si vous m'appelez
il se peut que nous soyons interrompus
ou
si vous appelez
sachez que vous interrompez peut-être
un enfant
qui tente de me faire un récit
de m'expliquer qu'il a vu une nouvelle araignée
tisser une toile au plafond - dans la cour - dans l'escalier
qui interrompt qui?
mystère
qui commence le premier?
à quelle heure est-il décent d'appeler quelqu'un?
si ça sonne à minuit,
je sais qui c'est.
je sais pour qui c'est ici.
si ça somme à huit heures du matin
le dimanche
je ais aussi qui c'est.
et je sais pour qui c'est.
les extrêmes sont
dans notre nature
les milieux aussi.
accrochée à mon téléphone
je navigue
entre vous et nous
nous et vous
vous ne dérangez jamais
vous êtes souvent priés
de discuter avec un petit
qui souhaite vous dire bonjour
vous croirez parfois
qu'ils sont tous tout près de moi
en train de crier
alors qu'il n'en est rien du tout
vous croirez parfois que je suis seule
alors qu'ils sont tous autour de moi
ou presque
le téléphone donne une image
bien surprenante de la famille
bien surprenante de la patience
de la famille aussi
le téléphone reflète les personnes
genre de questions posées
ouvertes
fermées
respirantes
hachées
le téléphone me plait lorsqu'il se fait surprise
pas lorsqu'il sonne
tel un métronome
chaque semaine
le même jour
la même heure
pour se dire peu de choses
j'aime le téléphone qui écoute
et surprend
en douceur
respirant
ouvert
doux
patient
qui écoute ce que je lui dis
et ne tourne pas le couteau dans une plaie
si je me retrouve suffisamment
en confiance
pour lui faire des confidences
je prends le téléphone
si je suis confiante
si je vois l'autre bout du fil
ouvert
patient
doux
bienveillant
rigolant
j'ai envie de douceur
Wednesday, August 02, 2006
Monday, July 31, 2006
Aufhebung
fi de ma colère
et de ma tristesse
je choisis la joie
bébé contre moi
quand elle ne rampe pas
on me dit
"elle est tout le temps calme comme ça?"
euh... ben oui!
je me demande pourquoi.
Ah oui, c'est vrai
les gens n'ont pas l'habitude
de voir un bébé porté-nénété-dorloté en paix
mille excuses!!! hihi
je disais donc
Aufhebung
car
au-delà de ma colère
vive
pendant des années
(j'étais très ronchon, enfant, à la maison
et souriante à l'extérieur)
de ma tristesse
(que j'aimerais faire des câlins
avec ma maman)
hop
je saute
je me dis
que lorsque je câline
ma petite, mes petits
c'est à eux que je le fais
c'est une chose
outre cela
je fais un choix
je me visualise
bébé
dans mes bras
ou dans d'autres bras
pour tenter de comprendre
et
pour me faire des câlins
pour me faire du bien
à moi, dans le présent
je soigne mon bébé intérieur
encore un peu sauvage
paumé
pas tout à fait apprivoisé
mon bébé intérieur
craint le silence
les yeux qui ne parlent pas
les phrases arrêtées en plein vol
et qui ne se terminent pas
je vais l'emmener
- consciemment-
dans notre lit, ce soir
et
autant de soirs qu'il le voudra
car
mon bébé intérieur
a encore peur dans le noir
il aimerait être touché
doucement
être contenu
bercé
aimé pour ce qu'il est
ceci étant et
sans vouloir confondre mon histoire
et celle de mes petits
je m'en vais câliner
mon bébé intérieur
avec mon gai troupeau
de grimpeurs-téteurs
et le visualiser
- oui -
grandi
paisible
aimé pour ce qu'il est
ne perdant plus son énergie
à ronchonner
mais
cueillant le jour
vraiment
n'errant plus dans
le no man's land
qui mêle confusément
passé et futur
et ne touche pas au présent
je visualise ce bébé-moi
vivant
grandi
au présent
respirant
et j'emporte
en mon coeur
les petits bébés
intérieurs
des personnes
qui m'ont fait naître
personnes
peu câlinées
aimées conditionnellement
chantagement
envoyées à la cave
à coups de pied
nourries toutes les X heures
et abandonnées seules
dans un lit qui ne berce pas
pauvres petits bébés
intérieurs
pas réconciliés
venez
on va bien se marrer
et de ma tristesse
je choisis la joie
bébé contre moi
quand elle ne rampe pas
on me dit
"elle est tout le temps calme comme ça?"
euh... ben oui!
je me demande pourquoi.
Ah oui, c'est vrai
les gens n'ont pas l'habitude
de voir un bébé porté-nénété-dorloté en paix
mille excuses!!! hihi
je disais donc
Aufhebung
car
au-delà de ma colère
vive
pendant des années
(j'étais très ronchon, enfant, à la maison
et souriante à l'extérieur)
de ma tristesse
(que j'aimerais faire des câlins
avec ma maman)
hop
je saute
je me dis
que lorsque je câline
ma petite, mes petits
c'est à eux que je le fais
c'est une chose
outre cela
je fais un choix
je me visualise
bébé
dans mes bras
ou dans d'autres bras
pour tenter de comprendre
et
pour me faire des câlins
pour me faire du bien
à moi, dans le présent
je soigne mon bébé intérieur
encore un peu sauvage
paumé
pas tout à fait apprivoisé
mon bébé intérieur
craint le silence
les yeux qui ne parlent pas
les phrases arrêtées en plein vol
et qui ne se terminent pas
je vais l'emmener
- consciemment-
dans notre lit, ce soir
et
autant de soirs qu'il le voudra
car
mon bébé intérieur
a encore peur dans le noir
il aimerait être touché
doucement
être contenu
bercé
aimé pour ce qu'il est
ceci étant et
sans vouloir confondre mon histoire
et celle de mes petits
je m'en vais câliner
mon bébé intérieur
avec mon gai troupeau
de grimpeurs-téteurs
et le visualiser
- oui -
grandi
paisible
aimé pour ce qu'il est
ne perdant plus son énergie
à ronchonner
mais
cueillant le jour
vraiment
n'errant plus dans
le no man's land
qui mêle confusément
passé et futur
et ne touche pas au présent
je visualise ce bébé-moi
vivant
grandi
au présent
respirant
et j'emporte
en mon coeur
les petits bébés
intérieurs
des personnes
qui m'ont fait naître
personnes
peu câlinées
aimées conditionnellement
chantagement
envoyées à la cave
à coups de pied
nourries toutes les X heures
et abandonnées seules
dans un lit qui ne berce pas
pauvres petits bébés
intérieurs
pas réconciliés
venez
on va bien se marrer
Saturday, July 22, 2006
oui, pourquoi, au fait?
"pourquoi la volonté?"
parle de naissance
mais si je le lis
en revoyant
mon enfant qui lit
il s'agit d'un mouvement
apparenté
présence
juste ce qu'il faut
sans intervention
inutile
savoir
s'en tenir
savoir aimer
sans casser l'autre
avec ce qu'on
projette
sur ce qu'il est
sur ce qu'il fait
assumer
sa propre vie
laisser l'autre
trouver son mouvement
à lui
paradoxe du contact
étroit
garant d'une
si grande liberté
paradoxe
de la connaissance
intime
du lien
qui permet
de partir
venir
partir
venir
respiration de vie
parle de naissance
mais si je le lis
en revoyant
mon enfant qui lit
il s'agit d'un mouvement
apparenté
présence
juste ce qu'il faut
sans intervention
inutile
savoir
s'en tenir
savoir aimer
sans casser l'autre
avec ce qu'on
projette
sur ce qu'il est
sur ce qu'il fait
assumer
sa propre vie
laisser l'autre
trouver son mouvement
à lui
paradoxe du contact
étroit
garant d'une
si grande liberté
paradoxe
de la connaissance
intime
du lien
qui permet
de partir
venir
partir
venir
respiration de vie
plus
BRU
c'est
BRICE DE NICE
m'explique Link
3 ans (bientôt 4)
il fait le lien
et là
surprise
ce n'est pas un logo
célèbre
qu'il a reconnu
avec un jaune ou un rouge pétants
non
juste des majuscules
bigrement
observateur
ce link
------------
échange avec un baladin
de six ans
"tu veux qu'on lise un livre ensemble?"
je le retrouve souvent seul
concentré
devant une BD
montrant
un petit indien
ou un petit suisse à la fière mèche blonde
ou devant un magazine
"non"
me répond-il
"je préfère lire dans ma tête".
c'est
BRICE DE NICE
m'explique Link
3 ans (bientôt 4)
il fait le lien
et là
surprise
ce n'est pas un logo
célèbre
qu'il a reconnu
avec un jaune ou un rouge pétants
non
juste des majuscules
bigrement
observateur
ce link
------------
échange avec un baladin
de six ans
"tu veux qu'on lise un livre ensemble?"
je le retrouve souvent seul
concentré
devant une BD
montrant
un petit indien
ou un petit suisse à la fière mèche blonde
ou devant un magazine
"non"
me répond-il
"je préfère lire dans ma tête".
offert
cette semaine
à ma grande fille
un "journal de classe"
(appellation belge,
pour un cahier
plus ou moins équivalent
à "cahier de texte"
en France)
structuré comme un agenda
une page par jour
couverture
cartonnée
papier recyclé
avec un arbre vert
dessiné
sur la couverture
un journal
appelé à être
bien vivant
un "journal de classe"
pour ne pas aller en classe
et ne pas y noter de devoirs
mais
y prendre
des notes
sur le parcours
effectué
au fil des jours
de cette
année
d'instruction
en famille
qui démarre
à ma grande fille
un "journal de classe"
(appellation belge,
pour un cahier
plus ou moins équivalent
à "cahier de texte"
en France)
structuré comme un agenda
une page par jour
couverture
cartonnée
papier recyclé
avec un arbre vert
dessiné
sur la couverture
un journal
appelé à être
bien vivant
un "journal de classe"
pour ne pas aller en classe
et ne pas y noter de devoirs
mais
y prendre
des notes
sur le parcours
effectué
au fil des jours
de cette
année
d'instruction
en famille
qui démarre
Wednesday, July 19, 2006
pourquoi la volonté?
trouvons-nous
l'ame soeur
lorsque nous la cherchons?
Parvenons-nous
à allaiter
lorsque nous le voulons?
Désir ou volonté?
Ingrid Bayot nous explique
que vouloir allaiter n'est pas toujours une aide
pour y parvenir.
Ou que cette volonté n'est certainement pas
un moyen suffisant pour y parvenir.
http://www.co-naitre.net/lire01.htm
Notre bébé vient-il
le plus facilement
lorsque nous le poussons?
http://www.projetdenaissance.com/categorie-634002.html
Pouvons-nous
un jour
laisser les choses
se faire
lorsque le fruit
est mûr
le laisser venir
sans toujours mettre de mots
sur le moment présent?
Pouvons-nous réapprendre
à soutenir autrui
sans forcément parler
sans vraiment regarder
en écoutant respirer
en faisant semblant
de dormir
là
dans un coin
apaiser en étant apaisé(e)
adopter un regard
une posture
qui parle de confiance
lorsque tout va bien
afficher la confiance
sur chaque centimètre carré
de notre visage
et de nos non-mots?
laisser vivre
le corps
qui se sépare
d'un autre
plus petit
rangés
les félicitations
les encouragements
les regards tendus
soufflez
soufflez
un petit vent
doux et frais
apprenons la présence
la vraie
l'ame soeur
lorsque nous la cherchons?
Parvenons-nous
à allaiter
lorsque nous le voulons?
Désir ou volonté?
Ingrid Bayot nous explique
que vouloir allaiter n'est pas toujours une aide
pour y parvenir.
Ou que cette volonté n'est certainement pas
un moyen suffisant pour y parvenir.
http://www.co-naitre.net/lire01.htm
Notre bébé vient-il
le plus facilement
lorsque nous le poussons?
http://www.projetdenaissance.com/categorie-634002.html
Pouvons-nous
un jour
laisser les choses
se faire
lorsque le fruit
est mûr
le laisser venir
sans toujours mettre de mots
sur le moment présent?
Pouvons-nous réapprendre
à soutenir autrui
sans forcément parler
sans vraiment regarder
en écoutant respirer
en faisant semblant
de dormir
là
dans un coin
apaiser en étant apaisé(e)
adopter un regard
une posture
qui parle de confiance
lorsque tout va bien
afficher la confiance
sur chaque centimètre carré
de notre visage
et de nos non-mots?
laisser vivre
le corps
qui se sépare
d'un autre
plus petit
rangés
les félicitations
les encouragements
les regards tendus
soufflez
soufflez
un petit vent
doux et frais
apprenons la présence
la vraie
Monday, July 17, 2006
Wednesday, July 12, 2006
la photo ne s'affiche pas
c'est une photo
montrant une posture
ouverte
bras tendus vers le ciel
ouverts
une photo colorée
avec un bébé
(ben tiens!)
je vous la montrerai
une autre fois
une photo
qui se voulait utile
une photo
illustrant le futur mode d'emploi
d'un porte-bébé
une photo
de porte-bébé chinois brodé traditionnel
prise dans la campagne
pour des parents porteurs
des villes
en porte-bébés pas brodés
une photo prise
un beau jour
de détente
avec les enfants
une journée
de respiration
une journée
d'inspiration
comme il en existe
parfois
quand tout vous semble
clair
bien plus clair
léger
bien plus léger
qu'avant
quand vous avez tourné
des pages
que vous avez passé
de lourds chapitres
et que vous arrivez
aux passages
subtils d'un roman
là où
l'auteur
file ses métaphores
en douceur
et vous rappelle
par quelques allusions
par quels chapitres
il vous a fait passer
par quelles humeurs
quelles images
par quels mots
il vous a fait saliver
il vous a donné l'envie
d'entrer
dans une histoire
alors
vous êtes entré
un pied
puis l'autre
vous avez oublié de
poser des petits cailloux
derrière vous
et vous ne pouvez plus
faire demi-tour
ce n'est pas la peine
d'essayer
de bébé en bébé
de porte-bébé
en porte-bébé
de rencontre
en rencontre
j'ai découvert
tellement de choses
qu'il me serait impossible
de revenir en arrière
comment ai-je pu être
autre?
je me le demande
l'Auteur
- merci, l'auteur! -
m'emmène
plus loin qu'ici
je le sens bien
où tu m'emmènes?
je ne sais pas
l'Auteur
déjà
a d'autres idées
sages ou folles
- c'est pareil -
dans son sac
je le sens
filons
alors
filons
la métaphore
allons où les bébés
m'emportent
il paraît que les bébés
vous prolongent la vie
le quotidien à leurs côtés
nous entraîne
et nous garde vivants
ce soir
j'aime
la danse
des enfants
qui roulent sur le sol
inventent des histoires
et viennent m'embrasser
- ooops! la joue droite mouillée -
que l'être humain est beau
quand il n'est pas en peur
que l'être humain est beau
quand il habite sa chair
et qu'il la laisse danser
peu importe sa forme
son trait
ce qui m'importe
c'est sa chaleur
tout au fond
tout au coeur
lorsque je la perçois
je réponds et je vis
montrant une posture
ouverte
bras tendus vers le ciel
ouverts
une photo colorée
avec un bébé
(ben tiens!)
je vous la montrerai
une autre fois
une photo
qui se voulait utile
une photo
illustrant le futur mode d'emploi
d'un porte-bébé
une photo
de porte-bébé chinois brodé traditionnel
prise dans la campagne
pour des parents porteurs
des villes
en porte-bébés pas brodés
une photo prise
un beau jour
de détente
avec les enfants
une journée
de respiration
une journée
d'inspiration
comme il en existe
parfois
quand tout vous semble
clair
bien plus clair
léger
bien plus léger
qu'avant
quand vous avez tourné
des pages
que vous avez passé
de lourds chapitres
et que vous arrivez
aux passages
subtils d'un roman
là où
l'auteur
file ses métaphores
en douceur
et vous rappelle
par quelques allusions
par quels chapitres
il vous a fait passer
par quelles humeurs
quelles images
par quels mots
il vous a fait saliver
il vous a donné l'envie
d'entrer
dans une histoire
alors
vous êtes entré
un pied
puis l'autre
vous avez oublié de
poser des petits cailloux
derrière vous
et vous ne pouvez plus
faire demi-tour
ce n'est pas la peine
d'essayer
de bébé en bébé
de porte-bébé
en porte-bébé
de rencontre
en rencontre
j'ai découvert
tellement de choses
qu'il me serait impossible
de revenir en arrière
comment ai-je pu être
autre?
je me le demande
l'Auteur
- merci, l'auteur! -
m'emmène
plus loin qu'ici
je le sens bien
où tu m'emmènes?
je ne sais pas
l'Auteur
déjà
a d'autres idées
sages ou folles
- c'est pareil -
dans son sac
je le sens
filons
alors
filons
la métaphore
allons où les bébés
m'emportent
il paraît que les bébés
vous prolongent la vie
le quotidien à leurs côtés
nous entraîne
et nous garde vivants
ce soir
j'aime
la danse
des enfants
qui roulent sur le sol
inventent des histoires
et viennent m'embrasser
- ooops! la joue droite mouillée -
que l'être humain est beau
quand il n'est pas en peur
que l'être humain est beau
quand il habite sa chair
et qu'il la laisse danser
peu importe sa forme
son trait
ce qui m'importe
c'est sa chaleur
tout au fond
tout au coeur
lorsque je la perçois
je réponds et je vis
inspiration
Quelles sont les personnes qui me donnent de l’inspiration ?
Celles qui parlent avec douceur aux petits enfants et aiment les prendre sur leurs genoux.
Qui savent les écouter.
Celles qui sourient, qui rient, qui pleurent.
Qui racontent des histoires.
Les personnes qui ne donnent pas d’importance exagérée aux richesses matérielles et à leur apparence, mais ont su trouver ce qui les rendait belles : quelles couleurs leur vont, sur elles, chez elles.
Les personnes qui encouragent et voient le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et vous encouragent sans pour autant tenter de vous conditionner à atteindre un but fixé par elles.
Les personnes qui font clairement la différence entre leur vie et la vôtre et ne se projettent pas dans ce qu’elles perçoivent de votre quotidien.
Les personnes qui me surprennent parce qu’elles sont ouvertes aux gens et ne cessent pas d’apprendre et d’essayer de comprendre.
Les personnes libres qui ne cherchent pas à faire du chantage psychologique avec autrui.
(Elles savent bien que cela est totalement inefficace).
Les personnes qui touchent mes enfants sans les caresser comme des petits chiens.
Les personnes qui acceptent que chacun ait un ressenti personnel, une route personnelle.
Les personnes dont on a nié le ressenti, qui ont lutté pour se reconnecter à leur ressenti propre et pour trouver leur chemin et qui ne tentent pas d’imposer leur chemin à autrui en niant le ressenti d’autrui à leur tour.
Les personnes vivantes
les personnes qui bougent
m'inspirent
les personnes qui savent être claires et non-violentes
franches et rondes
tranchantes et rafraîchissantes
accueillantes
aimantes
m'inspirent
et me donnent confiance
Celles qui parlent avec douceur aux petits enfants et aiment les prendre sur leurs genoux.
Qui savent les écouter.
Celles qui sourient, qui rient, qui pleurent.
Qui racontent des histoires.
Les personnes qui ne donnent pas d’importance exagérée aux richesses matérielles et à leur apparence, mais ont su trouver ce qui les rendait belles : quelles couleurs leur vont, sur elles, chez elles.
Les personnes qui encouragent et voient le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et vous encouragent sans pour autant tenter de vous conditionner à atteindre un but fixé par elles.
Les personnes qui font clairement la différence entre leur vie et la vôtre et ne se projettent pas dans ce qu’elles perçoivent de votre quotidien.
Les personnes qui me surprennent parce qu’elles sont ouvertes aux gens et ne cessent pas d’apprendre et d’essayer de comprendre.
Les personnes libres qui ne cherchent pas à faire du chantage psychologique avec autrui.
(Elles savent bien que cela est totalement inefficace).
Les personnes qui touchent mes enfants sans les caresser comme des petits chiens.
Les personnes qui acceptent que chacun ait un ressenti personnel, une route personnelle.
Les personnes dont on a nié le ressenti, qui ont lutté pour se reconnecter à leur ressenti propre et pour trouver leur chemin et qui ne tentent pas d’imposer leur chemin à autrui en niant le ressenti d’autrui à leur tour.
Les personnes vivantes
les personnes qui bougent
m'inspirent
les personnes qui savent être claires et non-violentes
franches et rondes
tranchantes et rafraîchissantes
accueillantes
aimantes
m'inspirent
et me donnent confiance
Monday, July 10, 2006
mille rires
j'ai dans ma tête
les rires
d'un vieux monsieur
qui n'y voyait plus guère
sur la fin
de sa vie
et qui pourtant chantait
et qui pourtant riait
j'ai dans la tête
le rire cristallin
de ma chère tante
qui un jour
un beau jour?
réussit dans la Meuse
ce qu'elle avait
maintes et maintes fois
de mille et une façons
entrepris
je crois
que là-bas
de l'autre côté du miroir
on doit rire beaucoup
aussi
ou alors: où sont-ils passés?
je crois qu'ici-bas
il est possible de rire d'à peu près tout
surtout face aux problèmes
face aux difficultés
le rire
le rire
bouge
il est mouvement
le rire
est son
il est vivant
j'ai longtemps eu
un rire tonitruant
ça m'est légèrement passé
j'allais voir les copains
jouer leurs spectacles
ça mettait de l'ambiance
ça entraînait les rires
de toute une salle
j'aimais rire très fort
c'était comme une fêlure
c'était terriblement bon
parce que ça faisait mal
peut-être?...
ce besoin de bruit
pour tuer le silence
pour tuer le vide
pour tuer la peur
pour tuer le manque
je crois qu'il y a mille rires
chacun a son histoire
sans doute
chaque rire d'une personne
peut être différent
ce qui me terrifie
c'est quand une personne
ne répond pas
rien de rien
avec son visage
comme si je n'existais pas
là
juste devant elle
j'ai appris
des expressions
plus subtiles maintenant
entre le rien et le plein
l'immobile et le vivant
le muet et le tonitruant
j'ai longtemps reçu
l'immobile et muette
expression
d'un visage
qui attendait que moi
petite
je sois impeccable
impeccable je ne suis pas
pas impeccable je resterai
c'est certain
tout en me battant
jour après jour
contre moi-même
pour être un tant soit peu
impeccable et normale
danc ce monde qui vous jauge
à votre degré de normalité
apparente
c'est pas grave
du moment que c'est dans l'image
j'ai souvenir d'une maman gaie
qui riait beaucoup
avec ses copines
ah! que j'aimais son rire!
que j'aimais son visage en mouvement
rayonnant!
je ne vois plus ce visage
il n'est plus gai pour moi
mais pour d'autres, oui
aujourd'hui je suis triste
car je le rends triste ce visage
je gaffe sans cesse
je ne suis pas impeccable
je ne suis pas muette
je ne suis pas silencieuse
immobile
t'inquiète
je suis trop compliquée en tant que fille
qui a fait profession de s'occuper de maternité
qui prend un tel plaisir à faire et à élever des bébés
bébés dont je ne me sens nullement esclave
bébés qui me font découvrir tant de facettes de la vie
non
une maman n'est pas nécessairement une esclave
et
un enfant peut garder
pendant des années
un élan spontané vers sa maman
même si les rencontres font mal
si mal
c'est beau
ou c'est triste
tout ce temps de gâchis
quelquefois
entre rêves déplacés
l'impossible adéquation entre les rêves de l'un à l'autre
et ce que chacun devient
l'impossible adéquation entre ce que je découvre
le bonheur de voir jouer un enfant
mon insouciance s'il ne veut pas terminer son assiette
mon désir de le respecter dans les choses qu'il ressent
ma terreur de petite fille
quand tu répètes
que la vie ça fait mal
que c'est moche
et qu'on doit s'y habituer
résidus de manqués
assez
de ces activités
auxquelles je ne comprends rien
parce que tu les prenais totalement en charge
à la maison
ces activités
qu'on ne m'a jamais fait partager
aimer
je ne sais pas cultiver un potager
si jarrose une plante
je la noie
ou je la brûle - c'est selon -
j'ai de beaux diplômes
mais je passe pour une handicapée
et personne ne peut comprendre
autour de moi
que j'ai peur de noyer une plante
peur de l'arroser trop fort
il est des handicaps qui ne se voient pas
je ne sais pas tapisser
en peinture, j'en mets trois fois trop
je veux que ça se voie
je n'ai pas la mesure des choses
parfois, je ne sens pas
on y arrivera peut-être
à se rencontrer
qui sait?
à rire encore
ensemble
tu vois
j'ai grand besoin de toi
pas besoin d'être aveugle
amoureux
ou schizo
pour rire tout son saoûl
pas besoin d'attendre
que quelqu'un tire sa révérence
pour oser
se prendre
un furtif instant
dans les bras
il suffit d'être en vie
c'est pas dur
et c'est tout
les rires
d'un vieux monsieur
qui n'y voyait plus guère
sur la fin
de sa vie
et qui pourtant chantait
et qui pourtant riait
j'ai dans la tête
le rire cristallin
de ma chère tante
qui un jour
un beau jour?
réussit dans la Meuse
ce qu'elle avait
maintes et maintes fois
de mille et une façons
entrepris
je crois
que là-bas
de l'autre côté du miroir
on doit rire beaucoup
aussi
ou alors: où sont-ils passés?
je crois qu'ici-bas
il est possible de rire d'à peu près tout
surtout face aux problèmes
face aux difficultés
le rire
le rire
bouge
il est mouvement
le rire
est son
il est vivant
j'ai longtemps eu
un rire tonitruant
ça m'est légèrement passé
j'allais voir les copains
jouer leurs spectacles
ça mettait de l'ambiance
ça entraînait les rires
de toute une salle
j'aimais rire très fort
c'était comme une fêlure
c'était terriblement bon
parce que ça faisait mal
peut-être?...
ce besoin de bruit
pour tuer le silence
pour tuer le vide
pour tuer la peur
pour tuer le manque
je crois qu'il y a mille rires
chacun a son histoire
sans doute
chaque rire d'une personne
peut être différent
ce qui me terrifie
c'est quand une personne
ne répond pas
rien de rien
avec son visage
comme si je n'existais pas
là
juste devant elle
j'ai appris
des expressions
plus subtiles maintenant
entre le rien et le plein
l'immobile et le vivant
le muet et le tonitruant
j'ai longtemps reçu
l'immobile et muette
expression
d'un visage
qui attendait que moi
petite
je sois impeccable
impeccable je ne suis pas
pas impeccable je resterai
c'est certain
tout en me battant
jour après jour
contre moi-même
pour être un tant soit peu
impeccable et normale
danc ce monde qui vous jauge
à votre degré de normalité
apparente
c'est pas grave
du moment que c'est dans l'image
j'ai souvenir d'une maman gaie
qui riait beaucoup
avec ses copines
ah! que j'aimais son rire!
que j'aimais son visage en mouvement
rayonnant!
je ne vois plus ce visage
il n'est plus gai pour moi
mais pour d'autres, oui
aujourd'hui je suis triste
car je le rends triste ce visage
je gaffe sans cesse
je ne suis pas impeccable
je ne suis pas muette
je ne suis pas silencieuse
immobile
t'inquiète
je suis trop compliquée en tant que fille
qui a fait profession de s'occuper de maternité
qui prend un tel plaisir à faire et à élever des bébés
bébés dont je ne me sens nullement esclave
bébés qui me font découvrir tant de facettes de la vie
non
une maman n'est pas nécessairement une esclave
et
un enfant peut garder
pendant des années
un élan spontané vers sa maman
même si les rencontres font mal
si mal
c'est beau
ou c'est triste
tout ce temps de gâchis
quelquefois
entre rêves déplacés
l'impossible adéquation entre les rêves de l'un à l'autre
et ce que chacun devient
l'impossible adéquation entre ce que je découvre
le bonheur de voir jouer un enfant
mon insouciance s'il ne veut pas terminer son assiette
mon désir de le respecter dans les choses qu'il ressent
ma terreur de petite fille
quand tu répètes
que la vie ça fait mal
que c'est moche
et qu'on doit s'y habituer
résidus de manqués
assez
de ces activités
auxquelles je ne comprends rien
parce que tu les prenais totalement en charge
à la maison
ces activités
qu'on ne m'a jamais fait partager
aimer
je ne sais pas cultiver un potager
si jarrose une plante
je la noie
ou je la brûle - c'est selon -
j'ai de beaux diplômes
mais je passe pour une handicapée
et personne ne peut comprendre
autour de moi
que j'ai peur de noyer une plante
peur de l'arroser trop fort
il est des handicaps qui ne se voient pas
je ne sais pas tapisser
en peinture, j'en mets trois fois trop
je veux que ça se voie
je n'ai pas la mesure des choses
parfois, je ne sens pas
on y arrivera peut-être
à se rencontrer
qui sait?
à rire encore
ensemble
tu vois
j'ai grand besoin de toi
pas besoin d'être aveugle
amoureux
ou schizo
pour rire tout son saoûl
pas besoin d'attendre
que quelqu'un tire sa révérence
pour oser
se prendre
un furtif instant
dans les bras
il suffit d'être en vie
c'est pas dur
et c'est tout
merci intervilles, merci fort boyard
grâce à vous
nous voilà
à deux
en amoureux
sur la terrasse
devisant
de ceci
de cela
tandis que
nos rejetons
se délectent
de vos jeux
c'est vrai
j'aimais
jeux sans frontières
lorsque j'étais petite
mais
c'est un peu passé
j'avoue
c'est bruyant
trop bruyant
je laisse cela au passé
et aux enfants
car j'ai
à présent
un compagnon
avec qui échanger
l'été est un moment
particulier de l'année
où nous jouissons
davantage
du temps
disponible
pour discuter
le soir, la nuit
en horaire décalé
intervilles
fort boyard
ou pas
mais
quand c'est ça
c'est radical
on s'échappe
c'est comme ça...
nous voilà
à deux
en amoureux
sur la terrasse
devisant
de ceci
de cela
tandis que
nos rejetons
se délectent
de vos jeux
c'est vrai
j'aimais
jeux sans frontières
lorsque j'étais petite
mais
c'est un peu passé
j'avoue
c'est bruyant
trop bruyant
je laisse cela au passé
et aux enfants
car j'ai
à présent
un compagnon
avec qui échanger
l'été est un moment
particulier de l'année
où nous jouissons
davantage
du temps
disponible
pour discuter
le soir, la nuit
en horaire décalé
intervilles
fort boyard
ou pas
mais
quand c'est ça
c'est radical
on s'échappe
c'est comme ça...
Friday, July 07, 2006
ça en fait 7
un papa
une maman
et
sept enfants
à la maison
depuis sept jours
pour commencer
le septième mois de l'année
(2006)
que de nervosité
que de difficultés
à être au diapason
que de tris
rangements
que de résolutions
que d'envies
d'attentes
que d'espoirs
que de plaisir
à faire ensemble
du vélo
simplement
prendre un verre
en plein air
dans un endroit
éloigné d'une route
c'est possible
parfois
de se sentir admis
quand on a beaucoup d'enfants
sentiment rare et cher
de se sentir
simplement non gênants
en tant que grande famille
sentiment d'être juste
un petit peu différents
parmi d'autres familles
venues avec leurs enfants
de pouvoir être là
à peu de frais
et de prendre du bon temps
------------
je veux juste être là
avec notre mode de vie
imparfait
qui se cherche
doucement
je voudrais que ces enfants
nos enfants
puissent échapper
à des choses éluctables
omniprésentes
dont certaines sont fâcheuses
me voilà donc en quête
d'une alimentation
sans sucre raffiné
le sucre raffiné
faisant divers ravages
dont je voudrais bien
que nos enfants puissent se passer
il y a les dents
c'est une chose
il y a d'autres raisons de santé
d'équilibre d'humeur
de paix
de bien-être
en somme
une maman
et
sept enfants
à la maison
depuis sept jours
pour commencer
le septième mois de l'année
(2006)
que de nervosité
que de difficultés
à être au diapason
que de tris
rangements
que de résolutions
que d'envies
d'attentes
que d'espoirs
que de plaisir
à faire ensemble
du vélo
simplement
prendre un verre
en plein air
dans un endroit
éloigné d'une route
c'est possible
parfois
de se sentir admis
quand on a beaucoup d'enfants
sentiment rare et cher
de se sentir
simplement non gênants
en tant que grande famille
sentiment d'être juste
un petit peu différents
parmi d'autres familles
venues avec leurs enfants
de pouvoir être là
à peu de frais
et de prendre du bon temps
------------
je veux juste être là
avec notre mode de vie
imparfait
qui se cherche
doucement
je voudrais que ces enfants
nos enfants
puissent échapper
à des choses éluctables
omniprésentes
dont certaines sont fâcheuses
me voilà donc en quête
d'une alimentation
sans sucre raffiné
le sucre raffiné
faisant divers ravages
dont je voudrais bien
que nos enfants puissent se passer
il y a les dents
c'est une chose
il y a d'autres raisons de santé
d'équilibre d'humeur
de paix
de bien-être
en somme
Thursday, July 06, 2006
mon bébé porté
toi et moi
dans le même bateau
pour quelques mois
quelques années plutôt
au rythme des saisons
des rencontres
des mots
au rythme des repas
des vaisselles
et autres voyages
en train
à pied
en vélo
mon bébé porté
qui chantes
quand tu poses ta tête
au creux de mon épaule
mon bébé porté
qui découvres
l'exploration
qui reviens vers moi
lorsque tu souhaites
revenir
mon bébé
petite rose
cerise sur mon gâteau
Saturday, July 01, 2006
il me dit bonjour
il se lève
il descend au salon
passe derrière moi
en train de faire un E-mail urgent
passe sa main dans mon dos
et me dit "bonjour maman"
il tète un petit coup
puis
s'en va découper un melon
m'apporte un morceau
un gros
parce que "tu es assez grosse pour manger un gros bout"
et un minuscule pour sa mini soeur
"quand-même en triangle, parce qu'il est petit"
petit déjeuner de vacances
et si ça durait + que 2 mois, tout ça?
il descend au salon
passe derrière moi
en train de faire un E-mail urgent
passe sa main dans mon dos
et me dit "bonjour maman"
il tète un petit coup
puis
s'en va découper un melon
m'apporte un morceau
un gros
parce que "tu es assez grosse pour manger un gros bout"
et un minuscule pour sa mini soeur
"quand-même en triangle, parce qu'il est petit"
petit déjeuner de vacances
et si ça durait + que 2 mois, tout ça?
Friday, June 30, 2006
Une écharpe perdue, une écharpe retrouvée
Je croyais avoir égaré une écharpe
(aurait-elle disparu lors d'un atelier?)
Hé non...
Un petit événement
s'est produit aujourd'hui
Pauline (presque 13 ans) a rangé sa chambre
l'écharpe est réapparue
elle avait emmené sa petite soeur
pour jouer dans sa chambre
confortablement installée dans l'écharpe
et avait complètement oublié
de me la rendre
Sunday, June 25, 2006
errance ou transhumance?
je suis en errance
transhumance
sauterai-je du train en marche?
irai-je brouter ailleurs
l'herbe qui me fait vivre?
irai-je poser ailleurs
pénates, théière, coussins, porte-bébés?
chaque année
a ses mouvances
chaque jour change la vie
certains jours
vous rappellent
ces piqûres
qui furent vives
un joli papillon qui riait
bat de l'aile
et me pique
désolée
je ne suis
pas fan du picotage
alors
je me suis remise
à chauffer de l'eau
de grandes marmites
grand nettoyage d'été
alors
faisons le point
surtout, ne pas oublier
de ne pas cesser de battre des ailes
et surtout
de sourire
surtout quand ça fait mal
trier
trier
les choses
qui me font du bien
ou qui me font mal
papillon
c'est toi-même qui me l'as appris
ne pas oublier
de ne pas désapprendre à pédaler
ah
bouger son popotin
transhumance
sauterai-je du train en marche?
irai-je brouter ailleurs
l'herbe qui me fait vivre?
irai-je poser ailleurs
pénates, théière, coussins, porte-bébés?
chaque année
a ses mouvances
chaque jour change la vie
certains jours
vous rappellent
ces piqûres
qui furent vives
un joli papillon qui riait
bat de l'aile
et me pique
désolée
je ne suis
pas fan du picotage
alors
je me suis remise
à chauffer de l'eau
de grandes marmites
grand nettoyage d'été
alors
faisons le point
surtout, ne pas oublier
de ne pas cesser de battre des ailes
et surtout
de sourire
surtout quand ça fait mal
trier
trier
les choses
qui me font du bien
ou qui me font mal
papillon
c'est toi-même qui me l'as appris
ne pas oublier
de ne pas désapprendre à pédaler
ah
bouger son popotin
Friday, June 23, 2006
impec
hé non
je ne suis pas impec
j'ai des fêlures
et je ne crois pas
à leur maquillage
fêlures
sur la peau
dans le coeur
c'est pareil
mes fêlures
mes parures
pas impec
pas proprettes
je fais le pari
de ne pas chercher de péri
pour les fêlures de ma vie
pas de médocs
et pas d'alcool
juste
la peau
et
les mots
la peau
perméable
à ce que tu dis
les mots
qui reflètent
comment
tu me touches
quelquefois
les larmes
parce que
je ne les retiens pas
parce que
parfois
j'ai mal des mots
de l'absence de mots
de l'absence
de la présence absente
mal des fêlures
qui piquent
sous la larme
qui repasse
juste là où ça ne faisait plus mal
quelques larmes de rappel
impec
pour retrouver ce mal
ces fêlures qui font que je vis
que je cherche
que j'aime qui me fait
réouvrir ces fêlures
en me disant des mots
qui me ahurissent
quand la douleur
sert de relation
quand la fatigue
distend les mots
quand nous ne nous
disons pas l'essentiel
les mots tombent
à côté de la plaque
et ils font mal
je ne suis pas impec
j'ai des fêlures
et je ne crois pas
à leur maquillage
fêlures
sur la peau
dans le coeur
c'est pareil
mes fêlures
mes parures
pas impec
pas proprettes
je fais le pari
de ne pas chercher de péri
pour les fêlures de ma vie
pas de médocs
et pas d'alcool
juste
la peau
et
les mots
la peau
perméable
à ce que tu dis
les mots
qui reflètent
comment
tu me touches
quelquefois
les larmes
parce que
je ne les retiens pas
parce que
parfois
j'ai mal des mots
de l'absence de mots
de l'absence
de la présence absente
mal des fêlures
qui piquent
sous la larme
qui repasse
juste là où ça ne faisait plus mal
quelques larmes de rappel
impec
pour retrouver ce mal
ces fêlures qui font que je vis
que je cherche
que j'aime qui me fait
réouvrir ces fêlures
en me disant des mots
qui me ahurissent
quand la douleur
sert de relation
quand la fatigue
distend les mots
quand nous ne nous
disons pas l'essentiel
les mots tombent
à côté de la plaque
et ils font mal
Tuesday, June 20, 2006
ça te botte
de jouer
simplement
avec une botte
en caoutchouc
de ton grand frère
ça botte ta grande soeur
d'écrire un mail
à sa grand-mère
pour convenir
d'un rendez-vous
et là, elle est attentive
aucune faute de frappe,
d'orthographe
ou d'aucune autre sorte
ne doit rester
elle veut que ça brille
que ce soit net
pour mamy
ça botte ton grand-frère
de faire du pain
de pétrir la pâte
gaiement
sur la table
énergiquement
dans l'air
et de nous l'offrir
lorsqu'il est cuit
que c'est bon
méga-bon
quand c'est pour du vrai
que ton grand frère me dit
"maman, tu es méga-belle"
tandis que j'essaie des pinces colorées
dans mes cheveux mi-longs
poivre et sel
ça ne ressemble à rien
il m'embrasse tendrement
hmmmmmmmmm
méga-bon
le bisou
pas virtuel du tout!
simplement
avec une botte
en caoutchouc
de ton grand frère
ça botte ta grande soeur
d'écrire un mail
à sa grand-mère
pour convenir
d'un rendez-vous
et là, elle est attentive
aucune faute de frappe,
d'orthographe
ou d'aucune autre sorte
ne doit rester
elle veut que ça brille
que ce soit net
pour mamy
ça botte ton grand-frère
de faire du pain
de pétrir la pâte
gaiement
sur la table
énergiquement
dans l'air
et de nous l'offrir
lorsqu'il est cuit
que c'est bon
méga-bon
quand c'est pour du vrai
que ton grand frère me dit
"maman, tu es méga-belle"
tandis que j'essaie des pinces colorées
dans mes cheveux mi-longs
poivre et sel
ça ne ressemble à rien
il m'embrasse tendrement
hmmmmmmmmm
méga-bon
le bisou
pas virtuel du tout!
Monday, June 19, 2006
je prends encore le train
Je dédie ce texte à IvdP,
qui vit loin de toute gare,
et dont la voiture s'est plantée ce jour.
As-tu songé, ma chère,
à faire du vélo
avec un bébé sur le dos
et deux petits dans une charrette attachée derrière?
Les transports en commun
ont un petit quelque chose de chaleureux
que l'on ne trouve nulle part ailleurs...
oui, encore
je prends le train
je reviens
ce soir
mes trois petits sont endormis
dans ce train
qui n'en finit pas
d'être en retard
il pleut
il pleut
il pleut beaucoup ce soir
heureusement, la vue est superbe
une ligne de chemin de fer
qu'il ne faut prendre que lorsqu'on a le temps
comme quand on choisit de faire un tricot avec des torsades
faut aimer
et avoir bien le temps
il parait que le tricot, cela rend authentique
(comprendra qui pourra)
je crois que je m'y remettrai
quand moins de petits
me grimperont dessus
voilà...
j'étais dans ce train
nous allions arriver à destination
mes trois petits dormaient
(et mon aîné avait raté le train
avec lequel il aurait dû me rejoindre)
je n'aurais pas été dans ce pétrin
- c'est clair -
puisqu'il sait porter ses petits frères et soeur
on aurait alors pu se les répartir calmement
sans trop se surcharger
mais là!...
que faire?
je fouille mon sac
rempli de porte-bébés
pour une séance-photo
que nous avons improvisée
aujourd'hui
au soleil
ah!
les porte-bébés brodés du Laos
va pour les porte-bébés brodés
une petite devant
dans un porte-nouveau-né
un grand de trois ans et demi
dans le dos
dans un porte-bébé
tous deux brodés!!!
quel confort
était-ce dû aux broderies?
évidemment que non
mais on peut tout de même
émettre des hypothèses
de temps en temps
la broderie
rémunérée de façon équitable
ce n'est tout de même pas pareil
que de la broderie faite par maman
mais c'est joli quand-même
installation acrobatique
à côté d'adolescents
affalés sur leur banquette
qui ne remarquent pas
que ça me faciliterait la tâche
qu'ils m'aident un tout petit peu
je parviens à installer mes petits
totalement relâchés
puisqu'endormis
vaille que vaille
juste avant de descendre
je demande à une dame de rentrer le bras ballant
de mon grand endormi
dans la poche de son porte-bébé
elle ne saisit pas
c'est clair
et s'apprête à lui rentrer le bras par le côté de la poche et non par au-dessus
- cela ne m'avance guère -
donc, je fais marche arrière
et décline poliment
l'aide que j'ai pourtant sollicitée
leurs deux corps
entre lesquels
je me trouve prise en sandwich
(suis-je la farce ou le dindon?)
s'équilibrent étonnamment bien
pas de tension
je marche d'un pas léger
sur le quai de la gare ultramoderne
que l'on nous construit
suis-je ultramoderne
avec mes grands bébés
si bien équilibrés
sur mon corps en motion
ou suis-je dépassée?
juste ethnique
folle
inconsciente
parce que mes petits n'auront pas soupé
à l'heure où les petits de leur âge soupent
avant d'aller au lit, au bain, au rituel du soir (c'est selon)
avec mon grand bonhomme
qui se réveille doucement
et qui marche à mes côtés
j'avance
c'est beau
une gare
le soir
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