je ne peux plus
écrire
que
quelques mots
à la fois
rien d'autre
ne sort
de moi
que ces
quelques lignettes
petites respirations
à court terme
au son bref
il me manque
comme
une substance
Wednesday, May 26, 2010
Saturday, May 22, 2010
Lorsque
je m'élance
du haut de ma rue
presqu'en pente
ma charrette
derrière mon vélo
pleine de linge
lavé-séché-replié au lavoir
mon bébé sur le dos
ma fillette
perchée
de côté
et un fils faisant
du roller
pour clôturer le convoi
et que le soleil
pointe un tout petit rayon
tout juste devant nous
pile poil au moment
où nous nous engrouffrons
oui
là oui
je me dis
c'est une belle journée...
du haut de ma rue
presqu'en pente
ma charrette
derrière mon vélo
pleine de linge
lavé-séché-replié au lavoir
mon bébé sur le dos
ma fillette
perchée
de côté
et un fils faisant
du roller
pour clôturer le convoi
et que le soleil
pointe un tout petit rayon
tout juste devant nous
pile poil au moment
où nous nous engrouffrons
oui
là oui
je me dis
c'est une belle journée...
Thursday, May 20, 2010
Après
le lave-vaisselle
(c'est la semaine dernière
que ce noble appareil
prit ses quartiers
chez nous)
j'ai eu droit
ce matin
à
(je retiens mon souffle!)
des pneus neufs
aux roues
de la charrette
qui suit partout mon élégant
vélo noir hollandais.
Oui, je retiens
mon souffle
car
cela faisait des mois
que je roulais
au pas
à plat
tirant mes courses
non pas au pas de course
mais au rythme
d'une fillette
de quatre ans
qui aime cueillir
des pissenlits
sur le côté
de la route.
Du coup,
j'ai lâchement
profité
de l'exploit
de mon ami
réparateur
de pneus plats,
pour lui refiler
quelques kilos
de feuilles
pour acrylique,
accompagnées
de litres de la dite acrylique,
qui finiront bientôt
séchés
sur leur trame
(le monde est bien cruel!)
à ramener
dans mon antre.
D'aucuns soignent
leur désespérance
avec du chocolat.
Moi, je roule
comme ça.
Ca efface promptement un orage
débile.
Quelques litres et hoplà...
On ne se souvient plus
de la raison
qui fit
que l'on désespéra.
Demain
on sera bien.
Ou peut-être ce soir, déjà.
Les yeux piquent encore,
mais c'est purement formel.
Simple détail technique.
(c'est la semaine dernière
que ce noble appareil
prit ses quartiers
chez nous)
j'ai eu droit
ce matin
à
(je retiens mon souffle!)
des pneus neufs
aux roues
de la charrette
qui suit partout mon élégant
vélo noir hollandais.
Oui, je retiens
mon souffle
car
cela faisait des mois
que je roulais
au pas
à plat
tirant mes courses
non pas au pas de course
mais au rythme
d'une fillette
de quatre ans
qui aime cueillir
des pissenlits
sur le côté
de la route.
Du coup,
j'ai lâchement
profité
de l'exploit
de mon ami
réparateur
de pneus plats,
pour lui refiler
quelques kilos
de feuilles
pour acrylique,
accompagnées
de litres de la dite acrylique,
qui finiront bientôt
séchés
sur leur trame
(le monde est bien cruel!)
à ramener
dans mon antre.
D'aucuns soignent
leur désespérance
avec du chocolat.
Moi, je roule
comme ça.
Ca efface promptement un orage
débile.
Quelques litres et hoplà...
On ne se souvient plus
de la raison
qui fit
que l'on désespéra.
Demain
on sera bien.
Ou peut-être ce soir, déjà.
Les yeux piquent encore,
mais c'est purement formel.
Simple détail technique.
Tuesday, May 18, 2010
Gritte
n'est pas à moi
mais je me suis retrouvée
dans son musée
ce matin
une bretonne
croisée
sur la Grand Place
m'a demandé son chemin
alors
je l'ai emmenée
j'ai pris un ticket
et...
j'ai dû constater
que Lucie, 19 mois,
apprécie
davantage
que le symbolisme
si je me fie aux "rhoooooooooooo"
multiples et appuyés
qu'elle a prononcés
au cours de la visite
elle a même tapé
dans l'oeil
d'un garde
qui a tenté une approche
rapidement esquivée
jouer à cache cache
parmi des Magritte
je crois qu'elle a aimé
ma fille n'est pas une pomme
ma fille n'est pas une poire
malgré ce que l'on pourrait penser
elle a apprécié
les séries d'oiseaux
plantés dans le sol
et a dit au revoir
à une drôle de dame
qui passait par là
de marbre
sans ses deux bras
mais je me suis retrouvée
dans son musée
ce matin
une bretonne
croisée
sur la Grand Place
m'a demandé son chemin
alors
je l'ai emmenée
j'ai pris un ticket
et...
j'ai dû constater
que Lucie, 19 mois,
apprécie
davantage
que le symbolisme
si je me fie aux "rhoooooooooooo"
multiples et appuyés
qu'elle a prononcés
au cours de la visite
elle a même tapé
dans l'oeil
d'un garde
qui a tenté une approche
rapidement esquivée
jouer à cache cache
parmi des Magritte
je crois qu'elle a aimé
ma fille n'est pas une pomme
ma fille n'est pas une poire
malgré ce que l'on pourrait penser
elle a apprécié
les séries d'oiseaux
plantés dans le sol
et a dit au revoir
à une drôle de dame
qui passait par là
de marbre
sans ses deux bras
Tuesday, May 11, 2010
je perds
mes mots
aujourd'hui
en plein milieu
d'une phrase
je m'absente
reviens
quelques instants d'après
j'ai
des allers simples
pour m'en aller ailleurs
je reviens
je repars
je termine mes phrases
les mots attendent aussi
aujourd'hui
en plein milieu
d'une phrase
je m'absente
reviens
quelques instants d'après
j'ai
des allers simples
pour m'en aller ailleurs
je reviens
je repars
je termine mes phrases
les mots attendent aussi
Thursday, May 06, 2010
dans
le moment
qui s'étire
et
le temps
qui
passe
en moi
il reste
juste
un espace
bruit
silence
trace
de presque
pas
de rien
fait son lit
passe
en moi
et
je vis
qui s'étire
et
le temps
qui
passe
en moi
il reste
juste
un espace
bruit
silence
trace
de presque
pas
de rien
fait son lit
passe
en moi
et
je vis
Sunday, May 02, 2010
aujourd'hui
j'ai testé pour vous
Bruxelles sous la pluie
sous une cape de portage prévue pour
passer SOUS les gouttes
que j'avais laissée ici, quelle aubaine!
+
une expo sur le symbolisme
que Lucie a moyennement appréciée
(moi aussi !
c'est malin de m'allécher avec des livres sur Dante Gabriel Rossetti
à l'entrée
et j'apprends
rentrée à la caverne
qu'il est écrit sur un bout de papier
et nulle part ailleurs
dans les annonces
qu'on se limite
dans cette expo
aux BELGES !!!!!!
les gens qui les ont inspirés
on en parle dans le catalogue
et on peut faire son shopping dessus en prime!
nom de (hum) )
puis
terminé un Jardin
(quel bonheur !)
dans ma caverne bien fraîche
tandis que Lucie dormait
à part ça?
la PAIX
Bruxelles sous la pluie
sous une cape de portage prévue pour
passer SOUS les gouttes
que j'avais laissée ici, quelle aubaine!
+
une expo sur le symbolisme
que Lucie a moyennement appréciée
(moi aussi !
c'est malin de m'allécher avec des livres sur Dante Gabriel Rossetti
à l'entrée
et j'apprends
rentrée à la caverne
qu'il est écrit sur un bout de papier
et nulle part ailleurs
dans les annonces
qu'on se limite
dans cette expo
aux BELGES !!!!!!
les gens qui les ont inspirés
on en parle dans le catalogue
et on peut faire son shopping dessus en prime!
nom de (hum) )
puis
terminé un Jardin
(quel bonheur !)
dans ma caverne bien fraîche
tandis que Lucie dormait
à part ça?
la PAIX
Saturday, May 01, 2010
si ce n'était
la panne d'eau chaude
qui m'oblige
cette semaine
à cuire de l'eau
pour garder à flôt
la vaisselle
de mon troupeau
si ce n'était
l'attente
vive
d'un lave-vaisselle
après des mois
sans machine icelle
si ce n'était
le désordre ambiant
qui a fait dire
cette semaine
à mon fils de dix ans
"maman, tu es heureuse
dans une maison en désordre;
tu serais malheureuse
dans une maison rangée"
si ce n'était
ce chignon
que je réussis enfin
en enroulant mes cheveux
les pinçant de trois fois rien
les lâchant à tout instant
parce qu'ils veulent danser
si ce n'était
ce texte qui semble
bel et bien
bouclé
ficelé
illustré
et
qui va être mprimé
si ce n'était
la semaine ensoleillée
que je viens de vivre
entourée de ce troupeau
qui joue
tandis que je peins
dans mon atelier
si ce n'était
que de vieilles toiles
je recouvre
lorsque toile
vient à manquer
et n'ose compter
les couleurs
qu'il me faudrait remplacer
si ce n'étaient
jours passés
à
par la queue
diable tirer
à faire des courses
avec trois fois rien
un jour
et avec tout
le lendemain
si ce n'étaient
ces pantalons
éffilés
que je réenfile
enfin
après onze ou douze années
et qui
montrent enfin
mes jambes
comme j'aime
les montrer
si ce n'était
ce qui m'habite
me parle
m'écoute
me dit un tas de choses
et me fait faire des pauses
lorsque mes mains
mes pinceaux
s'empressent de massacrer
ce que je peins l'instant d'après
et s'en va sans un mot dire
pour très vite revenir
si ce n'était
ce ne serait
pas moi,
je crois
qui m'oblige
cette semaine
à cuire de l'eau
pour garder à flôt
la vaisselle
de mon troupeau
si ce n'était
l'attente
vive
d'un lave-vaisselle
après des mois
sans machine icelle
si ce n'était
le désordre ambiant
qui a fait dire
cette semaine
à mon fils de dix ans
"maman, tu es heureuse
dans une maison en désordre;
tu serais malheureuse
dans une maison rangée"
si ce n'était
ce chignon
que je réussis enfin
en enroulant mes cheveux
les pinçant de trois fois rien
les lâchant à tout instant
parce qu'ils veulent danser
si ce n'était
ce texte qui semble
bel et bien
bouclé
ficelé
illustré
et
qui va être mprimé
si ce n'était
la semaine ensoleillée
que je viens de vivre
entourée de ce troupeau
qui joue
tandis que je peins
dans mon atelier
si ce n'était
que de vieilles toiles
je recouvre
lorsque toile
vient à manquer
et n'ose compter
les couleurs
qu'il me faudrait remplacer
si ce n'étaient
jours passés
à
par la queue
diable tirer
à faire des courses
avec trois fois rien
un jour
et avec tout
le lendemain
si ce n'étaient
ces pantalons
éffilés
que je réenfile
enfin
après onze ou douze années
et qui
montrent enfin
mes jambes
comme j'aime
les montrer
si ce n'était
ce qui m'habite
me parle
m'écoute
me dit un tas de choses
et me fait faire des pauses
lorsque mes mains
mes pinceaux
s'empressent de massacrer
ce que je peins l'instant d'après
et s'en va sans un mot dire
pour très vite revenir
si ce n'était
ce ne serait
pas moi,
je crois
Sunday, April 25, 2010
écrire
comment on fait pour s'arrêter d'écrire?
j'ai arrêté, un ou deux mois
comme si je suspendais ma respiration
après un grand élan
paf!
la tête dans un mur
je me suis pris
c'est bête!
je me suis arrêtée tout net
j'avais trouvé quelque chose
et ça a disparu
de mes écrans
comme par désenchantement
les fées ont fait défaut
sur ce coup-là!
chapeau!
mais qu'est-ce que j'ai fait?
où avais-je donc la tête?
les doigts?
ah oui, c'est vrai...
pour ne pas arranger les choses
j'ai été sans ordi
ça explique des choses
quoique...
et quoi d'autre?
ah oui
c'est vrai!
je suis tombée
très haut
ou très bas
amoureuse
ça vous coupe le souffle
vous dope l'écriture
comme jamais
vous ratatine un tout petit peu le cerveau
et puis
le cerveau il est là
il a besoin d'écrire
quoi qu'il arrive ou pas
ou jamais
il faut que les doigts vivent
écrivent
écrivent
écrivent
ah! je m'amuse un peu
mes doigts
sur le clavier
c'est déjà ça
je dirais
oui
déjà ça
mon neveu !
j'ai arrêté, un ou deux mois
comme si je suspendais ma respiration
après un grand élan
paf!
la tête dans un mur
je me suis pris
c'est bête!
je me suis arrêtée tout net
j'avais trouvé quelque chose
et ça a disparu
de mes écrans
comme par désenchantement
les fées ont fait défaut
sur ce coup-là!
chapeau!
mais qu'est-ce que j'ai fait?
où avais-je donc la tête?
les doigts?
ah oui, c'est vrai...
pour ne pas arranger les choses
j'ai été sans ordi
ça explique des choses
quoique...
et quoi d'autre?
ah oui
c'est vrai!
je suis tombée
très haut
ou très bas
amoureuse
ça vous coupe le souffle
vous dope l'écriture
comme jamais
vous ratatine un tout petit peu le cerveau
et puis
le cerveau il est là
il a besoin d'écrire
quoi qu'il arrive ou pas
ou jamais
il faut que les doigts vivent
écrivent
écrivent
écrivent
ah! je m'amuse un peu
mes doigts
sur le clavier
c'est déjà ça
je dirais
oui
déjà ça
mon neveu !
pelleter
le chaos
comme si c'était
à la petite cuiller
vider
vider
vider
jusqu'à plus soif
vider
les vestiges du passé
déplacer
entasser
et
faire que rentre l'air
pour vivre dans le présent
reprendre
sa respiration
s'asseoir
face à lui
qui évite le sujet
qui évite
l'école
qui évite
de se positionner
que va-t-il faire?
que fait-il
là
entre deux
parfois il y va
parfois il n'y va pas
est-ce irresponsable
de l'autoriser à souffler?
- je suis irresponsable
totalement, je le sais -
sa difficulté
d'être accepté
tel qu'il est ?
tout petit
avancé
décalé
irrémédiablement décalé
dans des groupes
où l'on classe
où l'on compte
où l'on met
tout en rang
décalé
chez Freinet
je déplace de l'air
cette semaine
allons-y !
pour une joyeuse bande
décalée
qui assume
partiellement
ce qu'elle est
comme si c'était
à la petite cuiller
vider
vider
vider
jusqu'à plus soif
vider
les vestiges du passé
déplacer
entasser
et
faire que rentre l'air
pour vivre dans le présent
reprendre
sa respiration
s'asseoir
face à lui
qui évite le sujet
qui évite
l'école
qui évite
de se positionner
que va-t-il faire?
que fait-il
là
entre deux
parfois il y va
parfois il n'y va pas
est-ce irresponsable
de l'autoriser à souffler?
- je suis irresponsable
totalement, je le sais -
sa difficulté
d'être accepté
tel qu'il est ?
tout petit
avancé
décalé
irrémédiablement décalé
dans des groupes
où l'on classe
où l'on compte
où l'on met
tout en rang
décalé
chez Freinet
je déplace de l'air
cette semaine
allons-y !
pour une joyeuse bande
décalée
qui assume
partiellement
ce qu'elle est
affalée
avec elle
dans une mer de coussins
- elle dort et me retient -
j'entends
en bas
les cris
de ceux qui jouent
aux cartes
ou à tout autre chose
de 4 à 18 ans
ils rient ensemble
et je n'en finis pas
de savourer
la paix
la joie
du moment présent
présent que je reçois
dans une mer de coussins
- elle dort et me retient -
j'entends
en bas
les cris
de ceux qui jouent
aux cartes
ou à tout autre chose
de 4 à 18 ans
ils rient ensemble
et je n'en finis pas
de savourer
la paix
la joie
du moment présent
présent que je reçois
Monday, April 19, 2010
mamma mia
aujourd'hui
j'ai appris
comment
mon grand-papa
avait demandé ma grand-mère
en mariage
il était culotté
maladroit
timide
ou
le tout à la fois...
j'ai noté plein d'histoires
contées
par ma marraine
comme pour inaugurer
ce nouveau portable
acte prémédité
resté bloqué
longtemps
à l'état de projet
qui là se réalise
un tout petit peu
je ne sais trop comment
les choses
se mettent
en place
d'elles-mêmes
et
le clavier chauffe
simplement
ces histoires du passé
peuvent venir à moi
maintenant qu'elles ne me posent
plus aucun problème
je n'ai rien à y trouver
prouver
ou
déterrer
juste le plaisir
des personnes
et
de l'histoire
racontées
j'ai appris
comment
mon grand-papa
avait demandé ma grand-mère
en mariage
il était culotté
maladroit
timide
ou
le tout à la fois...
j'ai noté plein d'histoires
contées
par ma marraine
comme pour inaugurer
ce nouveau portable
acte prémédité
resté bloqué
longtemps
à l'état de projet
qui là se réalise
un tout petit peu
je ne sais trop comment
les choses
se mettent
en place
d'elles-mêmes
et
le clavier chauffe
simplement
ces histoires du passé
peuvent venir à moi
maintenant qu'elles ne me posent
plus aucun problème
je n'ai rien à y trouver
prouver
ou
déterrer
juste le plaisir
des personnes
et
de l'histoire
racontées
Saturday, April 17, 2010
c'est
un peu
la paix
lorsqu'il y a du soleil
lorsque j'ai de quoi
peindre
espace
temps
matériel
lorsque
j'ai eu
des amis
en ligne
mes enfants
souriants
et
ma soif
étonnamment
étanchée
et que
je ne me sens
plus totalement
seule
dans le désert
même si
seule
j'avance
à présent
la paix
lorsqu'il y a du soleil
lorsque j'ai de quoi
peindre
espace
temps
matériel
lorsque
j'ai eu
des amis
en ligne
mes enfants
souriants
et
ma soif
étonnamment
étanchée
et que
je ne me sens
plus totalement
seule
dans le désert
même si
seule
j'avance
à présent
Friday, April 16, 2010
retrouvé
en pagaille
mon mémoire
sur
le Portrait de Dorian Gray
des cassettes audio
pour donner cours d'allemand
d'anglais
des timbres suisses
que je collectionnais
une toile
au couteau
de 1987
que j'aimais
de l'espace
du temps
de la poussière partout
restes d'un incendie
qui faillit
un jour
ravager
le bâtiment
une boussole
chinoise
héritée
de mon grand papa
du Poirier
du courrier
une boîte à musique
des dizaines de vinyles
des romans
jamais lus
que peut-être
je lirai
et
posé
mes pinceaux
et
mes couleurs
primaires
auprès de ce mur blanc
où pendent
accrochées
des peintures
depuis 13 ans
je crois
qu'elles sont sèches
à présent
mon mémoire
sur
le Portrait de Dorian Gray
des cassettes audio
pour donner cours d'allemand
d'anglais
des timbres suisses
que je collectionnais
une toile
au couteau
de 1987
que j'aimais
de l'espace
du temps
de la poussière partout
restes d'un incendie
qui faillit
un jour
ravager
le bâtiment
une boussole
chinoise
héritée
de mon grand papa
du Poirier
du courrier
une boîte à musique
des dizaines de vinyles
des romans
jamais lus
que peut-être
je lirai
et
posé
mes pinceaux
et
mes couleurs
primaires
auprès de ce mur blanc
où pendent
accrochées
des peintures
depuis 13 ans
je crois
qu'elles sont sèches
à présent
Thursday, April 15, 2010
dans
ma petite valise rouge
hier
j'ai ramené
en guise de transhumance
mes acryliques
ou du moins la moitié
pour poser
mes pinceaux
dans mon futur atelier
le remplir
de moi
peu à peu
en commençant par un pan de mur
qu'il reste à dégager
puis un autre
et ainsi de suite
jusqu'à ce que vie s'ensuive
je repartirai
un nouveau petit portable
sous le bras
incessamment sous peu
chaque chose
à sa place
et les vaches
seront bien gardées...
hier
j'ai ramené
en guise de transhumance
mes acryliques
ou du moins la moitié
pour poser
mes pinceaux
dans mon futur atelier
le remplir
de moi
peu à peu
en commençant par un pan de mur
qu'il reste à dégager
puis un autre
et ainsi de suite
jusqu'à ce que vie s'ensuive
je repartirai
un nouveau petit portable
sous le bras
incessamment sous peu
chaque chose
à sa place
et les vaches
seront bien gardées...
Sunday, April 04, 2010
que
Julian Freud me pardonne
je n'ai pas vu son expo
la file était tellement longue
que j'ai choisi
simplement
de marcher
marcher tout droit
ou en tournant
marcher
durant des kilomètres
sans plan
sans intention
sans rien chercher d'autre
que le plaisir
d'avancer
sous le soleil d'avril
qui éclairait les façades
les monuments
mieux que ne l'aurait fait
n'importe quel technicien
de la lumière
j'ai juste voulu avancer
je n'avais même pas
la tête trop pleine
à bien vider
je n'avais rien
d'autre
que cette envie de marcher
marcher très loin
sans rien chercher
ma fille sur la hanche
qui tétait
qui dormait
s'agrippait
se nichait
la tête doucement lovée
au creux de mon bras gauche
mon bébé de côté
j'ai vu
sur mon passage
des panneaux
qui indiquaient
des musées
c'était presque tentant
d'aller voir
si
là-bas
il n'y avait pas de file insurmontable
si j'aurais pu entrer
mais je me suis dit
non
j'ai vu tant de toiles
hier
tant de choses
plein la vue
que là
j'ai besoin d'air
de l'air
rien que de l'air
maintenant
alors
j'ai poursuivi
ma route
j'ai tâtonné
en regardant
un tout petit
plan
du métro
que j'ai
j'ai rectifié la direction
générale
de mes pas
afin d'aboutir
en fin de journée
si possible
du côté de Paris
où j'allais m'endormir
j'ai fait une halte
rue de Rivoli
une terrasse
me tendait les bras
ma fille dormait
Jardin m'attendait
alors
j'ai bu
une dizaine de page
plus un thé
(pas donné, le thé ! autant le savourer !)
puis
suis repartie
encore
encore
encore
parfois
cela montait
parfois
cela descendait
parfois c'était tout plat
une affiche au détour d'un Boulevard
m'a fait penser
à Arno
et aux yeux de sa mère
yeux de sa mère
à lui
à sa voix
à tout ça...
j'ai échoué dans une gare
je n'en pouvais plus
mes pieds
malgré
mes chaussures allemandes
commençaient à crier
à l'aide
alors
j'ai terminé ma course
folle
avec
une bonne dizaine
de stations de métro
ma fille s'est réveillée
nous sommes rentrées
que c'est bon
d'atterrir
quelque part
n'importe où
guidée par je ne sais quoi
qui me fait
avancer
comme cela
que j'aille bien
ou mal
ce besoin de marcher
me mange
ça va
de pire
en pire
et je ne crois pas
que ce soit très grave
juste
un changement
de route
c'est tout
je n'ai pas vu son expo
la file était tellement longue
que j'ai choisi
simplement
de marcher
marcher tout droit
ou en tournant
marcher
durant des kilomètres
sans plan
sans intention
sans rien chercher d'autre
que le plaisir
d'avancer
sous le soleil d'avril
qui éclairait les façades
les monuments
mieux que ne l'aurait fait
n'importe quel technicien
de la lumière
j'ai juste voulu avancer
je n'avais même pas
la tête trop pleine
à bien vider
je n'avais rien
d'autre
que cette envie de marcher
marcher très loin
sans rien chercher
ma fille sur la hanche
qui tétait
qui dormait
s'agrippait
se nichait
la tête doucement lovée
au creux de mon bras gauche
mon bébé de côté
j'ai vu
sur mon passage
des panneaux
qui indiquaient
des musées
c'était presque tentant
d'aller voir
si
là-bas
il n'y avait pas de file insurmontable
si j'aurais pu entrer
mais je me suis dit
non
j'ai vu tant de toiles
hier
tant de choses
plein la vue
que là
j'ai besoin d'air
de l'air
rien que de l'air
maintenant
alors
j'ai poursuivi
ma route
j'ai tâtonné
en regardant
un tout petit
plan
du métro
que j'ai
j'ai rectifié la direction
générale
de mes pas
afin d'aboutir
en fin de journée
si possible
du côté de Paris
où j'allais m'endormir
j'ai fait une halte
rue de Rivoli
une terrasse
me tendait les bras
ma fille dormait
Jardin m'attendait
alors
j'ai bu
une dizaine de page
plus un thé
(pas donné, le thé ! autant le savourer !)
puis
suis repartie
encore
encore
encore
parfois
cela montait
parfois
cela descendait
parfois c'était tout plat
une affiche au détour d'un Boulevard
m'a fait penser
à Arno
et aux yeux de sa mère
yeux de sa mère
à lui
à sa voix
à tout ça...
j'ai échoué dans une gare
je n'en pouvais plus
mes pieds
malgré
mes chaussures allemandes
commençaient à crier
à l'aide
alors
j'ai terminé ma course
folle
avec
une bonne dizaine
de stations de métro
ma fille s'est réveillée
nous sommes rentrées
que c'est bon
d'atterrir
quelque part
n'importe où
guidée par je ne sais quoi
qui me fait
avancer
comme cela
que j'aille bien
ou mal
ce besoin de marcher
me mange
ça va
de pire
en pire
et je ne crois pas
que ce soit très grave
juste
un changement
de route
c'est tout
Friday, April 02, 2010
il
est à un bout de la table
moi à l'autre
chacun un portable devant soi
non, non
nous ne jouons pas
au combat naval
ni ne dînons aux chandelles
nous surfons gaiement
il se fait des tartines
me montre deux tranches de pain
ovales
me demande si ça ne me rappelle rien
euh...
je dis "non"
"les couilles de papa !"
que faire?
...
je pleure de rire !
il y a des jours comme ça
de début de vacances
de sac à dos
qui attend
dans un coin
que je sois prête
à partir
à laisser ceux d'ici
se débrouiller
un petit peu
sans moi
je prends un train rouge aujourd'hui
pas le train aux sièges bleus
qui
d'habitude
m'emmène vers Bruxelles
j'ai bouclé les textes que j'ai pu
j'en achèverai d'autres
après mon retour ici
je ne travaillerai pas
je prends juste un train
aujourd'hui
voilà...
moi à l'autre
chacun un portable devant soi
non, non
nous ne jouons pas
au combat naval
ni ne dînons aux chandelles
nous surfons gaiement
il se fait des tartines
me montre deux tranches de pain
ovales
me demande si ça ne me rappelle rien
euh...
je dis "non"
"les couilles de papa !"
que faire?
...
je pleure de rire !
il y a des jours comme ça
de début de vacances
de sac à dos
qui attend
dans un coin
que je sois prête
à partir
à laisser ceux d'ici
se débrouiller
un petit peu
sans moi
je prends un train rouge aujourd'hui
pas le train aux sièges bleus
qui
d'habitude
m'emmène vers Bruxelles
j'ai bouclé les textes que j'ai pu
j'en achèverai d'autres
après mon retour ici
je ne travaillerai pas
je prends juste un train
aujourd'hui
voilà...
Friday, March 26, 2010
elle
a refait la déco d'un meuble
au feutre rose
ce matin
elle
s'endort doucement au sein
elle
est un peu chaude
elle
est douce
elle
dit plein de petits mots
depuis quelques jours
elle
porte des chaussures
maintenant
elle
a de grands yeux bleus
elle
me tend un sling
quand elle veut que je la porte
elle
a arraché des photos de ses frères
dans un album photo aujourd'hui
(et sa soeur a demandé
pourquoi
une autre qu'elle portait
SON maillot de bain
sur l'une des photos)
elle
recommence
à sa façon
ce qu'ils ont fait
chacun
elle
porte les vêtements
qu'ils ont portés avant son arrivée
elle
aussi
me dira merde un jour
et
me prendra dans ses bras
le lendemain
au feutre rose
ce matin
elle
s'endort doucement au sein
elle
est un peu chaude
elle
est douce
elle
dit plein de petits mots
depuis quelques jours
elle
porte des chaussures
maintenant
elle
a de grands yeux bleus
elle
me tend un sling
quand elle veut que je la porte
elle
a arraché des photos de ses frères
dans un album photo aujourd'hui
(et sa soeur a demandé
pourquoi
une autre qu'elle portait
SON maillot de bain
sur l'une des photos)
elle
recommence
à sa façon
ce qu'ils ont fait
chacun
elle
porte les vêtements
qu'ils ont portés avant son arrivée
elle
aussi
me dira merde un jour
et
me prendra dans ses bras
le lendemain
Tuesday, March 23, 2010
parce que
c'est fini
commence
autre chose
qui n'est pas défini
pas connu
pas vécu avant
l'amitié
avec un ex
une complicité
quelque chose
que je vois
très peu
autour de moi
quelque chose
qui touche
et qui vous laisse
libre
vous
renforce
comme vous
ne l'auriez
jamais
imaginé
commence
autre chose
qui n'est pas défini
pas connu
pas vécu avant
l'amitié
avec un ex
une complicité
quelque chose
que je vois
très peu
autour de moi
quelque chose
qui touche
et qui vous laisse
libre
vous
renforce
comme vous
ne l'auriez
jamais
imaginé
Monday, March 22, 2010
petite
fenêtre
s'ouvre
sur l'écran
que je squatte
je suis
momentanément
sans ordinateur
portable
fixe
sans lit fixe
aussi
sans
grand chose
de fixe
à part
une tribu
d'enfants
en co-gérance
avec un pote
d'anciennes
amies
éparses
rééparpillées
mélangées
égarées
et re-retrouvées
de nouvelles
qui me viennent
et qui
étrangement
s'intéressent
tout autant
aux couleurs
qu'aux bébés
+ des fous
surréalistes
qui m'ont ouvert
leur porte
oui
je dois être geek
mes fils me l'ont dit
oui mais
j'arrive encore
à écrire à la main
et à peindre des deux
la gauche manie
encore le pinceau
il ne faudrait pas croire
que le corps
oublie vite
même quand il est
"forcé" d'oublier
ce qu'il sait
coup de fil
de mon éditeur
ça me fait bizarre
le monde extérieur
existe donc encore
et il semble vouloir
de ces mots que j'écris
dans un cadre précis
(et si je sors du cadre ?)
s'ouvre
sur l'écran
que je squatte
je suis
momentanément
sans ordinateur
portable
fixe
sans lit fixe
aussi
sans
grand chose
de fixe
à part
une tribu
d'enfants
en co-gérance
avec un pote
d'anciennes
amies
éparses
rééparpillées
mélangées
égarées
et re-retrouvées
de nouvelles
qui me viennent
et qui
étrangement
s'intéressent
tout autant
aux couleurs
qu'aux bébés
+ des fous
surréalistes
qui m'ont ouvert
leur porte
oui
je dois être geek
mes fils me l'ont dit
oui mais
j'arrive encore
à écrire à la main
et à peindre des deux
la gauche manie
encore le pinceau
il ne faudrait pas croire
que le corps
oublie vite
même quand il est
"forcé" d'oublier
ce qu'il sait
coup de fil
de mon éditeur
ça me fait bizarre
le monde extérieur
existe donc encore
et il semble vouloir
de ces mots que j'écris
dans un cadre précis
(et si je sors du cadre ?)
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