
étranger
opaque
longtemps
incompris
il ne pouvait servir de référence
être lié
à mes gestes colorés
le réel était
beau et rude
lourd et léger
j'étais volontaire
pour aller de l'avant
mais il était complexe pourtant
puis les mots
sont venus
de là où les aquarelles
étaient venues
peut-être
avant eux
qu'est-ce qui fait
que ces aquarelles
se sont trouvées
cachées
abritées
toutes ces années ?
elles ont déménagé
maintes fois
elles ont pris des trains
des avions parfois
elles ont bien voyagé
elles repartent
parlent
déjà
Friday, November 16, 2012
Soyez
remercié
vous qui
faites
grimper
en flêche
en ce moment
les statistiques
de ce blog
j'ignore
si vous y trouvez
ce que vous cherchez
du moment
que vous laissez
chaque chose
à sa place
là où vous l'avez trouvé
du moment
que vous ne laissez rien trainer
ces mots
de bienveillance
ne sont écrits que pour servir
la bienveillance
si telle est votre intention
soyez le bienvenu
je vous souhaite
une visite
des plus agréables
ceci est un lieu
de parole
sincère
un lieu de respiration
où chaque texte
est comme une entaille
sciée
dans des barreaux
installés par
l'auteure de ces mots
chaque fois
il rentre de l'air
de la lumière
peu à peu
la vie
s'avance
redevient vie
il s'agit
tout au plus
du détricotage
d'un tricot
parce que
quelquefois
on se trompe
et
il peut être
judicieux
de repartir à zéro
les mots
continueront
à faire rentrer de l'air
dans le respect
de chacun
sans haine
juste
pour que la vie
puisse continuer
en paix
est-il répréhensible
d'écrire des poèmes ?
Maître du Codex d'Hildegarde
remercié
vous qui
faites
grimper
en flêche
en ce moment
les statistiques
de ce blog
j'ignore
si vous y trouvez
ce que vous cherchez
du moment
que vous laissez
chaque chose
à sa place
là où vous l'avez trouvé
du moment
que vous ne laissez rien trainer
ces mots
de bienveillance
ne sont écrits que pour servir
la bienveillance
si telle est votre intention
soyez le bienvenu
je vous souhaite
une visite
des plus agréables
ceci est un lieu
de parole
sincère
un lieu de respiration
où chaque texte
est comme une entaille
sciée
dans des barreaux
installés par
l'auteure de ces mots
chaque fois
il rentre de l'air
de la lumière
peu à peu
la vie
s'avance
redevient vie
il s'agit
tout au plus
du détricotage
d'un tricot
parce que
quelquefois
on se trompe
et
il peut être
judicieux
de repartir à zéro
les mots
continueront
à faire rentrer de l'air
dans le respect
de chacun
sans haine
juste
pour que la vie
puisse continuer
en paix
est-il répréhensible
d'écrire des poèmes ?
Thursday, November 15, 2012
J'
promené
mes yeux
sur cette toile
centimètre
par
centimètre
plaisir infini
des yeux
déceler
les taches
qui surplombent
d'autres surfaces
goûter
les contrastes
encore
et
encore
inlassablement
le nez
presque collé à la toile
déguster
oui
surtout
me demander
à quoi je passe
ma vie
à quelles conneries
au lieu
de peindre
la peinture
me manque
pas de place
dans la tempête
pour un lieu
pour mes pinceaux
un lieu serein
où
je pourrais
me poser
mon professeur
de littérature
du Commonwealth
disait toujours
qu'on n'écrit pas
des romans en prison
mais plutôt des poèmes
que l'on apprend par coeur
et que l'on écrit après
la libération
dans la guerre
qui fait rage ici
pas de place
pour ma palette
et des toiles
qui sécheraient
lentement
très lentement
des semaines durant
tout à leur aise
l'urgence
c'est la paix
alors
merci
monsieur
pour les couleurs
et la joie
de les avoir goûtées
Permeke, Récolte dans le Devonshire, 1917
aipromené
mes yeux
sur cette toile
centimètre
par
centimètre
plaisir infini
des yeux
déceler
les taches
qui surplombent
d'autres surfaces
goûter
les contrastes
encore
et
encore
inlassablement
le nez
presque collé à la toile
déguster
oui
surtout
me demander
à quoi je passe
ma vie
à quelles conneries
au lieu
de peindre
la peinture
me manque
pas de place
dans la tempête
pour un lieu
pour mes pinceaux
un lieu serein
où
je pourrais
me poser
mon professeur
de littérature
du Commonwealth
disait toujours
qu'on n'écrit pas
des romans en prison
mais plutôt des poèmes
que l'on apprend par coeur
et que l'on écrit après
la libération
dans la guerre
qui fait rage ici
pas de place
pour ma palette
et des toiles
qui sécheraient
lentement
très lentement
des semaines durant
tout à leur aise
l'urgence
c'est la paix
alors
merci
monsieur
pour les couleurs
et la joie
de les avoir goûtées
Monday, November 12, 2012
Il
pleut
sur moi
de ces choses
dont j'ai envie
pour moi-même
pour les miens
comme ça
sur mon chemin
je me baisse
au passage
pour cueillir
ce qui s'en vient
je visualise
un manteau
paf!
dans mes yeux
il est là
et ce n'est
qu'un exemple
parmi
tous
ces cadeaux étonnants
que je reçois
Central Park, Antigua, Guatemala
pleut
sur moi
de ces choses
dont j'ai envie
pour moi-même
pour les miens
comme ça
sur mon chemin
je me baisse
au passage
pour cueillir
ce qui s'en vient
je visualise
un manteau
paf!
dans mes yeux
il est là
et ce n'est
qu'un exemple
parmi
tous
ces cadeaux étonnants
que je reçois
Sunday, November 11, 2012
Il
aurait eu
94 ans
ce jour.
Il me disait
"tu es trop sensible"
ou encore
"on ne fera jamais rien de bon avec toi"
Puis
un jour
est sorti
un compliment
magnifique
de la bouche
de mon Papou,
marchand de bestiaux
de son état :
"Didju
t'es une bonne laitière !"
(prononcez "laiiitchèèère")
aujourd'hui
qu'il est parti
dans ses quartiers de lumière
il lui arrive encore
de temps à autres
de s'occuper
de mes affaires
mon Super grand-père
aurait eu
94 ans
ce jour.
Il me disait
"tu es trop sensible"
ou encore
"on ne fera jamais rien de bon avec toi"
Puis
un jour
est sorti
un compliment
magnifique
de la bouche
de mon Papou,
marchand de bestiaux
de son état :
"Didju
t'es une bonne laitière !"
(prononcez "laiiitchèèère")
aujourd'hui
qu'il est parti
dans ses quartiers de lumière
il lui arrive encore
de temps à autres
de s'occuper
de mes affaires
mon Super grand-père
Saturday, November 10, 2012
Tu
vas
réapprendre
à
vivre
quelques mots reçus
il y a un an
ou plus
je ne saisissais pas
à l'époque
à quel point
j'avais désappris
à quel point j'étais essoufflée
par
cette vie-là
une vie choisie
comme une répétition
de tant d'autres vies avant
la mienne
une vie pour me donner la joie de m'en sortir ensuite
par jeu
par vie
par lucidité
sur la survie
qui n'a plus lieu d'être
la vie sans émotions
la vie juste pour dire qu'on existe
la vie sans être soi
simplement fonctionner
c'était comme ça
mon petit nuage au-dessus de moi
et je me demandais pourquoi
il a fallu ouvrir mes oreilles
mes yeux
entendre
voir
sentir en moi
ce qui est juste
et ce qui ne l'est pas
cesser de faire confiance
uniquement
à l'extérieur de moi
et ressentir
au fond
ce qu'il reste
une fois
qu'on a retiré tout ça
avoir
confiance
en
moi
photo IvdP, août 2012
vas
réapprendre
à
vivre
quelques mots reçus
il y a un an
ou plus
je ne saisissais pas
à l'époque
à quel point
j'avais désappris
à quel point j'étais essoufflée
par
cette vie-là
une vie choisie
comme une répétition
de tant d'autres vies avant
la mienne
une vie pour me donner la joie de m'en sortir ensuite
par jeu
par vie
par lucidité
sur la survie
qui n'a plus lieu d'être
la vie sans émotions
la vie juste pour dire qu'on existe
la vie sans être soi
simplement fonctionner
c'était comme ça
mon petit nuage au-dessus de moi
et je me demandais pourquoi
il a fallu ouvrir mes oreilles
mes yeux
entendre
voir
sentir en moi
ce qui est juste
et ce qui ne l'est pas
cesser de faire confiance
uniquement
à l'extérieur de moi
et ressentir
au fond
ce qu'il reste
une fois
qu'on a retiré tout ça
avoir
confiance
en
moi
Thursday, November 08, 2012
Un jour à
Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège
Bruxelles
parce que
trois mois
sans voir une expo
ce n'est pas bon pour moi
pas du tout
du tout
raisonnable
voyons !
c'est carrément n'importe quoi...
l'air des musées
c'est celui qu'il me faut à moi
et
l'air de rien
parler
aussi
c'est bon
alors
demain
je prends le train
direction
là-haut
Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège Liège
Bruxelles
parce que
trois mois
sans voir une expo
ce n'est pas bon pour moi
pas du tout
du tout
raisonnable
voyons !
c'est carrément n'importe quoi...
l'air des musées
c'est celui qu'il me faut à moi
et
l'air de rien
parler
aussi
c'est bon
alors
demain
je prends le train
direction
là-haut
Tuesday, November 06, 2012
Trois
ans et demi
ont passé
depuis que mon doigt
a retrouvé
son entière liberté
il ne porte plus d'anneau
j'ai bien failli
arracher
mon doigt
dans ce train
ce jour-là
mais l'anneau
s'est détaché
de moi
c'est bien lui
qui a cédé
et certainement pas moi
j'aime les trains
qui m'emportent
vers des chemins
surprenants
de liberté
ans et demi
ont passé
depuis que mon doigt
a retrouvé
son entière liberté
il ne porte plus d'anneau
j'ai bien failli
arracher
mon doigt
dans ce train
ce jour-là
mais l'anneau
s'est détaché
de moi
c'est bien lui
qui a cédé
et certainement pas moi
j'aime les trains
qui m'emportent
vers des chemins
surprenants
de liberté
Thursday, November 01, 2012
Thursday, October 25, 2012
Wednesday, October 24, 2012
Sunday, September 23, 2012
Trois
acrylique sur toile, IvdP, été 2012
petits
points
de suspension
pour les larmes
et les sourires
la chaleur
la force
la fatigue
l'estomac qui se noue
se dénoue
la respiration
qui revient
le sommeil
qui m'accompagne
en service
proche du minimum
garanti
(avec une petite heure sup' tout de même
merci)
et la paix
la douleur
et la paix
mêlées
dans mon coeur
assaisonnées d'amour
amour
toujours
amour et vie
Thursday, September 20, 2012
As-tu
Henri Matisse
pris le temps
de laisser tes mains
dire
ce qu'elles avaient à
faire
dire
chanter ?
As-tu laissé
la vie passer à travers elles ?
As-tu vu la beauté
qu'elles peuvent engendrer ?
As-tu vu que ton coeur
et tes mains
sont reliés ?
Tuesday, September 11, 2012
Des
petits bras
autour de mon cou
elle me parle à l'oreille
et j'entends
à peine audible
un petit
"moi aime toi"
et elle me regarde
clairement
dans les yeux
sourire aux lèvres
nous entrons
dans la classe
"moi veux faire une maison avec toi"
kaplas, nous voilà !
mon petit poisson nage
il est bien
avec
et
sans moi
autour de mon cou
elle me parle à l'oreille
et j'entends
à peine audible
un petit
"moi aime toi"
et elle me regarde
clairement
dans les yeux
sourire aux lèvres
nous entrons
dans la classe
"moi veux faire une maison avec toi"
kaplas, nous voilà !
mon petit poisson nage
il est bien
avec
et
sans moi
Sunday, September 09, 2012
Hop hop
aquarelle IvdP
Cette semaine
Deux de plus à l'école
Celle qui le demande
avec qui j'atermoie
Enfin je disais non
Tu sais
Je ne veux pas
Et puis
l'escogriffe qui était allergique
à tout ça l'an dernier
Je lui en ai parlé
On va tenter quelque chose
demain
demain matin
La peur
j'avais peur
j'avais en mémoire ces regards d'élèves
totalement vides
apeurés
devant moi
fuyant un réel échange
J'avais en mémoire
le marchandage
"tu es bonne à l'école
alors je t'aimerai
t'as raté
t'as perdu
fallait réussir
chaque année
tu repars à zéro
tu vois
j'ai gagné
tu m'as beaucoup déçu"
Je ne suis pas batman
Mais j'ai connu ces jeux
étranges
adolescente
adulte
Oui mais là
je grandis
J'accepte
que la peur
quitte mon bocal
Je ne les retiens plus
Ils vont à l'école
Et je vais mon chemin
Sans rancoeur
sans arrière-pensée
Finis les bagages
à leur faire porter
une génération après
Je les pose
Ils n'ont pas à porter
mes peurs
mes angoisses
passées
Qu'ils aillent
tandis que moi
je vais
Thursday, June 07, 2012
Ici
(On dirait que tout a changé
L'interface de publication est méconnaissable
Ah...
Enfin!
Nouveau message : je clique
Ca s'ouvre
Je peux re-poster)
Où dirais-je d'autre qu'ici la paix qui m'habite ce soir ?
Je ne sais
Elle est indicible
et pourtant je tente l'exercice
Voilà
L'énergie
qui m'entoure
m'apaise
Je ne sais pourquoi
Je sens une grande paix
qui m'accompagne
C'est bien comme ça
Merci...
Merci pour le tableau que j'ai accroché en lieu et place de miroir au-dessus du lavabo de ma chambre
J'aime l'apercevoir depuis mon lit... juste face à moi
Ca me rappelle une personne
qui est récemment montée
là-haut
dans la Lumière
Elle me disait que son grand plaisir le matin était de contempler une grande toile abstraite depuis son lit
Le plaisir n'a pas de fin
Je reprends donc ce rituel familial dépourvu de pénibilité
Je contemple ma propre toile
Qui m'envoie la lumière que j'ai captée les jours où je l'ai ... où elle m'a ... où nous nous sommes croisées, je crois
Elle n'est ni réussie ni ratée
Elle est, comme moi
Et c'est déjà pas mal
C'est même merveilleux en soi
d'être là
à contempler la couleur qui vit sur cette toile
En avant-goût de grande Lumière
je me nourris d'une toile
L'interface de publication est méconnaissable
Ah...
Enfin!
Nouveau message : je clique
Ca s'ouvre
Je peux re-poster)
Où dirais-je d'autre qu'ici la paix qui m'habite ce soir ?
Je ne sais
Elle est indicible
et pourtant je tente l'exercice
Voilà
L'énergie
qui m'entoure
m'apaise
Je ne sais pourquoi
Je sens une grande paix
qui m'accompagne
C'est bien comme ça
Merci...
Merci pour le tableau que j'ai accroché en lieu et place de miroir au-dessus du lavabo de ma chambre
J'aime l'apercevoir depuis mon lit... juste face à moi
Ca me rappelle une personne
qui est récemment montée
là-haut
dans la Lumière
Elle me disait que son grand plaisir le matin était de contempler une grande toile abstraite depuis son lit
Le plaisir n'a pas de fin
Je reprends donc ce rituel familial dépourvu de pénibilité
Je contemple ma propre toile
Qui m'envoie la lumière que j'ai captée les jours où je l'ai ... où elle m'a ... où nous nous sommes croisées, je crois
Elle n'est ni réussie ni ratée
Elle est, comme moi
Et c'est déjà pas mal
C'est même merveilleux en soi
d'être là
à contempler la couleur qui vit sur cette toile
En avant-goût de grande Lumière
je me nourris d'une toile
Thursday, March 22, 2012
Toi
je te remercie
parce que
tu accueilles
et cela m'émeut
des archives
rassemblées
depuis des années
oui
je suis heureuse
de te transmettre
des brochures mode d'emploi
une collection d'images
d'affiches
de petits trucs épars
que tu utiliseras bien mieux que moi
je n'en fais plus rien
la vie m'a redirigée vers autre chose
tu le sais bien
je ne suis plus celle que j'ai été
j'en ai eu marre de m'entendre répéter sens cesse les mêmes choses
et même si j'avais joie à transmettre
à accueillir sans cesse la nouveauté
des témoignages des personnes
qui s'impliquaient dans ces formations que je donnais
même si je pesais la richesse de chaque contribution
que je renvoyais ensuite dans les airs
sur papier
et au groupe suivant
si tout était renouvelé
tu sais que j'avais besoin d'être moi
et d'aller ailleurs
aussi
c'est un grand bonheur
que de te confier ces trésors
que tu utiliseras beaucoup mieux que moi
je ne suis pas photographe
j'ai adoré utiliser l'outil photo
pendant des années
pas seulement pour la promo
pour l'information
mais aussi et surtout pour l'accueil du ressenti des participants
aux ateliers
aux formations
je ne crois plus aujourd'hui au travail en réseau fermé
je crois profondément au travail en réseau totalement OUVERT
aux interférences sans frontière
aussi
peu m'importe
sous quel nom ce matériel est utilisé
du moment que tu l'utilises avec ton intelligence et avec ton coeur
que je connais
je l'ai visité
cette démarche
est née dans plein d'endroits qui n'enseignent pas le portage
elle a aussi vu le jour chez Peau à Peau
elle fait intrinsèquement partie de cette mouvance qui a fait connaître
avec beaucoup de joie
le portage
à des parents, des futurs parents
des étudiants
des professionnels
que des sages-femmes
des infirmières pédiatriques
logopèdes
et autres mamans porteuses aux jolies casquettes
et puis toi, une photographe de coeur,
aillent plus loin encore
m'émeut au plus haut point
nos enfants ne portent pas tous notre nom de famille
et cela m'importe peu
tant qu'il y aura
du coeur
Tuesday, December 13, 2011
Elle
s'est endormie
dans mon sling
sous mon manteau gris
un fait qui devient suffisamment rare
pour être mentionné
je suis bien
je grappille quelques instants d'éternité
offerts par ma fille
et je vais
sur ce chemin
que j'ai fait
cent fois
ou mille
en quinze ans de vie là
nous allons vers la ville
à pied
sac à dos
et porte-bébé
pieds plantés dans le pavé
et
en prime
parapluie
(un cadeau de ma bonne fée)
il est 13h30
la banque est fermée
où je souhaite récupérer
une carte renouvelée
parce qu'elle s'est égarée
une toute petite carte
ça s'égare si rapidement
comment patienter agréablement?
il y a
- miracle -
une table libre
à l'une de mes terrasses préférées
celle du Randaxhe
en hiver
elle est chauffée
(que mes éventuels lecteurs soucieux de l'environnement
ne m'en tiennent pas trop rigueur
j'y vais assez peu souvent
depuis que j'élève des enfants)
je m'assieds
et mon précieux et devenu bien rare fardeau
niché contre moi tout chaud
continue de pioncer
là
je me dis
"bonheur"
et le SMSSE
tout de go
puis
je reçois
un truc un peu bizarre
"ne va pas de ce côté-là"
et ensuite
"tu vas bien? tes enfants?"
je ne suis pas bien loin
mais je ne comprends pas
un appel
on m'explique
on a eu peur pour moi
je remercie
où est celui-ci? celle-là?
sont-ils bien en cours?
alors
tant que j'y pense
j'adresse mille mercis à l'Académie des Beaux Arts de Liège
de ne pas faire passer de session d'examens
de Noël à ses étudiants du secondaire
et de ne pas, du coup, les relâcher trop tôt...
ils sont assidus en cours aujourd'hui, merci
entre autres celui qui me faisait de radicales déclarations de haine pas plus tard qu'hier
et qui me remercie chaleureusement ce soir
pour un appel passé en plein cours d'anglais
(un appel à cause ou grâce auquel le dit cours d'anglais périclite aussi sec
il n'y a pas de secret)
l'Aca relâche ses étudiants
à leurs risques et périls
et ils rentrent ensuite en moyens de déplacement privés,
roues ou pattes,
les transports en commun étant paralysés
un autre est momentanément bloqué
dans un bâtiment de l'université
dans lequel il a cours
un autre est avec son père
dans une salle de théâtre
les petits sont en classe
loin, bien loin de là
et à cette terrasse
où je me trouve
des personnes se sont assises
des gens qui ne se connaissent pas
elles prennent un verre ensemble
pour s'éclaircir les idées
les ambulances valsent
et pendant ce temps
l'hélicoptère
au-dessus
tourne
tourne
c'est... surréaliste
ensuite,
nous rentrons
mon petit fardeau réveillé et moi
notre bus n'est pas passé
nous allons à pied
oui, les sirènes existent
je les ai rencontrées
Sunday, October 16, 2011
Tu
sais
toi
ce chemin
que je fais
depuis ton arrivée
Lumière
de ma vie
Petite fée
Avec toi
j'ai repris ma route
mes cheveux
ma vie
Ensemble
nous avons croisé
quelques personnes
clé
Déposé
des chimères
Gardé au coeur
les délices
Comme
je te remercie
pour ta belle présence
ta sincérité
et ces moments
où nous peignons ensemble
Petite fée
toi
ce chemin
que je fais
depuis ton arrivée
Lumière
de ma vie
Petite fée
Avec toi
j'ai repris ma route
mes cheveux
ma vie
Ensemble
nous avons croisé
quelques personnes
clé
Déposé
des chimères
Gardé au coeur
les délices
Comme
je te remercie
pour ta belle présence
ta sincérité
et ces moments
où nous peignons ensemble
Petite fée
Friday, October 14, 2011
Thursday, October 13, 2011
Wednesday, October 05, 2011
Ca
sonne
je me lève
était-ce dans un rêve
ou
à la porte de la maison ?
j'ouvre
personne sur le pavé mouillé
dans la rue encore grise
de la lumière
mais
pas âme qui vive
cependant
je ressens une caresse
sur mes bras
je cherche à en chasser
des cheveux
qui s'y trouveraient
point de tifs
je suis saluée
par quelqu'un
qui ne se montre pas
il était temps que je me lève
mon GSM ne sonne pas
en mettant la table
du déjeuner
une heure plus tard
encore
une caresse
sur un bras
en guise d'au revoir ?
je me lève
était-ce dans un rêve
ou
à la porte de la maison ?
j'ouvre
personne sur le pavé mouillé
dans la rue encore grise
de la lumière
mais
pas âme qui vive
cependant
je ressens une caresse
sur mes bras
je cherche à en chasser
des cheveux
qui s'y trouveraient
point de tifs
je suis saluée
par quelqu'un
qui ne se montre pas
il était temps que je me lève
mon GSM ne sonne pas
en mettant la table
du déjeuner
une heure plus tard
encore
une caresse
sur un bras
en guise d'au revoir ?
Wednesday, August 31, 2011
Hier
soir
j'ai retrouvé
après tant de tris
de rangements
de jetages
des berceuses
qui étaient
coincées au fond de moi
et je les ai chantées
en caressant les cheveux
de ma blonde
qui va
demain
(et ce n'est pas peu dire
que de poser ces mots)
mettre pour la première fois
les pieds
dans une école
une école minuscule
qui ne m'effraie pas
(et ce n'est pas peu dire
tant j'en ai ramassé
des enfants déprimés
au retour de ces lieux
soi-disant de loisirs
qui savent se changer
en tripalium sévère)
oui
j'ai chanté
je n'en reviens pas
car je ne compte pas
les années
où ces airs
sont restés coincés
tout au fond de moi
où je ne pouvais pas
la voie était bloquée
et l'air ne passait pas
et toutes ces berceuses
que je chantais naguère
à mes premiers filleuls
peuvent pleuvoir de moi
(si mes petits en veulent)
il semble que j'aie
(encore)
retrouvé
un morceau de moi
je chante
donc
je vis
et ils peuvent
voler
les mots
ou les enfants
(ils ont le choix)
Sunday, August 28, 2011
Il
s'en va
il part
il part
parce que c'est largement de son âge
(à presque vingt ans)
il part pour partir
il part pour me fuir
il lâche ce rôle de "contrôleur" qu'il s'était adjugé
de l'éducation
que son père et moi
donnons aux plus jeunes
c'est décidé
il part
parce que j'ai changé
ou que je suis moi
morceaux recollés
eh oui
les personnes changent
les mamans aussi
les grands garçons d'1m80 s'en vont
et c'est très bien ainsi
pas évident
sans doute
de partir
lorsque la maison est si près du campus
et que l'on a tant de petits frères et soeurs
à choyer
(ou à faire taire le soir)
moment choisi
à lui
Monday, July 18, 2011
Petite
coquine
qui t'en es allée
ce samedi soir
au pays des songes
celui où l'on s'envole
léger
après avoir quitté
un habit
bien lourd à porter
petite coquine
toi
tu m'as fait signe
il y a moins d'un mois
m'envoyant l'image
de cette fenêtre
grande
garnie de tentures jaunes
dans ce rêve
je me trouvais
dans une demeure ancienne
non identifiée
je voyais ces tentures
longues
jaunes
gonflées
de vent
de lumière
ce lundi après-midi
j'étais dans ce fauteuil
orange
sur lequel je m'assieds
lorsque je viens te voir
juste à côté du tien
et face à ta fenêtre
non
je n'oublierai pas
la couleur de ces tentures
que je n'avais jamais mémorisée
et dont tu m'as envoyé une image
peu de temps avant de partir en (très grandes) vacances
toi qui ne t'en allais jamais jamais
tu es partie
bordée par ton fils, ta fille
dans cette grande maison
que tu ne quittais plus
dans ces toiles
dans ces arbres
dans cet immense jardin
dans toutes ces fleurs
et cet après-midi
chez toi
était des plus paisibles
tu reposais, non loin de ton fauteuil
dans le bureau de celui que tu aimais
fleurie à la mesure de la joie
que tu partageais
avec qui en voulait
à la mesure de ton esprit
tellement ouvert
entourée
de la chair de ta chair
qui refile
cette même chaleur
que tu émanais
il y avait des amis
il y avait des parents
de la pluie
du soleil
tes arrière-petits enfants qui jouaient
leurs yeux pétillent
comme les tiens
vole en paix
petite soeur
de mon grand père
88 est un bel âge
pour s'envoler
vers l'infini
là où tu es
là où tu vas
amuse-toi
Saturday, July 02, 2011
Je
m'en vais
ce jour
en expédition
chez Décathlon
des rollers pour lui
des baskets pour lui
des bottines pour lui
(bref, pour eux)
sac de couchage aussi
un matelas pour L.
une remorque pour vélo
s'ils en ont encore
et pour moi, ce sera?
peut-être juste des mots
(Décathlon, ils font ça?)
ceux qui soignent mon âme
tout juste revenue
d'un long voyage idiot
où l'amour était piège
une imposture banale
tellement banale
re-vie
re-liberté
intuition trouvée
merci à ceux qui sèment
sur mes pas
des graines
de confiance
et d'amour sans retour
je me nourris de ça
je rattrape les jours
Friday, July 01, 2011
A
prendre
ou
à
laisser
entière
pas
découpable
en morceaux
incapable
d'aimer
à moitié
heureuse
sereine
à
cet
instant
présent
que
j'aime
Tuesday, June 21, 2011
Sur
le point
d'appeler
la directrice
d'une minuscule école
- mais école néanmoins -
avec juste trois classes
en primaire
et deux ans par classe
un grand espace pour jouer
et un jardin
je vais la visiter
cette semaine
avec les enfants
oh comme ça me fait mal
j'en ai récupéré
des miens
déprimés
et blessés
se croyant nuls
alors?
faire confiance?
encore une fois?
oui
puisqu'ils veulent y aller
Monday, June 20, 2011
Que
fais-je là?
Où cours-je?
ouille
je m'arrête
non
je ne m'arrête pas
je vais tout doux
pas facile
vraiment
pour moi
ce mouvement
qui m'éveille
ce cheminement
qui va
d'éclaircissement
en
éclaircissement
de ma vie
tout court
en éveil
des chakras
oui mais
qu'est-ce que
j'en fais
de cet éveil?
je le garde
en moi?
je suis
dans
une attente
(accompagnée)
sereine
parfois
inquiète
parfois
très
même
sur ce
chemin
si délicat
je trouve
le chemin
agréable
surprenant
je n'aurais
jamais
imaginé
ça...
Monday, June 13, 2011
Monsieur
Chemin Vert
m'accueille
de ces mots :
"Alors, toujours aussi folle?"
Je lui dis:
"Toi de même?"
Il houspille gentiment
une cliente qui arbore un magnifique sling
- genre Rolls -
et tient son bambin
sur son bras :
"Les écharpes de portage, ce n'est pas que décoratif !"
Je suis émue de voir ce sling
même motif que ma toute toute première écharpe
La dame est contente de revoir ma fille
qu'elle a vue avant cela en photo
Je cueille
un paquet
de tisane ayurvédique à la rose
dans l'étagère
Il me parle du sens
des rencontres
qui ne sont fortuites
que dans l'apparence
et nous parlons des anges
légers
légers
très très légers
à l'humour imparable
infini
insensé
Saturday, June 04, 2011
Je
suis partie
seule
après-midi pour moi
entière !
fait le plein de choses que j'aime
ces pâtés végétaux qui me font du bien
tisanes en vrac
livres sur la colère, la manipulation
j'ai fait le plein
un livre
que je ne cherchais pas
mais qui m'a trouvée
un livre sur l'après
ou l'avant
c'est un peu la même chose
allée au cinéma
deuxième fois cette année
quel record !
une histoire impossible
beaucoup de tristesse
pour une fin ouverte
comme un sourire
et puis
en braderie
j'ai même trouvé
des fringues de nana
un T-shirt décolleté
dans lequel
ma petite
picorera
des pulls en pagaille
des couleurs que j'adore
si j'avais imaginé
il y a vingt ans
que je trouverais
aussi facilement
de quoi me vêtir
pour allaiter joliment !
les temps changent
les temps changent
il était grand temps !
la jupe surtout me plait
si je tourne
elle vole
bienvenue à toi
petite jupe bénie
j'aime mes jambes
je ne camoufle plus
mes formes dans un sac
protection inconsciente
à la poubelle, les sacs
je suis une fille
heureuse
fière
et je jouis
sans vergogne
du plaisir
d'être UNE
et même si je varie
non
je ne suis pas folle
je suis
seule
après-midi pour moi
entière !
fait le plein de choses que j'aime
ces pâtés végétaux qui me font du bien
tisanes en vrac
livres sur la colère, la manipulation
j'ai fait le plein
un livre
que je ne cherchais pas
mais qui m'a trouvée
un livre sur l'après
ou l'avant
c'est un peu la même chose
allée au cinéma
deuxième fois cette année
quel record !
une histoire impossible
beaucoup de tristesse
pour une fin ouverte
comme un sourire
et puis
en braderie
j'ai même trouvé
des fringues de nana
un T-shirt décolleté
dans lequel
ma petite
picorera
des pulls en pagaille
des couleurs que j'adore
si j'avais imaginé
il y a vingt ans
que je trouverais
aussi facilement
de quoi me vêtir
pour allaiter joliment !
les temps changent
les temps changent
il était grand temps !
la jupe surtout me plait
si je tourne
elle vole
bienvenue à toi
petite jupe bénie
j'aime mes jambes
je ne camoufle plus
mes formes dans un sac
protection inconsciente
à la poubelle, les sacs
je suis une fille
heureuse
fière
et je jouis
sans vergogne
du plaisir
d'être UNE
et même si je varie
non
je ne suis pas folle
je suis
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