Tuesday, September 29, 2009

tour

photo Sandrine Fraikin
pour rien?
- pas si sûr !
soit
un tour en ville
en bus
avec mes deux petites
pour aller poster
la déclaration
d'instruction en famille
de trois de leurs grands frères
mais j'avais un mauvais horaire
et la poste
fermait
quand nous sommes arrivées
- il nous reste demain
pour faire le recommandé !
alors
que faire?
sinon prendre un verre
sur la Place du Marché
sous les arbres
et revenir à pied
par un chemin
qui n'est pas
le plus direct
qui soit...
Lucie fait
- au passage -
une tétée
dans un porte-bébé
arrivé cet après-midi
d'Allemagne
et que nous testons
avec, ma foi,
un plaisir non simulé
y a de la joie
à flâner
sans autre but
que de rentrer
chez soi
pour souper
du plaisir
à rire
et négocier
par jeu de rôle
avec une petite fille
qui veut des frites
tout de suite
(et non pas dans deux jours!)
et puis qui boude
(je n'aime pas ça
mais là
je boude
comme elle
on en rit de plus belle)
ce fut
un tour
pour rien du tout
pour une heure de balade
un tour gratuit
qui perdit son objet en route
et en trouva un autre
nous n'avons pas posté
la déclaration
d'instruction en famille
nous avons papoté
de tout
de rien
marché lentement
parlé de la peur
en passant sur un pont
parlé du nom des rues
de la caserne des pompiers
traversé au vert
attendu au rouge
vécu chaque minute
sans autre attente
que celle de la vivre
simplement
ce qui est donné
l'est
sans que ce soit
compté
ou l'objet
d'une attente
de retour
de test
ou je ne sais
quel mode
d'évaluation

through

photo Sandrine Fraikin

the looking glass


toc toc!

(qu'y a-t-il de l'autre côté ?)


de la lumière

(j'espère)

de l'air aussi

(tant qu'à faire)
chaque nuit
et
chaque matin
forment une sorte de naissance
l'on passe de l'obscurité
à la vie
au fil de l'existence

Monday, September 28, 2009

remember, to notice who is by your side, who has helped you the most

photo Sandrine Fraikin
qui m'a aidée
à voler
de mes petites ailes?
à me centrer lorsque j'étais perdue?
peut-être ce grand-père
qui amassait les toiles, gravues, meubles et statues
peut-être cette marraine
qui toujours
sourit à la vie
quoi qu'il arrive
et qui m'a fait penser
très tôt
que c'était bon
peut-être
cette grand-mère
qui parlait avec moi
de tout
elle nous aimait
chacun
même si l'on était bien différents
très différents
j'ai aimé
les genoux de l'une
qui me portaient
les regards aimants
de l'autre
j'ai aimé
jouer avec mon père
petite
après
je n'ai pas bien compris
ou trop bien
aujourd'hui
j'ai aimé
voir
ma mère
ou mon père heureux
avec d'autres que moi
pas forcément à eux deux
j'ai aimé
la présence
fréquente
ou sporadique
aujourd'hui
d'une amie
très chère
lumineuse
légère
malgré
sa vie
j'ai été aidée
par des étoiles filantes
qui ne restent pas
mais repartent
vite fait
après m'avoir aidée
à être moi vraiment
j'ai été et je suis aidée
par un compagnon
devenu ami
je suis aidée
chaque jour
par la présence
les échanges
d'âmes soeurs
qui volent
là ou ici
j'aime la lumière
qui apaise
les blessures vives
et nourrit

goûter

à tout
oui, peut-être...
ou bien non
pas à tout
car il y a trop
et il faudrait aller
très très vite
pour goûter à tout
je préfère
goûter peu
en prenant le temps

Sunday, September 27, 2009

le yoga

d'attention
me rappelle la quête de Dorian Gray (en négatif)
entraperçue au lycée au cours d'anglais
et reprise (quel piège!) lorsque j'ai dû choisir
un sujet de mémoire de licence.
Dorian prononce un voeu tandis qu'on lui fait le portrait.
Il souhaite rester toujours jeune.
Cela se réalise.
Son apparence se fige.
Il goûte à tous les plaisirs des sens
possibles, trahit, traverse la vie des autres
sans que la moindre trace ne marque son visage, son corps.
Rien ne semble l'atteindre.

Je crois
au plaisir
de chaque instant
celui de saisir une forme
dans les choses usuelles
et de les apprécier
abstraitement
de goûter les couleurs
d'un tableau figuratif
comme s'ils s'agissait
d'une oeuvre abstraite
je n'ai pas besoin de connaître l'intention
j'aime voir le geste
regarder passer
les passants
devant une terrasse
et observer
les démarches
les déhanchements
les allures contrastées
étonnantes
les corps
tellement différents
et ressemblants

lorsque je vivais
en région parisienne
une sensation
me manquait cruellement
et même
sur mon vélo
je ne la toruvais pas
il me manquait le vent
le vent dans les cheveux
le vent sur ma peau
j'avais besoin de cette caresse
à défaut de toute autre
et je ne l'avais pas

le livre de Daniel Odier
m'a appris à penser
simplement
que l'air que je respire
désire venir en moi
et que chaque petite chose
est source de plaisir

j'aime cette optique
et
j'aime toujours le vent

une vision immédiate
sans référence
au sens
sans complication

de l'ordre de l'imprégnation...

lorsque j'étais enfant, mon père,
psychologue de son état
(et là, je m'abstiendrai de
plaisanter sur la façon dont
sont chaussés les cordonniers),
me racontait en riant
que certaines personnes
se prenaient pour une éponge

je crois que j'étais vraiment une éponge
devant des séries de Monet
- tas de foins ou cathédrales -
j'ouvrais tout grands mes yeux
et tâchais d'absorber
tout ce que je pouvais
- idem sous un grand mobile de Miro -

il y a des choses que l'on boit des yeux
que l'on mange des oreilles
que l'on entend ou respire avec la peau

il y a des correspondances
des échos
tout simples
qui ne nécessitent
aucune fumette

de ces choses bizarres
qui vous font décoller
et qui ne sont pas loin

comme le feuillage des branches
la forme d'un sanitaire
ou celle d'une fourchette




« notre corps a une capacité illimitée de s'accorder au monde avec une précision, une grâce et une spontanéité extraordinaires si nous cessons de le bloquer par notre pensée qui se réfère toujours au doute, au regard des autres, à la culpabilité, à la peur fondamentale de n'être rien. » (p. 83)


" Cette attention à la vie (...) coïncide totalement avec le flux rapide de l'esprit.
Elle ne nécessite pas de préserver d'importantes plages horaires à la pratique, elle ne nécessite l'adhésion à aucun principe, l'achat d'aucun matériel et on peut la faire n'importe où.
C'est ce que dans le tantrisme cachemirien on appelle les micro-pratiques.
Rien n'est plus efficace, rien n'est plus simple, rien n'est plus profond.
Ce ne sont pas des préliminaires, c'est la pratique intégrale du tantra dans toute sa splendeur.
Il n'est pas de plus haut aboutissement." (p. 97)

" les sens nous communiquent leur moisson continue dans une fraîcheur absolue qui n'est marquée par aucune imprégnation.
Il n'y a plus de dualité, plus de distance entre le monde et le yogin qui s'émerveille alors de tout ce qui affleure dans cette conscience.
C'est cette conscience qui opère chaque fois qu'il y a un instant de présence totale à la réalité d'une sensation, d'une pensée ou d'une émotion.
Le jeu de cette conscience centralisatrice et neutre ne vient rien ajouter à la perception, ne vient pas la comparer à d'autres, ne vient pas nommer, étiqueter ou dévaloriser ou exagérer tout ce qui se présente à nous.
Cette expérience de la sensation nue, sans écho, chacun peut en faire l'expérience en pratiquant quelques semaines le yoga de la présence (...), et toucher ainsi sa réalité." (pp;103-104)

"La détente permet à la conscience immaculée d'émerger, la présence dans l'action permet à cette même conscience de se déployer vers le monde, de le toucher profondément et de le laisser revenir à la source du Coeur où chaque personne retrouve fraîcheur et frémissement." (p.111)

"une sorte de grand nettoyage qui touche au plus profond de notre être". (p. 116)

"tout ce qui lie, fait souffrir, angoisse l'être absent au monde est pour le pratiquant du yogâcâra, du Chan et du tantrisme, le lieu même de sa libération continue." (p. 117)

"Le yoga d'attention à nos perceptions olfactives nous fait pénétrer dans un monde infini. L'attention aux odeurs des choses donne rapidement l'impression de revivre, de retrouver l'usage d'un sens qui a assuré notre survie et qui s'est un peu dénaturé avec le temps. Nous serons surpris par toutes les informations que notre nez nous fournira dès que nous ferons pénétrer la conscience dans cette activité." (p. 121)

Désirs, passions & spiritualité, Daniel Odier, Éditions Pocket, (1999)


* Je me souviens de ma rencontre avec la cannelle. J'étais adolescente, de passage aux Etats-Unis. On m'a fait goûter un plat contenant de la cannelle et j'ai appris le mot "cinnamon", que j'associe, encore, au plaisir que cette épice me donne. Avec l'accent tonique bien placé, ou je commets un crime, comme de bien entendu ! (On est tous chatouilleux quelque part; moi, je suis chatouilleuse de l'accent tonique...)

Friday, September 25, 2009

ouf !



elle revient jeudi

mon aide

bienveillante

tellement

énergique

sympathique

blonde

et

autocritique
qui
laisse
mes canetons
élevés
en liberté
travailler
spontanément
dans son sillage
ils aiment tellement ça
et moi
je suis heureuse
de les voir
suivre
une personne
si forte
et humaine
à la fois

Thursday, September 24, 2009

aller

photo Corinne Alexandre
plus haut
par-dessus
les oublis
et le torticolis
les insomnies
et l'esprit endormi
se hisser
pour le décollage
sage
qui mène
à la maison
des enfants
d'Etterbeek
j'espère
j'espère
que le mobile
multicolore
en papier mâché
pend encore
au plafond
du rez-de-chaussée
il était si beau
à mes yeux
il y a 4 ans
j'ai toujours aimé
les mobiles
Calder
Miro
(mais je n'ai pas la place chez moi !
il y a de l'espace
mais pas à ce point...)
les couleurs
et puis
les formes improbables
qu'on regarde à l'envers
la tête en bas
les yeux en l'air
ce qui change tout
regarder le monde
à l'envers
je ne veux plus
que cela
faire

comme

une envie
d'échanges
que je garde
pour moi
parce que
personne
n'est là
pour échanger
ce soir
mais
un bébé
qui dort
dans mes bras
et un petit garçon
qui attend son massage
je ne voudrais pas échanger cela
mais autre chose
peut-être

dormi

photo Sandrine Fraikin
comme une masse
cet après-midi
(première fois
depuis des mois)
il y a des heures
de sommeil
qui se perdent
parfois
alors
on équilibre
pourtant
dormir le jour
je me l'interdisais
toujours
toujours
je détestais
c'est que ça pompe
d'élever
une petite nana
qui vous veut
presque tout le temps
et qui
ne reste pas
longtemps
en porte-bébé
dans votre dos
heureusement
qu'elle gambade
un peu
à quatre pattes
maintenant
il lui arrive
de m'oublier
parfois pendant
une demie-heure
pour le rangement
c'est pas gagné
mais le renfort
devrait
très bientôt
arriver
le renfort
qui nettoie
gaiement
tout en me parlant
gaiement
de lui
(plutôt d'elle)
de nous
parlant respectueusement
aux enfants
aimant
l'allaitement
et
comprenant
la nonsco
(avec un peu de temps
on comprend)
ce renfort
je l'attends
avec joie
car
il arrive
bientôt !

les amis

présents

et ceux
qui me rapportent
de bons souvenirs de moi

me donnent
de l'énergie

j'espère
leur en donner
un tout petit peu
moi aussi

Wednesday, September 23, 2009

d'où

photo Sandrine Fraikin




vient

la capacité

que nous avons

de sourire?

de rire?

comment

se fait-il

que

tant mon frère

ou ses amis

que mes enfants

aujourd'hui

sont gênés

lorsque je ris

à gorge déployée?

m'enfin?

qu'est-ce qu'ils ont tous?

mon frère ne voulait pas

aller au collège

à pied

en marchant

à côté de moi...

ses amis de lycée

ont été apparemment

profondément marqués

par une séance de cinéma

à laquelle j'étais

ils ne savaient plus

où se mettre

les pauvres

tellement je riais



ça a eu du bon

ce rire

c'était apprécié

lorsque j'étais

dans une troupe de théâtre

et que j'allais voir 20 fois

les copains

jouer le même spectacle

et mettre

le public en train

c'est déjà ça

comme chante Souchon

c'est déjà ça

je ne sais pas

faire

les choses à moitié
(tout ça parce que quelqu'un m'a dit en chat, ce soir,
"on t'avait toi, toujours souriante dans mon souvenir"
Ceux qui se passent de chat sont des fous, moi je vous le dis!)

Tuesday, September 22, 2009

I'm

alive
Ich bin am Leben
je suis vivante
c'est bon

à l'attaque

pour une demi semaine
ici
fait le point
des mails
de l'agenda
des projets
en retard
et de ceux
en avance
et puis
de ceux
qui sont
tout simplement
à l'heure

zyva!

Monday, September 21, 2009

le Thalys

m'épate
avec ses fauteuils
aux nouvelles couleurs

cet après-midi
en entrant dans
le parc Monsouris
un homme m'a saluée
d'un
"peace and love, ma soeur"

ben quoi?

j'étais en jupe et T-shirt oranges
porte-bébé brun
grand sac orange et jaune
je n'avais pas de lunettes rondes
mais
on aurait dit
que c'était tout comme
pour lui...

j'ai souri

dans le métro j'ai admiré une lampe bleue
perdue parmi
des dizaines de lampes oranges
elle est vraiment curieuse
cette station Magenta

je crois que je vais monter
dans ma chambre turquoise
au plafond fushia
que je ne vois pas
dans le noir
(mais je sais qu'il est là)

Sunday, September 20, 2009

en

Normandie
dormi dans un grenier
à colombages
et me suis
réveillée
dans le brouillard
les pommiers
les moutons
les chèvres
les poules
les lapins
plus quelques tartines de confiture
miel abricots épices

trouvé mon chemin
vers une yourte
avec des bébés
qui poussent
dans des écharpes
accompagnés de leurs parents
qui voulaient m'entendre
parler de portage
(on a parlé ensemble)

puis
mangé plein de bonnes choses
que je n'ai pas le droit de manger

répondu à quelques questions
devant une caméra
sur le parentage conscient
comme ils appellent ça
(dommage que les questions
tendaient à définir
un mode de vie
par opposition à un autre
plus courant
alors qu'il n'y a pas
tant de l'un à l'autre
quand on y regarde)

écouté ma copine Catherine
parler du jeu
dans la même yourte

et enfin
(surprise)
reçu des vêtements d'allaitement
à prendre en photo
pour informer des parents

puis
démontage de la yourte

remballage
de la fête
du maternage

(j'aime les démontages
où tout le monde retrousse ses manches
sauf que je n'ai rien retroussé du tout
j'ai juste allaité mon bébé)

étape
près d'un ordinateur
avant d'aller dormir
parce que déjà
hier
ça me faisait bizarre
je ressentais un vide
de ne rien pouvoir
venir écrire ici
alors
voilà
un petit plein
de mots
posés
du bout des doigts

Friday, September 18, 2009

comment

photo Sarah Destrebecq
se décompliquer
l'existence ?
désencombrer
faire la part
des choses
ou
des activités
zigouiller celles
qui prennent
plus de forces
qu'elles
n'en donnent
faire du vide
de l'air
du vent
sentir la joie
qui descend
le long
de mon coeur
à fendre l'âme
une sensation nouvelle
qui peut durer des heures

démarches

ratées


dentiste
nouveau papa
pour la sixième fois
pas là

police
ne voulait pas
entendre
ma déposition
avant
je ne sais pas combien de temps
suis revenue chez moi...

à pattes
car
on m'avait emprunté mon vélo

ai réussi
à prendre
mes billets de train
pour ce week-end
un grand exploit
pour cette journée
en T-shirt
sous le soleil
de septembre

E. a peint
avec ses amies
et leurs parents
cet après-midi

je n'essaie plus
de peindre
dans le bruit

je prends des habitudes
le silence
c'est si bon

pour faire
certaines choses

Thursday, September 17, 2009

il

faisait
très beau
cet après-midi
à Cologne

et j'ai ressenti
un bonheur
intense
pendant des heures
(je ne sais pourquoi)


sans doute pas
en lien avec
le matin
où je me suis
enfermée
dans la halle
des foires
pour essayer
des porte-bébés
et voir
plus de biberons
et de poussettes
et autres gadgets
sur lesquels
je ne ferai pas de
commentaire
superflu
que dans ma vie
entière

peut-être était-ce
la joie
d'échanger
en allemand
en anglais
en américain
un peu en français
(et
quelques mots
en néerlandais -
une langue
que je ne parle
pourtant pas)

pour ensuite
prendre
un train
qui résume
- sans passer par le Midwest, il est vrai -
ma petite vie
(un train
Cologne
Liège
Bruxelles
Paris)

est-ce la traversée par-dessus
le Rhein
à pied
de la halle des foires
à la Cathédrale
avec tous ces petits cadenas
(ainsi que quelques
GROS cadenas de vélos
mis là par des êtres très très très très prudents
j'imagine ! )
attachés au grillage longeant
la promenade sur le pont
cadenas sur lesquels
étaient
inscrits


un prénom + un prénom
une date


(c'était mignon)


il y avait
ces centaines de cadenas
au soleil
doux
d'après-midi d'automne
c'était touchant

étaient-ce les bretzels
grignottés avec Lucie
ou ceux achetés
pour tous les habitants de la maison
(qui les ont d'ailleurs appréciés
à une majorité écrasante
faut-il le préciser?)

est-ce le fait
que je donne
dimanche
une "conférence"
(beurk beurk beurk beurk beurk
parlons d'une discussion)
en rond
dans une yourte
près du Havre?

certains prennent
simplement
un aller-retour
Liège-Maastricht-Liège
( un grand classique ici )

est-ce l'air du temps?
ce plaisir qui grandit
jour après jour
de prendre le temps
pour chaque petite chose
bien plus qu'avant?
(en faisant moins de choses
mais
en les faisant vraiment)

l'espoir fou
qui m'habite
- encore mon optimisme
délirant congénital,
vraisemblablement dû
à un gène récessif
qui a,
semble-t-il,
sauté quelques générations -
(il fallait qu'il me tombe dessus !)
de parvenir
ENFIN
à ranger
le rez-de-chaussée
de cette maison
ré-gu-liè-re-ment ?

le plaisir retrouvé
de la lecture
intense

peut-être tout cela

oui
mais
peut-être pas

Wednesday, September 16, 2009

après tout

je ne vois pas pourquoi

je serais

qui je ne suis pas

je ferais

ce que

je ne sens pas

j'irais

où je ne le sens pas

je vais

où le vent m'emmène

je dis

ce que je sens

juste

à tel

ou tel moment

Sunday, September 13, 2009

bagages

et rangeage
sont les
mamelles
du décollage

un ou deux "L" à décolage ?
avec deux, ça me semble mieux

mais j'hésite tout de même

privilégierai-je la technique
par rapport à l'orthographe?
ou l'orthographe
plutôt que la technique?

cela me fera
une belle jambe
si
j'ai une belle
orthographe
et que je ne décoLLe
pas avec 2 L !!!

"soyez bons
en orthographe
les enfants"
qu'ils disaient

on vous
aimera bien
et on
vous comprendra
(tu parles!)

je vois
bien
où ça
mène

j'ai comme
le sentiment
de m'être
faite avoir
sur ce
sujet

et
tant qu'à
aller
au fond
des choses

je préférerais
m'envoler
avec 2 jambes

mais
ça

c'est
une
autre
paire
de
manches

Saturday, September 12, 2009

ancrer

photo Sandrine Fraikin
mes racines
dans le sol
qui me veut
inspirer
l'air
qui désire
venir en moi
être là
avec qui est là
vraiment
recevoir
ce que le vent
porte
appeler la sérénité

debout

photo Sandrine Fraikin
j'aimerais
me tenir debout
en toutes circonstances
comme ce jour
où mon enfant
est née
coiffée et rose
mon plus gros bébé
passé
le plus facilement
de tous
- ou presque -
j'aimerais
mais
-surprise ! -
revoilà les vertiges
qui m'assaillent
et je peux très peu
de mouvements
et de choses
moi qui
souhaite
tenir
le gouvernail
redessiner
un horizon
ici
il faut attendre
que ces vertiges
s'en aillent

Friday, September 11, 2009

une

photo Sandrine Fraikin
petite fille
a le droit
d'être
une petite fille
elle n'a pas à porter
des regards lourds
qui ne la voient pas
elle a besoin de regards
doux
et d'amour
beaucoup d'amour
si elle ne reçoit pas
cela
de façon inconditionnelle
longtemps
longtemps
peut-être
le cherchera-t-elle
et
si
par le plus grand des hasards
elle croise
furtivement
quelque chose
qui y ressemble
un peu
elle pourra quitter
des vêtements
des rôles
qui ne lui convenaient pas
mais qu'elle assumait
pour donner le change
pour prouver
à d'autres
et
se prouver
à elle-même
qu'elle était digne d'amour
et qu'elle avait de la valeur
Alfie Kohn a raison
de
parler
d'amour inconditionnel
c'est la nourriture dont les enfants
et les petits enfants
qui vivent
tout au fond de nous
ont bien besoin
comme d'air
comme de lumière
un regard qui porte
qui donne de la force
nourriture indispensable
pour pouvoir grandir
et véritablement choisir
de faire
ce que l'on aime
ce qui est véritablement
essentiel
pour nous
ce qui nourrit notre âme
notre coeur
et que nous connaissons
très bien
mais
le pas
est très dur
parfois
à faire
un petit pas
prend parfois
de longues années
ce n'est pas grave
c'est beau
lorsqu'on le fait
c'est un pas qui libère
que d'oser être soi
face au monde

Thursday, September 10, 2009

neuf

photo Sandrine Fraikin






ans de ceci
puis neuf de cela
et...
neuf autres qui commencent (peut-être?)
neuf ans pour ce qui me correspond
(après neuf ans pour ce que l'on attendait de moi
puis neuf passés à bricoler, en douce, des choses qui faisaient mal)


Wednesday, September 09, 2009

redescendre

photo Sandrine Fraikin

dans le présent

absolument

c'est

peut-être

cesser ces activités

qui rétrécissent

depuis un moment

et me bloquent la vue

et faire grandir

celles qui peuvent

s'épanouir

en bonne entente

avec le reste

de mes jours

et mes nuits


décision difficile
que de cesser de transmettre
en live
(à part lors de rencontres
particulières)
pour aller encore plus
vers l'écrit
et ce qui reste
sur du papier
(qui s'envole quand-même
au final
comme les mots
c'est sûr)

"Pourquoi

tu ne fais pas l'école à la maison, toi?"
(entendu la semaine dernière à la maison,
où mes enfants scolarisés sont
cette année
curieusement minoritaires)

"Parce que j'ai une vie, moi! (pause)
Mais je ferai l'école à la maison l'année prochaine"

Le garçon qui répond a 12 ans.
Nathan commence le secondaire de type Freinet.

Me voilà donc at home, en mouvement, avec une fine équipe
armée de cahiers d'exercices,
de pinceaux
maillots de bain
et baskets
pour vivre sa semaine
en liberté (ou presque)

Mes enfants me surprennent

Antoine, 14 ans, recommence sa première secondaire
à la maison
entre batterie et bouquins

Il a usé tant d'énergie à agresser ses professeurs
l'année dernière
à protester contre ce qui lui semblait
insupportablement
injuste
ou
abominablement inintéressant


c'est une grosse surprise pour moi
de le voir transformer
cet échec
de manière si constructive

la décision fut prise
en mon absence
et ça me fait bien rire

Saturday, September 05, 2009

Konrad

photo Sandrine Fraikin
Lorenz
Marc
Pilliot
ont joliment
décrit
ce qu'un regard
peut changer
dans la vie
quel ancrage
il donne
au petit
qui le reçoit
Edith
Thoueille
a parlé
du regard
qu'une mère
aveugle
peut diriger
vers son enfant
pour l'offrir
à celui-ci
le regard
donne
la vie
A lire:
Le regard du naissant, un texte de Marc Pilliot
Sur l'empreinte
Cette chère Edith...

Friday, September 04, 2009

yeux

mouillés
ces jours-ci

pas que
par la pluie

coeur
ému
de se retrouver
soi

étonnamment
entier

longtemps
mal fagoté

en fonction
pour aimer
le vent
et la pluie
marcher
nager
tout, quoi

il manquait
juste
deux ou trois
synapses

on répare parfois
des stations spatiales
en fonction

on opère des bébés
in utero

je suis juste une serial mother
réparée en plein vol
au passage
comme ça

balade

de filles en ville
qui visitent
fontaines
et autres jeux qui permettent de grimper

Ethel voulait une valise Dora, se faire faire des lunettes, acheter des pralines.
Elle voulait acheter un truc dans chaque vitrine!!!
Tout la faisait rêver.
Finalement, elle a eu un livre en anglais avec des cachettes à soulever et qui raconte comment naissent et vivent les grenouilles.
Et une jolie robe d'anniversaire pleine de fleurs et en coton bio. (Merci Sarah!)

Et je suis repartie, une grenouille dans le dos, une jeune fille à la main, rapportant à ma grande fille de quoi travailler son anglais (parce que faire de l'anglais avec son ex-prof d'anglais de mère, ça ne va pas du tout... Les cordonniers ne sont jamais les mieux chaussés...)

Il est tellement plus simple d'aimer ses enfants lorsque l'on s'aime soi.

Thursday, September 03, 2009

I dood it!

retour à la vie mère
cet après-midi
après un tour dans les pinceaux

un saut à la piscine
avec mes quatre petits
c'était bon bon bon!

entre le départ des derniers groupes scolaires
et l'arrivée des mamies
la piscine était vide pour nous
le petit bain était chaud
le bain à bulles encore mieux
cette piscine est l'une des plus agréables
de la région pour les bébés
(et la plupart me semblent
trop froides pour y mettre un doigt de pied de bébé tout court)
deux porte-bébés pour la piscine
un sur chaque hanche
un par fille
petit souper
et puis retour
à la tribu
au grand complet

retour au net
aussi

et j'apprends qu'hier
c'était ma fête
j'ai lu au soleil
une petite fille endormie dans mon dos
j'ai fouillé chez Pêle-Mêle
dans les livres d'enfant
mais
déçue
ces livres racontent presque tous
des histoires d'enfants
qui ont peur la nuit
tout seuls
dans le noir
(j'ai trop bien connu ça)
dorment derrière des barreaux
et doivent arrêter de pleurer
si on leur concède encore un bisou
qui doivent être polis
et bien dormir
pour
demain
aller sagement à l'école
je ne pouvais quand-même pas leur ramener ça
même Actes Sud
derrière son joli format
vous sert ce plat
froid
très froid

faudra-t-il écrire des livres
pour enfants libres
et câlinés à souhaît????????????????????????????????????,

Monday, August 31, 2009

un type

photo Sandrine Fraikin
de porte-bébé
que j'ai longtemps
eu du mal
à aimer
mais voilà...
celui-ci
m'a fait changer d'avis!
Il s'appelle Hug of Joy
Il est fait sur mesure
par... Joy
elle-même
Sa texture est particulière
à base de carcasses de crevettes
si ma mémoire est bonne
souple
mais pas trop
étonnant
l'autre avait raison
souvent femme varie
bien fol est qui s'y fie !

Sunday, August 30, 2009

entendre




photos Sandrine Fraikin

bababa
mamaman
nanana
voire
wawawawawa
sortir de la bouche de ma petite sioux
la voir
et la sentir
s'agripper à moi
cela forme un tout

ça

photo Sandrine Fraikin
y est
elle me lâche
essaie le skate board
fait l'inventaire de ce qui se trouve au ras du sol
elle repart
met les mains dans la gouache de sa soeur
qui a peint une maison orange
elle a fait les courses
sur mon dos
vélo
histoire que les grands et les petits mangent
car aujourd'hui
papa reste chez lui
il tente d'accoucher d'un texte
qui rechigne à sortir
week-end pépère
où l'un décide de faire l'école à la maison
avec son petit frère
et deux grands se crient à la figure leur souffrance d'être frères
je n'ai pas trop aimé me trouver
à m'interposer entre eux
c'est qu'ils sont forts
plus que moi
et quand ils sont énervés...
et voilà que j'aperçois
une rampeuse
qui a enfilé
avec l'aide de son grand frère
le foulard des pionniers
que de chemin parcouru en vitesse
les pionniers sont des scouts âgés de 16 à 18ans
que fera-t-elle l'année prochaine?
chef louvette? comme son frère aîné
histoire de n'animer aucun de ses petits frères...
je la vois bien, Lulu
animer les louvettes...
elle s'en sortirait bien
mais que je n'aime pas ce verbe: "animer"
qu'on emploie si souvent dans ce milieu-là
on n'anime pas les gosses ******
ils sont naturellement animés
sauf quand on les parque trop ici ou là
à force...
ils perdent quelquefois
de leur entrain
où j'en étais déjà? ah oui...
de la vertu apaisante de la peinture
sur mes enfants
et sur leur mère aussi
bon sang
pourquoi ai-je tant attendu
pour nous y mettre, moi?
c'est à n'y rien comprendre!
bon, ok
j'essaie plus
de comprendre
c'est plus simple
mais pas simple
en soi

Saturday, August 29, 2009

une

photo Sandrine Fraikin

balade en roller dans le quartier

avec grand frère Nico

à la tombée de la nuit

et... une tétée au lit

on verra bien si la fièvre revient demain...

et

d'ici là

baîller aux corneilles

c'est bon !

sait-on jamais...

deux-trois idées saugrenues pourraient encore germer dans la tête de maman

deuxième

photo Sandrine Fraikin
jour
sous ma chemise
pour petite fille
qui brûle
le peau à peau
sur le dos
est très agréable
une petite boule
pelotonnée
toute chaude
qui se détend
et dort
cela rassure
un peu
j'ai achevé
une toile hier
comme ça
avant de quitter
ma tannière
tandis qu'elle s'endormait
sur moi
dans le train
elle semblait
aller mieux
de retour ici
la forme
mais le soir
elle repartait
toute chaude
et nous revoilà
ce matin
elle sous ma chemise
avec moi

Friday, August 28, 2009

hyper

photo Sandrine Fraikin

tonique

jolie

ma p'tite bonne femme

mon radada

ma p'tite surprise

pas mini animatrice

ou mini formatrice comme sa soeur

mais plutôt

accompagnatrice

de sa maman en mutation

voyageuse

légère

qui papote dans mon dos

avec les passants

mon petit moteur

sans essence

qui mange debout

dans sa chaise

(quand elle y va)

et s'endort au creux de mon bras


Wednesday, August 26, 2009

qui cherche


photos Sandrine Fraikin

trouve

Tuesday, August 25, 2009

toi

photo Sandrine Fraikin
je t'emmène
dans mes bagages
tu es partout où je vais
en famille
en solitude
en travail
ou
en loisirs
il n'y a pas de différence
ici
ou là
à Liège
ou
à...
il y a toi

Saturday, August 22, 2009

mon petit

photo Sandrine Fraikin

parasite lové

qui s'en va et revient

me regrimpe dessus

et repart à sa guise


contact

photo Sandrine Fraikin
hier
épisode difficile
suis allée chercher une voiture de location
pour le week-end
Lucie a hurlé, seule, à l'arrière de la voiture
pendant 20 bonnes minutes
pendant des heures
après cela
elle n'était plus la même
au lever ce matin aussi
et dire
que je vais lui infliger
de gros trajets aujourd'hui
cela me fend le coeur

c'est pour cela
entre autres raisons
que j'aime
tant voyager
à pied
à vélo
et en
transports en commun
cela ne fait pas hurler mon bébé
et il est serein

Friday, August 21, 2009

à force de radoter...

photo Sandrine Fraikin

on voit sa plante des pieds = bébé est un petit parasite connecté, léger, partenaire actif...

à force de raconter ça en long, en large et en travers depuis 9 ans,

je crains de finir par croire que je n'ai plus de neurones vifs en fonction

qui renouvellent leur répertoire

tant il y a besoin de le répéter

encore

et

encore

mais

je passe à autre chose

bébé sur le dos

sur la hanche

au sein

je peins


Thursday, August 20, 2009

depuis

photo Sandrine Fraikin
qu'elle a cessé de vivre
sous ma chemise
Lucie retrouve
cette niche
lorsqu'elle n'est pas bien
je la glisse
tout contre moi
pour quelques heures
elle retrouve la forme
et puis s'en va

les enfants derrière

photo Sandrine Fraikin
nous voudrions
porter
nos bébés devant
mais
ce ne sont pas
les bébés
qui mènent la danse
ce sont les grands
et les bébés
aiment être passagers
ce cette danse-là
portés devant
ils sont lourds
sur le dos
ils sont bien plus légers
sur la hanche
ils peuvent discuter
tout voir
et s'accrocher
ils n'aiment pas être
traités
en yoyo
posés
repris
posés
repris
ils aiment
être portés
a priori
à peu près tout le temps
posés de temps en temps
quand ils le demandent
ils savent exprimer
leurs besoins
de distance
à tout âge
nous pouvons
exprimer ce besoin
nous aussi
besoin d'air
besoin de lumière
de temps
face à soi

Tuesday, August 18, 2009

la




photo Sandrine
Lucie
est une espèce
friande
de calendula
moi
je suis friande
de cette
Lucie-là



Monday, August 17, 2009

petite

Lucie
telle qu'Ethel
l'identifie
dans notre ménagerie
Schleich

deux grands yeux
qui ne se loupent pas

de

photo Sandrine Fraikin
bouche
à oreille
de soeur
à soeur
de coeur
à coeur

Saturday, August 15, 2009

habiller


8 enfants
qui marient
leur tonton
qu'ils connaissent
un peu
car
il habite loin
plus que quelques jours
pour trouver
pantalons, polos
petites robes
chaussures
le compte
est presque bon
entre ceux qui optent
pour une tenue simple
et ceux qui porteront
une veste de circonstance
quant à moi...
un porte-bébé m'habille
(ou presque)
reste à voir
si j'emporte
mon pique-nique
d'allergique
dans un petit panier...
si j'écris un discours
en deux langues...
(si je suis inspirée)
si je danse (oui, bien sûr!)
si le photographe me dira
comme aux cinquante ans de mariage
de mes grands-parents :
"ne vous inquiétez pas, madame ! je ne vous ai pas prise en photo pendant que vous allaitiez la petite!"
grrrrrrlblblblblblblb%*pfffffffffffffffffffffffffffffgrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!
(mais non, mais non, mais non, ça ne peut arriver qu'une fois, des trucs comme ça)

Friday, August 14, 2009

les livres


se faufilent partout
et je n'ai pas assez de rayonnages
pour tous les ranger
ils sont liés à telle ou telle époque de la vie
celle où on les a trouvés
aimés (ou pas)
lus (ou pas)
et annotés parfois
liés à tel enfant
auquel on les a lus
des dizaines de fois
puis oubliés
puis repris
encore et encore
avec tel autre
j'ai jeté tant de choses
ces dernières semaines
j'ignore à ce jour
si je serai capable
de me séparer de livres
qui comptent pour moi

Thursday, August 13, 2009

et c'est

le retour
au bercail
de la maman
volante

qui a testé
son mini
portable
et ses nouveaux pinceaux
bien loin de ses poussins

a survécu
de trois fois rien
peanut butter
confitures
de figues
et de myrtilles
et
de couscous
végétarien
accompagné
de son copain
un délicieux pain
marocain

a bien respiré
peinturluré (beaucoup beaucoup beaucoup)
lu (un tout ptit peu, sa copine Catherine Dumonteil-Krémer, pour ne pas la citer)
et écrit quelques lignes aussi (à la main, au clavier, pour varier...)

peinturluré surtout
mais
calmement
étonnamment

du jamais vu

(et donc, pas de photo ce soir ! gnark gnark)

Monday, August 10, 2009

Nic

photo Pierre Wathelet
a bientôt 7 ans
et
se questionne
nous questionne
il additionne
unités
dizaines
et
centaines
et nous demande de confirmer
à nous
le plaisir
de l'accompagner
dans ses réflexions

Sunday, August 09, 2009

la mystérieuse

photo Sandrine Fraikin
envie de me centrer
qui m'a prise
il y a quelque temps
ne me lâche plus
elle m'allège
et m'envoie
sur la route
ou plutôt
les rails
colorés
qui relient
les parties
de moi-même
en un tout
de plus en plus vivant

Thursday, August 06, 2009

c'était


il y a quatre ans
Ethel ne se décidait pas à naître
à terme
et jouait
comme Nicolas
les prolongations
viendra
viendra pas
viendra
viendra pas
ça a duré un mois
ça dure
un mois
un terme
si l'on compte
de quinze jours
avant "la date"
à quinze jours
après
ils sont trois à m'avoir fait le coup
du mois complet
Ethel c'était mon deuxième enfant dans le cas
les deux autres
c'était en automne
Ethel est venue, elle, en plein été
après
on a encore pris 24h
pour lui trouver
un prénom
juste pour elle !

mémo

besoin urgent
de photos
de balais
brosses
raclettes
balayettes
pelles
torchons
sacs poubelles
de jetage
et de recyclage
+ produits de nettoyage
(écolos)

ou sinon...

je n'ai pas de quoi
raconter
ce qui
se passe
ici

(dans quelques jours
E. aura 4 ans)

lorsque

photo Sandrine Fraikin

Nicolas rentre

et me fait le compte

des glaces mangées

en trois jours

chez sa mamy


j'écris

les mots

les chiffres

on additionne


il se pose des questions

qui vont

au-delà de 12

on retrouve même le taille-crayons...
j'aime cette manière
de conter
ensemble
les journées

Monday, August 03, 2009

je n'ai pas eu le temps

photo Dominique van den Peereboom (je suppose)

de me changer
du tout au tout

je ris
m'écoute
agis sur moi
sur ma vie


depuis,

je sens
une sérénité
une force

qui dérange

peu m'importe

j'ai débranché
ma raison
omnipotente

et recherche

un vague équilibre

entre raison
et ce que je sens

j'ai, pour m'aider, embauché

de nouveaux pinceaux

bien décidés

à ne rien écouter

que ma main droite

et ma gauche !

Saturday, August 01, 2009

tout

photo Sandrine Fraikin

ira bien
chante William
(Sheller - que j'aime !)
dans un coin de ma tête

tandis que je vide, vide, vide
des boîtes de choses
les jette
les mène au dehors
de ma maison
de ma vie

des choses
déformées
défraîchies
avachies

que cette maison
ressemble enfin
à ce que j'ai
au fond du coeur
à une vision
de ma vie

en couleurs
en lumière

sans mufles

ou
- à la rigueur -

avec des mufles
qui ont de bonnes manières

ou qui sachent
mettre des moufles
de temps en temps

(mon rêve !)


avec des courants d'air


qui bousculent
encore
mes jours
mes nuits
ou
mes après-midis

Friday, July 31, 2009

le tournant

photo Sandrine Fraikin
de l'été
où les retours du camp
donnent lieu
à un week-end
de lessive intensive
avant d'autres départs
vers d'autres moments
et où
je songe
rêveuse
à un temps
sans vacances
sans école
un temps
tout simple

Thursday, July 30, 2009

moteur !




ce soir
j'ai peint
tandis qu'elle me parlait
et que Lucie jouait
tout près de nous


de sa vie
de ma vie
de nos vies imagées
(ou imaginées)


les échanges
avec elle
grimpent
jusqu'au symbolique


soit à une altitude
à laquelle
je me relie à moi-même
je respire
et je crée


c'est déjà pas mal
quand elle roule au café
mais quand elle boit deux bières
ça décolle du tonnerre !


et moi
je ne bois pas
non
pas besoin de ça
je décolle
à toute heure
j'ai un moteur spécial
qui fonctionne sans cela !
je prends le carburant
que l'on me donne à voir
à entendre
à sentir


pour moi
c'est une fête
que de croiser
des êtres
qui me donnent cela






















Wednesday, July 29, 2009

19

photo Sandrine Fraikin
mois
9 1/2 dedans
+
9 1/2 dehors
elle rampe
s'accroche
aux meubles
et accepte
de temps en temps
de dormir
sans être
en contact direct
avec moi