Wednesday, September 27, 2006

à la demande des copines

un questionnaire sur les familles nombreuses


1 - Combien d'enfants ? Fils et filles ?

7

un garçon, une fille, quatre garçons, une fillette

2 - Quelle fourchette d'âges ?

De 1 à 15 ans.

3 - Pourquoi une famille nombreuse ?

Impensable autrement


4 - Quand vous étiez enfant, vous pensiez avoir combien d'enfants ?

Au Lycée, jadorais annoncer que je voulais 10 enfants, juste pour voir la tête des gens. Maintenant, j'hésite parfois à dire le nombre. Je prends le temps. J'annonce ça doucement, histoire de ménager les gens. Et les copines averties observent la réaction sur les visages. hihi

5 - Allez-vous avoir d'autres enfants ?

On les comptera quand je serai morte!!! haha

6 - Avoir une famille nombreuse, est-ce une idée à toi ? à lui ? aux deux ?

Un accord de base sur la nécessité qu'ils soient plus nombreux que nous deux.
Une histoire de famille (en remontant deux générations plus haut).

7 - Quel est le meilleur moment de la journée ? Et le pire ?

Le meilleur ? Quand ils font un truc pour la première fois (et même la septième première fois qu'un bébé marche, ce n'est pas blasant pour un sou!!!) Quand quelqu'un se met à la cuisine pour le plaisir commun (il y a pas mal de possibilités) et réussit sa recette. Le soir quand on lit des Yakari et des Gaston avec les quatre plus jeunes (l'avant dernier se chargeant de faire la culbute sur le reste du troupeau et se faisant prier de vite rejoindre son papa au salon, histoire que la lecture puisse vraiment avoir lieu!) Le soir, dans le noir, quand l'avant-dernier se balance dans le hamac au clair de lune au-dessus de sa soeur et de son frère qui roupillent ferme... Quand je pars avec ma petite sur le dos, en vélo, pour aller au boulot: nous passons depuis peu sur une passerelle complètement entourée d'eau . On s'élance dans la descente et mademoiselle fait l'avion et rigole! Que c'est bon! Ou les balades à vélo de cet été, avec charrettes + porte-bébé + siège à l'arrière du vélo de papa... et le tout en train aussi. Sisi!!!

Le pire ? L'absurdité suprême: écrire un bouquin sur le portage des bébés et n'être disponible pour eux que physiquement pendant des semaines, histoire de le boucler. Trop de travail et manque de disponibilité pour eux. L'angoisse des départs. La fatigue. Les cris, les disputes. Les horaires. Quand quelqu'un se met à la cuisine pour le plaisir commun (il y a pas mal de possibilités) et plante sa recette. Particulièrement moi.

Ingrid, grande multipare et heureuse de l'être

Wednesday, September 20, 2006

she's coming

la fille: Maman, comment on dit "balai"
la mère: Broom

la fille: Ah, ok! Where - is - the - broom?

la mère: I don't know!!!!!


plus tard

la fille: Maman, comment on dit "tu t'es fait avoir?"
la mère: You've been had. Ou You've been trapped (et la mère vérifie).

Ca remue, ces questions... Et la mère se dit que ça va lui rafraîchir son vocabulaire à elle aussi de faire l'anglais pour de vrai à la maison.

Saturday, September 16, 2006

doigts élastiques

pas de concentration

inversions étonnantes
de lettres
lorsque j'écris
sur ce clavier

sensations
particulières
que je n'identifie pas

qu'est-ce qui m'arrive?
haha

je n'ai pas la tête qui tourne
mais si je monte et descends
trop souvent
l'escalier
je crois bien
que cela va m'arriver

besoin de prendre le temps
de faire une chose à la fois
(une seule méga vaisselle
une seule série de machines de linge
une seule série de documents à corriger
et à faire relire
à une ribambelle
de contacts sur le net
une seule volée de tétées
de bisous
et de gaffes d'un gars gonflé
lues en tas sur un grand matelas)

oui
une seule journée à la fois!

PLEEEEEEEEEEEEEEEEEASE!!!

rester dans le doux
lorsque les dialogues se précipitent

remplacer délicatement
les noms d'oiseau
qui fusent
par les prénoms donnés
à mes poussins
lorsqu'ils ont débarqué
avec leurs 4 kilos chacun

demander qu'on baisse le son
avec douceur
pour ne pas devoir le réexpliquer sans cesse

fatigue fatigue fatigue

revoir mes objectifs
la direction du vent
et afûter mes ailes

que c'est bon
les câlins
qui ne vous picorent pas
les joues
mais vous étreignent
tout le corps

miam
mioum

j'en veux encore

Friday, September 15, 2006

waiting for my girl

unschooling girl
+ unschooling mama

attempting to understand
each other

'Do you want a cup of tea?'
heh?

'Do you want a cup of tea?'
Yes it is


'Do you want a cup of tea?'
Do you want to DRINK English with me?

Do you want to have a real talk with me
about here and now
quite simply

that's what it is all about
here and now

that's what matters
that's what makes you and me tomorrow

I like to look at you
I try to listen to you
as you go down into
that special mood
of 'What now?????'
You find yourself surrounded
with so many choices
it's full and empty at the same time
suddenly

Do you want to speak
really speak?

'cause English is a language
I dearly love

like I dearly love you
who came into my life
almost 13 years ago

take your time
take it easy
take a deep breath

come into a slow-motion life
that will not brutalize you

slow down

I just want to say
'Do you want a cup of tea?'

'cause I feel like
having a good hot delicious cup of tea with you

Wednesday, September 13, 2006

révolution

depuis 23 ans
il joue

l'homme
de théâtre
qui vit avec moi

il apparaît dans
Révolution

Si vous voulez voir son dos
ses cheveux
sa main qui parle à l'italienne

sa silhouette
en costume-cravate de loin

voyez par-là...

[http://benzine.skyblog.com/]

Wednesday, September 06, 2006

tricoti tricota

tapoti tapota

autres temps
autres sons de maman

sons rapides
mouvements
souples
qui s'enchaînent

hop ! une torsade
je fais encore trois rangs

et encore quelques lignes
j'ai de l'inspiration ce soir

je suis en forme
pour cliqueter

aiguilles ou clavier
maman fait clic clic clic
le soir, quand vient la nuit

le début du sommeil
clic clic clac

sauf que
des chaussettes en laine
tricotées par maman
ça ne se perd pas dans un crash informatique
ça s'égare
ça se retrouve parfois
tout seul
dans un coin
sous un meuble
oubliée de tous

chaussette
clic clic clac
les aiguilles
le clavier
le poème du soir

mots ou mailles
que c'est chaud tout ça!

Monday, September 04, 2006

moudre soi-même son café

ça dégage des arômes particuliers

faire une vraie purée
écrasée sans électricité
ça vous réchauffe

cuire soi-même son eau
chaque fois que l'on a besoin d'eau chaude

c'est marrant
très, très répétitif
jamais terminé

entre vaisselles
bains
bassines
seaux d'eau

jamais terminé

cette aventure
de quelques mois
prend fin dans quelques jours

et m'aura permis de recueillir les confidences
de plus d'une amie
qui me dit
qu'elle aussi
dernièrement
elle a vécu un temps sans eau chaude
au robinet
simplement

je ne l'ai pas si mal vécu
me laver à l'eau glacée en été
ça a son charme
ça vous fouette et vous met d'aplomb

je me réjouis toutefois
de pouvoir bientôt
prendre quelques bains chauds
au fil des jours d'hiver
avec une huile de bain
qui a ma prédilection

à l'inverse
j'ai vécu
il y a des années
une période avec eau chaude au robinet
mais sans baignoire ni douche
je crois que cela m'a davantage minée

à une époque, j'évaluais
la richesse à
la possibilité
de s'acheter des chaussures
lorsqu'on en a besoin
sans regarder le prix
- je ne m'estimais pas riche -

actuellement
je mets la barre un peu plus haut

je ne pourrais pas vivre
sans les câlins de mes petits
et leurs mots amoureux
leurs analyses sur le monde
leurs désirs de se teindre en bleu
de se laisser pousser les cheveux
et les discussions amusées
avec l'homme
qui me les a faits
(oui, rien qu'un)

le luxe
c'est le temps
la respiration

alors là oui
je me vautre dans le luxe
et la tasse de café avec mon amour
faite sans percolateur
a un goût d'aventure
de vacances
de lenteur

au creux
du quotidien

Wednesday, August 02, 2006

allô?

si vous m'appelez
il se peut que nous soyons interrompus

ou

si vous appelez
sachez que vous interrompez peut-être

un enfant
qui tente de me faire un récit
de m'expliquer qu'il a vu une nouvelle araignée
tisser une toile au plafond - dans la cour - dans l'escalier

qui interrompt qui?
mystère

qui commence le premier?

à quelle heure est-il décent d'appeler quelqu'un?

si ça sonne à minuit,
je sais qui c'est.
je sais pour qui c'est ici.

si ça somme à huit heures du matin
le dimanche
je ais aussi qui c'est.
et je sais pour qui c'est.

les extrêmes sont
dans notre nature
les milieux aussi.


accrochée à mon téléphone
je navigue
entre vous et nous
nous et vous

vous ne dérangez jamais
vous êtes souvent priés
de discuter avec un petit
qui souhaite vous dire bonjour

vous croirez parfois
qu'ils sont tous tout près de moi
en train de crier
alors qu'il n'en est rien du tout

vous croirez parfois que je suis seule
alors qu'ils sont tous autour de moi
ou presque

le téléphone donne une image
bien surprenante de la famille

bien surprenante de la patience
de la famille aussi

le téléphone reflète les personnes
genre de questions posées
ouvertes
fermées
respirantes
hachées

le téléphone me plait lorsqu'il se fait surprise
pas lorsqu'il sonne
tel un métronome
chaque semaine
le même jour
la même heure
pour se dire peu de choses

j'aime le téléphone qui écoute
et surprend
en douceur
respirant

ouvert
doux
patient

qui écoute ce que je lui dis
et ne tourne pas le couteau dans une plaie
si je me retrouve suffisamment
en confiance
pour lui faire des confidences

je prends le téléphone
si je suis confiante

si je vois l'autre bout du fil
ouvert
patient
doux
bienveillant
rigolant

j'ai envie de douceur

se tirer par les cheveux

et sortir des flots
des pleurs

des peurs
et des envies

Monday, July 31, 2006

Aufhebung

fi de ma colère
et de ma tristesse

je choisis la joie
bébé contre moi
quand elle ne rampe pas

on me dit
"elle est tout le temps calme comme ça?"

euh... ben oui!
je me demande pourquoi.

Ah oui, c'est vrai
les gens n'ont pas l'habitude
de voir un bébé porté-nénété-dorloté en paix
mille excuses!!! hihi

je disais donc
Aufhebung

car

au-delà de ma colère
vive
pendant des années
(j'étais très ronchon, enfant, à la maison
et souriante à l'extérieur)
de ma tristesse
(que j'aimerais faire des câlins
avec ma maman)

hop
je saute

je me dis

que lorsque je câline
ma petite, mes petits

c'est à eux que je le fais
c'est une chose

outre cela
je fais un choix
je me visualise
bébé
dans mes bras
ou dans d'autres bras

pour tenter de comprendre
et
pour me faire des câlins
pour me faire du bien
à moi, dans le présent

je soigne mon bébé intérieur
encore un peu sauvage
paumé
pas tout à fait apprivoisé

mon bébé intérieur
craint le silence
les yeux qui ne parlent pas
les phrases arrêtées en plein vol
et qui ne se terminent pas

je vais l'emmener
- consciemment-
dans notre lit, ce soir
et
autant de soirs qu'il le voudra
car
mon bébé intérieur
a encore peur dans le noir

il aimerait être touché
doucement
être contenu
bercé
aimé pour ce qu'il est

ceci étant et
sans vouloir confondre mon histoire
et celle de mes petits

je m'en vais câliner
mon bébé intérieur
avec mon gai troupeau
de grimpeurs-téteurs

et le visualiser
- oui -
grandi
paisible
aimé pour ce qu'il est

ne perdant plus son énergie
à ronchonner

mais

cueillant le jour
vraiment

n'errant plus dans
le no man's land
qui mêle confusément
passé et futur
et ne touche pas au présent

je visualise ce bébé-moi
vivant
grandi
au présent

respirant

et j'emporte
en mon coeur
les petits bébés
intérieurs
des personnes
qui m'ont fait naître

personnes
peu câlinées
aimées conditionnellement
chantagement
envoyées à la cave
à coups de pied
nourries toutes les X heures
et abandonnées seules
dans un lit qui ne berce pas

pauvres petits bébés
intérieurs
pas réconciliés

venez
on va bien se marrer

Saturday, July 22, 2006

oui, pourquoi, au fait?

"pourquoi la volonté?"
parle de naissance

mais si je le lis
en revoyant
mon enfant qui lit

il s'agit d'un mouvement
apparenté

présence
juste ce qu'il faut
sans intervention
inutile

savoir
s'en tenir

savoir aimer
sans casser l'autre
avec ce qu'on
projette
sur ce qu'il est
sur ce qu'il fait

assumer
sa propre vie

laisser l'autre
trouver son mouvement
à lui

paradoxe du contact
étroit
garant d'une
si grande liberté

paradoxe
de la connaissance
intime

du lien
qui permet
de partir
venir
partir
venir
respiration de vie

plus

BRU
c'est
BRICE DE NICE

m'explique Link
3 ans (bientôt 4)

il fait le lien

et là
surprise
ce n'est pas un logo
célèbre
qu'il a reconnu

avec un jaune ou un rouge pétants

non

juste des majuscules

bigrement
observateur
ce link

------------

échange avec un baladin
de six ans

"tu veux qu'on lise un livre ensemble?"
je le retrouve souvent seul
concentré
devant une BD
montrant
un petit indien
ou un petit suisse à la fière mèche blonde
ou devant un magazine

"non"
me répond-il
"je préfère lire dans ma tête".

offert

cette semaine
à ma grande fille

un "journal de classe"
(appellation belge,
pour un cahier
plus ou moins équivalent
à "cahier de texte"
en France)

structuré comme un agenda
une page par jour

couverture
cartonnée
papier recyclé
avec un arbre vert
dessiné
sur la couverture

un journal
appelé à être
bien vivant

un "journal de classe"
pour ne pas aller en classe
et ne pas y noter de devoirs

mais

y prendre
des notes
sur le parcours
effectué
au fil des jours

de cette
année
d'instruction
en famille

qui démarre

Wednesday, July 19, 2006

pourquoi la volonté?

trouvons-nous
l'ame soeur
lorsque nous la cherchons?

Parvenons-nous
à allaiter
lorsque nous le voulons?
Désir ou volonté?
Ingrid Bayot nous explique
que vouloir allaiter n'est pas toujours une aide
pour y parvenir.
Ou que cette volonté n'est certainement pas
un moyen suffisant pour y parvenir.
http://www.co-naitre.net/lire01.htm


Notre bébé vient-il
le plus facilement
lorsque nous le poussons?
http://www.projetdenaissance.com/categorie-634002.html


Pouvons-nous
un jour
laisser les choses
se faire
lorsque le fruit
est mûr
le laisser venir
sans toujours mettre de mots
sur le moment présent?


Pouvons-nous réapprendre
à soutenir autrui
sans forcément parler
sans vraiment regarder
en écoutant respirer
en faisant semblant
de dormir

dans un coin

apaiser en étant apaisé(e)

adopter un regard
une posture
qui parle de confiance
lorsque tout va bien
afficher la confiance
sur chaque centimètre carré
de notre visage
et de nos non-mots?

laisser vivre
le corps
qui se sépare
d'un autre
plus petit

rangés
les félicitations
les encouragements
les regards tendus

soufflez
soufflez
un petit vent
doux et frais

apprenons la présence
la vraie

Monday, July 17, 2006

Flickr

This is a test post from flickr, a fancy photo sharing thing.

Wednesday, July 12, 2006

la photo ne s'affiche pas

c'est une photo

montrant une posture
ouverte

bras tendus vers le ciel
ouverts

une photo colorée
avec un bébé
(ben tiens!)

je vous la montrerai
une autre fois

une photo
qui se voulait utile

une photo
illustrant le futur mode d'emploi
d'un porte-bébé

une photo
de porte-bébé chinois brodé traditionnel
prise dans la campagne

pour des parents porteurs
des villes
en porte-bébés pas brodés

une photo prise
un beau jour
de détente
avec les enfants

une journée
de respiration
une journée
d'inspiration

comme il en existe

parfois

quand tout vous semble
clair

bien plus clair

léger
bien plus léger

qu'avant

quand vous avez tourné
des pages
que vous avez passé
de lourds chapitres

et que vous arrivez
aux passages
subtils d'un roman

là où
l'auteur
file ses métaphores
en douceur


et vous rappelle
par quelques allusions
par quels chapitres
il vous a fait passer

par quelles humeurs
quelles images
par quels mots
il vous a fait saliver

il vous a donné l'envie
d'entrer
dans une histoire

alors
vous êtes entré

un pied
puis l'autre
vous avez oublié de
poser des petits cailloux
derrière vous
et vous ne pouvez plus
faire demi-tour

ce n'est pas la peine
d'essayer

de bébé en bébé
de porte-bébé
en porte-bébé
de rencontre
en rencontre

j'ai découvert
tellement de choses
qu'il me serait impossible
de revenir en arrière

comment ai-je pu être
autre?
je me le demande

l'Auteur
- merci, l'auteur! -
m'emmène
plus loin qu'ici
je le sens bien

où tu m'emmènes?
je ne sais pas
l'Auteur
déjà
a d'autres idées
sages ou folles
- c'est pareil -
dans son sac
je le sens

filons
alors
filons
la métaphore
allons où les bébés
m'emportent

il paraît que les bébés
vous prolongent la vie
le quotidien à leurs côtés
nous entraîne
et nous garde vivants

ce soir
j'aime
la danse
des enfants

qui roulent sur le sol
inventent des histoires
et viennent m'embrasser
- ooops! la joue droite mouillée -

que l'être humain est beau
quand il n'est pas en peur

que l'être humain est beau
quand il habite sa chair
et qu'il la laisse danser

peu importe sa forme
son trait

ce qui m'importe
c'est sa chaleur

tout au fond
tout au coeur

lorsque je la perçois
je réponds et je vis

inspiration

Quelles sont les personnes qui me donnent de l’inspiration ?

Celles qui parlent avec douceur aux petits enfants et aiment les prendre sur leurs genoux.
Qui savent les écouter.
Celles qui sourient, qui rient, qui pleurent.
Qui racontent des histoires.

Les personnes qui ne donnent pas d’importance exagérée aux richesses matérielles et à leur apparence, mais ont su trouver ce qui les rendait belles : quelles couleurs leur vont, sur elles, chez elles.

Les personnes qui encouragent et voient le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et vous encouragent sans pour autant tenter de vous conditionner à atteindre un but fixé par elles.
Les personnes qui font clairement la différence entre leur vie et la vôtre et ne se projettent pas dans ce qu’elles perçoivent de votre quotidien.

Les personnes qui me surprennent parce qu’elles sont ouvertes aux gens et ne cessent pas d’apprendre et d’essayer de comprendre.

Les personnes libres qui ne cherchent pas à faire du chantage psychologique avec autrui.
(Elles savent bien que cela est totalement inefficace).

Les personnes qui touchent mes enfants sans les caresser comme des petits chiens.
Les personnes qui acceptent que chacun ait un ressenti personnel, une route personnelle.
Les personnes dont on a nié le ressenti, qui ont lutté pour se reconnecter à leur ressenti propre et pour trouver leur chemin et qui ne tentent pas d’imposer leur chemin à autrui en niant le ressenti d’autrui à leur tour.

Les personnes vivantes
les personnes qui bougent
m'inspirent

les personnes qui savent être claires et non-violentes
franches et rondes
tranchantes et rafraîchissantes
accueillantes
aimantes

m'inspirent
et me donnent confiance

Monday, July 10, 2006

mille rires

j'ai dans ma tête
les rires
d'un vieux monsieur
qui n'y voyait plus guère
sur la fin
de sa vie
et qui pourtant chantait
et qui pourtant riait

j'ai dans la tête
le rire cristallin
de ma chère tante
qui un jour
un beau jour?
réussit dans la Meuse
ce qu'elle avait
maintes et maintes fois
de mille et une façons
entrepris

je crois
que là-bas
de l'autre côté du miroir
on doit rire beaucoup
aussi

ou alors: où sont-ils passés?

je crois qu'ici-bas
il est possible de rire d'à peu près tout
surtout face aux problèmes
face aux difficultés

le rire
le rire
bouge
il est mouvement
le rire
est son
il est vivant

j'ai longtemps eu
un rire tonitruant
ça m'est légèrement passé

j'allais voir les copains
jouer leurs spectacles
ça mettait de l'ambiance
ça entraînait les rires
de toute une salle

j'aimais rire très fort
c'était comme une fêlure
c'était terriblement bon
parce que ça faisait mal
peut-être?...

ce besoin de bruit
pour tuer le silence
pour tuer le vide
pour tuer la peur
pour tuer le manque

je crois qu'il y a mille rires
chacun a son histoire
sans doute

chaque rire d'une personne
peut être différent

ce qui me terrifie
c'est quand une personne
ne répond pas
rien de rien
avec son visage
comme si je n'existais pas

juste devant elle

j'ai appris
des expressions
plus subtiles maintenant
entre le rien et le plein
l'immobile et le vivant
le muet et le tonitruant

j'ai longtemps reçu
l'immobile et muette
expression
d'un visage
qui attendait que moi
petite
je sois impeccable

impeccable je ne suis pas
pas impeccable je resterai
c'est certain
tout en me battant
jour après jour
contre moi-même
pour être un tant soit peu
impeccable et normale
danc ce monde qui vous jauge
à votre degré de normalité
apparente
c'est pas grave
du moment que c'est dans l'image

j'ai souvenir d'une maman gaie
qui riait beaucoup
avec ses copines
ah! que j'aimais son rire!
que j'aimais son visage en mouvement
rayonnant!
je ne vois plus ce visage
il n'est plus gai pour moi
mais pour d'autres, oui

aujourd'hui je suis triste
car je le rends triste ce visage

je gaffe sans cesse
je ne suis pas impeccable
je ne suis pas muette
je ne suis pas silencieuse
immobile
t'inquiète
je suis trop compliquée en tant que fille
qui a fait profession de s'occuper de maternité
qui prend un tel plaisir à faire et à élever des bébés
bébés dont je ne me sens nullement esclave
bébés qui me font découvrir tant de facettes de la vie

non
une maman n'est pas nécessairement une esclave
et
un enfant peut garder
pendant des années
un élan spontané vers sa maman
même si les rencontres font mal
si mal

c'est beau
ou c'est triste
tout ce temps de gâchis
quelquefois

entre rêves déplacés
l'impossible adéquation entre les rêves de l'un à l'autre
et ce que chacun devient

l'impossible adéquation entre ce que je découvre
le bonheur de voir jouer un enfant
mon insouciance s'il ne veut pas terminer son assiette
mon désir de le respecter dans les choses qu'il ressent

ma terreur de petite fille
quand tu répètes
que la vie ça fait mal
que c'est moche
et qu'on doit s'y habituer

résidus de manqués

assez
de ces activités
auxquelles je ne comprends rien
parce que tu les prenais totalement en charge
à la maison

ces activités
qu'on ne m'a jamais fait partager
aimer

je ne sais pas cultiver un potager
si jarrose une plante
je la noie
ou je la brûle - c'est selon -

j'ai de beaux diplômes
mais je passe pour une handicapée
et personne ne peut comprendre
autour de moi
que j'ai peur de noyer une plante
peur de l'arroser trop fort
il est des handicaps qui ne se voient pas

je ne sais pas tapisser
en peinture, j'en mets trois fois trop
je veux que ça se voie
je n'ai pas la mesure des choses
parfois, je ne sens pas

on y arrivera peut-être
à se rencontrer
qui sait?
à rire encore
ensemble

tu vois
j'ai grand besoin de toi

pas besoin d'être aveugle
amoureux
ou schizo
pour rire tout son saoûl

pas besoin d'attendre
que quelqu'un tire sa révérence
pour oser
se prendre
un furtif instant
dans les bras

il suffit d'être en vie
c'est pas dur
et c'est tout

merci intervilles, merci fort boyard

grâce à vous
nous voilà
à deux
en amoureux
sur la terrasse
devisant
de ceci
de cela

tandis que
nos rejetons
se délectent
de vos jeux

c'est vrai
j'aimais
jeux sans frontières
lorsque j'étais petite

mais
c'est un peu passé
j'avoue
c'est bruyant
trop bruyant

je laisse cela au passé
et aux enfants

car j'ai
à présent
un compagnon
avec qui échanger

l'été est un moment
particulier de l'année
où nous jouissons
davantage
du temps
disponible
pour discuter
le soir, la nuit
en horaire décalé

intervilles
fort boyard
ou pas

mais
quand c'est ça
c'est radical
on s'échappe
c'est comme ça...

Friday, July 07, 2006

ça en fait 7

un papa
une maman
et
sept enfants
à la maison
depuis sept jours

pour commencer
le septième mois de l'année
(2006)

que de nervosité
que de difficultés
à être au diapason

que de tris
rangements
que de résolutions

que d'envies
d'attentes
que d'espoirs

que de plaisir
à faire ensemble
du vélo
simplement

prendre un verre
en plein air
dans un endroit
éloigné d'une route

c'est possible
parfois
de se sentir admis
quand on a beaucoup d'enfants

sentiment rare et cher
de se sentir
simplement non gênants
en tant que grande famille

sentiment d'être juste
un petit peu différents
parmi d'autres familles
venues avec leurs enfants

de pouvoir être là
à peu de frais
et de prendre du bon temps

------------

je veux juste être là
avec notre mode de vie
imparfait
qui se cherche
doucement

je voudrais que ces enfants
nos enfants
puissent échapper
à des choses éluctables
omniprésentes
dont certaines sont fâcheuses

me voilà donc en quête
d'une alimentation
sans sucre raffiné
le sucre raffiné
faisant divers ravages
dont je voudrais bien
que nos enfants puissent se passer

il y a les dents
c'est une chose
il y a d'autres raisons de santé
d'équilibre d'humeur

de paix
de bien-être
en somme